<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863</id><updated>2012-02-15T23:00:38.566-08:00</updated><title type='text'>Un penseur libre de l'islam</title><subtitle type='html'>Ce blog a pour objectif de faire découvrir un libre penseur du monde musulman. Il s'agit de démontrer qu'il existe d'autres voix que les islamistes dans le monde musulman et que l'héritage de Voltaire est peut-être passé de l'autre côté de la méditerranée.
J'ai choisi de me concentrer sur les écrits de Mr Ahmed Halli car il représente à merveille- autant par son sens de l'ironie que son regard acéré sur les travers du monde musulman- la longue lignée des libres penseurs.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>60</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7140884984297368486</id><published>2008-05-13T04:29:00.000-07:00</published><updated>2008-05-13T04:31:55.813-07:00</updated><title type='text'>Dans un pays où il y a Madga Roumi</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ceux qui accusaient le Hezbollah libanais de vouloir constituer un Etat dans l’Etat ont vu leurs prévisions se vérifier. Pour avoir voulu enquêter sur un réseau de télécommunications parallèle mis en place par l’armée chiite de Nasrallah, le gouvernement libanais est confronté à un putsch. Les milices de Nasrallah ont occupé l’aéroport de Beyrouth et les principaux quartiers de la capitale pour montrer leur force.Le temps où les combattants de l’autre milice chiite, Amal, étrillaient le petit rival du Hezbollah est bien fini. Le mouvement Amal, dirigé par le chef du Parlement Nabih Berri, est désormais le petit vassal d’une force armée ouvertement soutenue par l’Iran. Jadis, le Liban était un Etat multiconfessionnel régi par des règles acceptées et respectées par tous. Les voisins arabes s’accommodaient de l’existence d’un Liban pluraliste, démocratique et florissant. Ce qui n’était pas le cas des Etats arabes environnants ni celui d’Israël. Un tel pays arrangeait beaucoup les affaires des dirigeants arabes, même s’il était un mauvais exemple et une tentation pour leurs peuples. C’est au Liban que se réglaient les petits et grands comptes entre frères, que se vidaient leurs querelles intestines. Le Baath irakien étripait son rival syrien et vice-versa mais sans jamais trop de débordements. Puis les grands frères arabes et les petits frères palestiniens ont mis fin à tout ça. Le champ clos des joutes arabes a ouvert ses portes au tout-venant et à tous les périls. La guerre civile, l’intervention puis l’occupation syrienne ont fait le reste : l’Iran a progressivement installé ses pions au Liban et renforcé sa présence. Les accords de Taëf de 1989 sont progressivement vidés de leur contenu et les pays arabes se taisent de peur d’irriter Damas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’Iran, qui fut le principal allié d’Israël dans la région et son pourvoyeur d’armes, ne fait pas dans le sentiment. La destruction d’Israël est un paravent idéal pour ses projets impérialistes et le Hezbollah en est l’instrument idéal. A l’été 2006, le Hezbollah lance quelques pétards sur Israël qui riposte en détruisant la moitié du Liban. Après quelques semaines d’une partie de cache-cache meurtrière pour les non-combattants, le Hezbollah parade dans les rues de Beyrouth. Cette «victoire» à la Pyrrhus de Nasrallah le rend de plus en plus audacieux. Fort de son nouveau baptême du feu qui l’a auréolé du titre de «résistant», le Hezbollah est de plus en plus exigeant. Le mouvement qui a installé le régime des ayatollahs au cœur de Beyrouth accuse le gouvernement légal de collusion avec Israël et avec les Américains. Ce n’est pas par hasard que la presse de Damas a salué hier l’intervention du Hezbollah qui a «rétabli la situation» au Liban. Tout se passe comme si les dirigeants arabes avaient fait le choix de sacrifier le Liban, tel qu’il existe encore, au profit d’une autocratie religieuse exclusivement musulmane. On pourra alors s’y entretuer sans que les gouvernements français ou américains soient tentés de débarquer pour évacuer des chrétiens qui ne seront plus là. En attendant, le Liban vit et je pourrais dire qu’il chante. Vendredi dernier, alors que les combats de rue faisaient rage à Beyrouth, Magda Roumi enregistrait aux studios de la MBC (la chaîne saoudienne). En dépit des conseils de prudence qui leur avaient été prodigués, le producteur et l’animateur de l’émission «Al-Arrab» (Le Parrain) ont tenu leur pari et Magda Roumi a joué le jeu. Le public aussi était là, venu sans doute des zones non touchées par le combat. Selon la correspondante du magazine Elaph qui était présente, il n’y avait pas un seul confrère dans le studio d’enregistrement. L’un d’eux avait même tenté de la dissuader de s’y rendre en raison des combats. Magda Roumi a parlé, bien sûr, de la situation actuelle et des malheurs de son pays, de Beyrouth, «Maîtresse du monde». «Nous sommes des peuples dopés par la mort.» Et de crier d’une voix dominée par la douleur : «Laissez un peu de place au rêve !» Et elle répète : «Nous sommes un peuple qui ruse avec la vie pour pouvoir exister. Nous sommes un champ d’expériences et un peuple qui dessine les traits de la mort. Même l’oiseau a peur. Nous n’entendons plus le chant de l’oiseau au Liban.» Mais il reste celui de Magda qui sent qu’elle doit s’exprimer, dire ce qu’elle a sur le cœur. «Si elle se taisait dans des moments pareils, ce serait comme si elle avait abdiqué toute dignité.» On la sent au bord des larmes mais elle les refoule avec sa maîtrise coutumière. Le public est aussi gagné par l’émotion. Lorsque l’animateur lui demande quelle est la solution, elle répond avec calme : «S’ils sont incapables de trouver un accord, qu’ils renoncent au confessionnalisme et qu’ils séparent la religion de l’Etat. Qu’ils laïcisent l’Etat et nous épargnent les divisions, que le pouvoir revienne à celui qui peut diriger et non pas à n’importe qui sous prétexte d’appartenance à telle ou telle confession !» Magda Roumi a refusé de chanter en studio. Elle est trop émue et elle craint que sa voix angélique ne la trahisse. Le plus bel hommage lui est parvenu de ce téléspectateur, par SMS : «Comment peuvent- ils tirer des balles dans un pays où il y a Magda Roumi ?» Quelques heures auparavant, des hommes en cagoule avaient fait irruption dans les studios de la chaîne Al- Moustakbal, situés dans le même immeuble, et les avaient fermés. Al-Moustakbal étant une chaîne appartenant aux Hariri, chefs de file des antisyriens, on peut deviner l’identité des assaillants. Et s’ils ont épargné la MBC, ce n’est pas par amour de la liberté d’expression mais parce que derrière la MBC il y a le royaume d’Arabie saoudite. Apparemment, la Syrie et le Hezbollah ne sont pas encore prêts à déclencher une crise avec le royaume wahhabite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Même matrice idéologique mais studios et chaînes différents. Al-Nas, la chaîne «qui vous emmène au paradis» (c’est son credo), est en crise. Ses trois prédicateurs principaux menacent de claquer la porte si leur confrère égyptien Amr Khaled entre à Al-Nas. La direction de la chaîne religieuse la plus suivie en Egypte semble tenir à la venue de Amr Khaled. Elle a déjà fait une concession aux cheikhs en interdisant l’apparition de femmes en hidjab à l’écran, sous prétexte que le visage de la femme est une «partie honteuse» à la télé. Aujourd’hui, ses prédicateurs vedettes ne veulent pas d’un concurrent et qui plus est imberbe. Et puisque nous parlons encore de wahhabisme, vous avez sans doute été interpellés, tout comme moi, par ce communiqué des «ulémas» algériens, sommant le ministre des Affaires religieuses de lâcher le contrôle des mosquées. Je suis un peu étonné par cette injonction faite à un ministre qui ne contrôle rien de renoncer à un contrôle sur les mosquées qu’il exerce par intermittence. A moins qu’il ne s’agisse encore de l’argent de la «Zakat», le différend d’ordre religieux étant à écarter dans ces sphères-là. Vous avez, enfin, lu dans la presse le résumé de cette lettre adressée au président de la République par un journaliste sportif très connu, Hafidh Derradji en l’occurrence. Il paraît que la direction de la télévision l’a accusé d’être un opposant à Bouteflika. Ce que l’intéressé dément avec la plus grande vigueur. Je suppose que Hafidh Derradji s’inquiète pour son avenir et je lui donne raison. Il faut, en effet, être d’une rare témérité pour s’opposer à Bouteflika au jour d’aujourd’hui. A moins d’avoir des informations sérieuses sur l’avenir du troisième mandat. Et là encore, il ne faut pas s’y risquer : souvenez-vous du scrutin présidentiel de 2004 !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Halli&lt;em&gt; Le Soir d'Algérie&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/05/12/article.php?sid=68173&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/05/12/article.php?sid=68173&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7140884984297368486?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7140884984297368486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7140884984297368486' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7140884984297368486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7140884984297368486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/05/dans-un-pays-o-il-y-madga-roumi.html' title='Dans un pays où il y a Madga Roumi'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8414583049688035437</id><published>2008-05-13T04:22:00.000-07:00</published><updated>2008-05-13T04:25:55.068-07:00</updated><title type='text'>La liberté d'expression en hauts talons</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;«J’ai atteint l’âge de onze ans et ma voix est devenue ma honte. Ainsi ont parlé les femmes de ma famille : la voix fait partie de l’honneur de la femme. Plus cette voix s’élève et plus le respect pour la femme diminue. Sa voix ne doit être qu’un murmure. Ce qui veut dire que ma voix est un péché. Elles ont dit aussi que mes regards sont un péché, que mes rires sont un péché.Elles ont dit que l’honneur de la société est entre les cuisses de ses filles, que l’honneur des hommes s’efface lorsque je souris, que l’honneur de tous les hommes de la famille est perdu au premier regard d’admiration que j’échange avec un homme. Elles ont dit que la pudeur des vierges doit être exemplaire. C’étaient des femmes qui m’ont raconté comment je devais avoir honte des attributs de la nature. Des femmes qui m’ont appris comment mes yeux devaient être rivés au sol, ne serait-ce que par ruse. «Mes cheveux aussi sont un péché. Mon institutrice a juré un jour que le visage de la femme était fait pour réjouir uniquement son époux ; que la fonction de la femme est achevée lorsqu’elle livre son corps à un homme. J’aurais voulu l’interroger : «Et si je ne me marie pas ? Que ferai-je de mon visage, cet élément de séduction que je possède ? J’ai grandi, et l’imam de la mosquée m’a cassé les oreilles tous les vendredis, perturbant mes révisions avec ses envolées extrémistes. Il affirmait, sous mille et un serments hebdomadaires, que le corps de la femme est une malédiction dont il fallait bannir la présence. «Tout en moi est donc péché. Pourquoi ais-je donc été créée ? Est-ce pour ça qu’ils ont choisi pour moi le noir ? Pour que je proclame au monde le deuil d’être née femme ? Et comment me suis-je résignée, moi, à la timidité, à la honte, au lieu de m’enorgueillir des merveilles de la création ? Les merveilles de la féminité. Question plus importante : quand est-ce que la femme a commencé à avoir honte de son existence ? «Tout ce que je sais, en ce qui me concerne, c’est qu’ils ont introduit des leçons sur le cycle menstruel dans les manuels religieux. J’ai appris ma leçon : il est écrit que je dois être une impure («nadjasse ») durant plusieurs jours dans le mois. J’ai cherché la signification du mot impure dans les dictionnaires arabes et toutes les définitions aboutissaient à celle-ci : sale ! C’est alors que j’ai éprouvé de la honte. Comment puis-je ne pas avoir honte, moi la souillon ? Je ne suis pas un être sain, ni propre. «Puis, j’ai parcouru le monde et j’ai vu. J’ai vu des statues des dieux antiques dans leur nudité. J’ai vu des corps de femmes sculptés ou gravés dans les rues et sur les routes, sur les parois des grottes, à l’intérieur des palais et des citadelles, avec une ferveur quasi mystique. Tous ont rivalisé de talent pour sculpter mon corps qui renferme le secret des merveilles de la création, le symbole de la fertilité et de la fécondité. Le corps devant lequel les anciens et les idolâtres n’ont pu dissimuler leur extase et qu’ils ont sanctifié et adoré. Je me suis imaginé quel aurait été le sort de ces sculptures et de ces gravures si elles avaient été laissées dans notre région. J’ai pensé qu’elles auraient été détruites ou recouvertes de voiles. Mais j’ai imaginé aussi qu’elles auraient pu inspirer le respect de la société pour les corps de ses femmes, au lieu de la répulsion. Comment les anciens ont glorifié mon corps et comment les miens l’ont offensé. «Je suis revenue à ma société. Là où les hommes sont fiers de montrer des pans de leur corps. Là où les femmes sont fières d’exhiber les surfaces de tissus utilisés. Contre toute logique, celle qui veut que ce soit les hommes qui devraient avoir honte de leur corps. Car le corps de la femme est plus beau. C’est la beauté qui devrait être généralisée dans la rue, et non pas l’inverse. Je suis revenue là où les tissus sont les premiers facteurs de distinction entre les êtres et de violation de toutes les chartes et de tous les droits humains. Quelques mètres de coton suffisent à juger si celles qui s’en couvrent sont dépravées ou vertueuses. «Coton, laine et soie : tels sont les critères de la morale ici, tant que toutes les choses se déroulent à l’intérieur des murs et que rien n’apparaît sur l’asphalte. La première gifle morale que j’ai reçue de la société, c’est lorsque j’étudiais dans un de ces établissements secondaires où les élèves et les enseignantes étaient rigoristes jusqu’à l’extrémisme. La façon dont nous portions l’habit traditionnel suffisait à nous classer. C’est ainsi qu’il fut décrété que toutes les élèves connaîtraient la béatitude au paradis à l’exception de ma camarade et de moi. Nous irions rôtir en enfer et nous serions dévorées par les hyènes. «Un jour, une de mes condisciples me demanda de téléphoner à son amoureux pour fixer leur prochain rendez- vous, son propre téléphone étant en panne. «Comment peux-tu me demander ça, toi l’élève modèle voilée et qui ne montre ni ses mains ni ses pieds ? Elle me répondit : «Qu’est-ce que ceci a à voir avec cela ? Toi, tu es une mécréante, parce que tu ne respectes pas le port du voile et que tu laisses des parties de ton corps livrées sans honte au regard des étrangers». Tels sont les critères de la morale ici, tant que tout se déroule à l’intérieur et que rien ne transparaît sur l’asphalte, tant que le corps est entièrement recouvert. Il reste que c’est le même corps dans les murs et hors les murs. La différence réside dans les lois qui sont en vigueur en de ça et au-delà des murs». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce texte dont je vous ai proposé de larges extraits est de l’écrivaine saoudienne Nadine Albdaïr. Cette jeune femme refuse de se soumettre à l’ordre établi et elle l’exprime chaque jeudi dans le quotidien saoudien Al-Watan. Ses prises de position sont un pied-de-nez au fondamentalisme saoudien. On peut s’étonner que de tels écrits soient publiés dans la presse du royaume qui ne laisse pas beaucoup d’espaces de liberté, surtout aux femmes. Certains peuvent même en conclure qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Néanmoins, Nadine Albdaïr dérange et interpelle sa propre société. Récemment, Nadine a pris la défense de la danse orientale, ou «danse du ventre» dans un dialogue imaginaire avec un adversaire de cet art. Elle affirme pratiquer elle-même la danse orientale pour se mettre en forme avant d’écrire. Alors qu’un journaliste américain lui demandait pourquoi elle portait des talons hauts alors qu’elle n’en avait pas besoin, elle a répondu : «Je le fais parce qu’ils claquent sur le pavé. Une femme doit se faire entendre lorsqu’elle marche. Pour moi, c’est aussi une forme de contestation des interdits masculins». L’écrivaine saoudienne a, par ailleurs, vertement tancé les libéraux saoudiens qui réclament la démocratie tout en la refusant dans leurs propres familles. Bien entendu, tous les sites intégristes l’abreuvent d’injures et de qualificatifs infâmants. L’un d’eux a même décidé de la porter sur la liste des sybarites et des libertins du siècle, aux côtés de Nizar Qabbani et de… Mohamed Arkoun. Une sacrée référence en ce qui me concerne et qui m’a donné l’envie de vous la faire connaître. Avec de tels exemples, je ne comprends pas pourquoi nos écrivains et journalistes s’obstinent à imiter l’Arabie saoudite d’il y a trente ans. Sommes-nous condamnés à toujours nous repaître des produits abandonnés par les autres ? Même notre fondamentalisme ressemble étrangement à ces déchets que les riches viennent enfouir dans le sol des pauvres&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli &lt;em&gt;Le soir d'Algérie&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/05/05/article.php?sid=67872&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/05/05/article.php?sid=67872&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8414583049688035437?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8414583049688035437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8414583049688035437' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8414583049688035437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8414583049688035437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/05/la-libert-dexpression-en-hauts-talons.html' title='La liberté d&apos;expression en hauts talons'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-273301590173831541</id><published>2008-05-13T04:18:00.000-07:00</published><updated>2008-05-13T04:20:59.268-07:00</updated><title type='text'>La science, ce soldat inconnu</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ouf ! Il était temps que le mois d’avril s’en aille, avec ses sautes d’humeur climatiques, ses vents de sable et ses coups de froid sur l’espérance. Avril, c’est aussi le mois des couleuvres, de plus en plus difficiles à avaler. On en a eu de belles, cette année, avec la mort par épuisement de la campagne venimeuse sur l’évangélisation de masse en Kabylie. On en est revenu à certaines réalités occultées à la veille pour cause d’anniversaire du 20 Avril. Pour cette 28e commémoration, d’aucuns se sont souvenus que la Kabylie est une région livrée à elle-même dans un pays mal gouverné.C’est le paradoxe de la peur du gendarme qui change de camp et qui s’empare des chefs de la nation. «Ces gens-là contestent nos méthodes. Eh bien laissons- les se débrouiller tout seuls. Laissons-les s’entredéchirer dans leurs réserves indiennes !» C’est la tentation de la solution imaginée par le «Makhzen» marocain pour se débarrasser du problème des provinces frondeuses : les livrer à elles-mêmes, en faire des «Aradhi Essiba» (territoires abandonnés). C’est ainsi que le Sahara Occidental est devenu «terra nullus» pour justifier la conquête espagnole. La comparaison ne va pas si loin mais elle mérite tout de même qu’on y réfléchisse. Le 20 Avril, les couleuvres son restées dans leurs repaires, le fond de l’air était encore trop frais. Et puis, la journée précédente du 19 avril avait été particulièrement éreintante. Il y en avait partout et sur tous les supports : 19 avril, «Youm-al- Ilm», journée de la science. Il n’y a que nous pour aimer la science à ce point, jusqu’à lui consacrer une journée par an. On la célèbre comme le souvenir d’un martyr, du cher disparu. Pourquoi ne pas la baptiser «Journée de la science martyre »? Encore mieux : «Journée du soldat inconnu» puisque la science nous est aussi étrangère que peut l’être un militaire tué par le terrorisme repentant. «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme», disait Rabelais, repris depuis par les fondamentalistes pour justifier leur opposition aux progrès scientifiques. Dieu merci ! Nous n’avons ni l’un ni l’autre et nous pouvons nous en passer puisque nous avons le 19 avril.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Vaille que vaille, ce «Youmal- Ilm» devenu, de glissement en glissement, celui de la «science théologique», a aussi ses brevets d’invention. On y réinvente l’histoire et on y expérimente de nouvelles «vérités historiques» à enseigner à nos écoliers. Dans les prochains manuels d’histoire, on enseignera que les «Ulémas» (de «Ilm», la science) ont planifié et déclenché la guerre de Libération. On n’ose pas, pour le moment, à cause de ces anciens combattants qui s’entêtent à survivre mais patience ! Il suffit, en attendant, de lancer un mot d’ordre comme «Ben- Badis, le père de l’indépendance » et de le laisser pérégriner à travers les mosquées écoles et les écoles mosquées. C’est finalement ça la réécriture de l’histoire imaginée, il y a quelques années, par le système et transformée par lui en évènement mondain puis en pièce d’archives. «Au mois d’avril, ne te découvre pas d’un film»: c’est le proverbe remis en vogue par une section locale de l’association des «Ulémas» dans une ville de l’ouest du pays. Cette dernière proteste contre le refus d’un fonctionnaire d’accepter la photographie d’une femme en «djilbab» pour l’établissement d’une pièce d’identité. Si ces messieurs avaient vraiment été les artisans de l’indépendance, voilà ce qu’auraient été nos «Trois Révolutions»: Hidjab, djilbab, niqab. C’est vrai qu’au final, le résultat est le même mais on a quand même rêvé et le rêve aujourd’hui relève de l’apostasie, on peut ne pas s’en réveiller. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En parlant de «Ulémas» (pluriel de «Alem», savant), vous savez sans doute qu’il existe une «Union internationale des ulémas», censée être le «Vatican» du nouvel Islam fondamentaliste. Son président est le cheikh du Qatar, Youssef Karadhaoui qui est également président du «Conseil européen de l’Iftaa». Comme son nom l’indique, ce conseil édite des fatwas à l’usage des musulmans d’Europe. Ces deux organismes peuvent suggérer un fonctionnement collégial mais, dans la réalité, il n’y a que Karadhaoui qui ait voix au chapitre. C’est ce singulier personnage, apôtre de l’Islam politique et inspirateur des groupes islamistes dont il s’est détourné depuis, que le président Bouteflika a rencontré la semaine dernière. Personnellement, j’ai trouvé la couleuvre un peu grosse, à cause du retentissement donné à la rencontre des deux amis. En regardant les images de la rencontre Bouteflika-Karadhaoui au Qatar, le plus important porteavion américain dans le Golfe, le rappel est utile, je me suis souvenu de l’histoire de Norton. Ce personnage se targuait d’être célèbre, de connaître et de tutoyer tous les grands de ce monde. Avec un ami, incrédule, il avait fait le pari d’apparaître au balcon du palais pontifical, aux côtés du Pape, le jour de la célébration de la messe de Pâques. Au jour dit, l’ami sceptique attend sur la place Saint- Pierre, au milieu de la foule et il voit apparaître Norton en compagnie du Pape en habit d’apparat. Il tombe à la renverse lorsqu’un quidam le tire par la manche et lui demande : «Dites, Monsieur, qui c’est le personnage en blanc à côté de Norton ?» Devant ces images muettes, et par goût de la dérision, j’ai été tenté, en effet, de poser cette question : mais qui sont ces deux vieux qui trottinent devant cette belle jeune femme en hidjab ? Comme le commentaire maison ne mentionnait que les deux présidents, Bouteflika et Karadhaoui, j’en ai déduit que cette personne devait être l’épouse algérienne de Karadhaoui. Je me rappelai l’avoir vaguement entrevue lors de l’hospitalisation du cheikh qatari en Algérie. Après le zapping, la première question que je me suis posée est celleci : de quoi ont-ils parlé ? Ontils évoqué la dernière fatwa de Karadhaoui sur la consommation d’alcool et ses répercussions sur les ventes de bières ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Revenant à des choses plus sérieuses, j’ai revu en pensée le film de l’audience et je me suis arrêté sur l’image de cette épouse du cheikh. Voilà une dame qui s’est spécialement apprêtée pour l’événement et arborait le sourire propice, sans avoir droit au moindre gros plan. Pas le moindre petit commentaire, la plus brève mention, une quelconque allusion. Elle était là, plantée dans le décor, aussi invisible que les figurants. Diantre ! On aurait pu au moins nous montrer un geste d’intérêt de Bouteflika à son égard. On aurait pu l’interviewer comme on le fait habituellement aux personnes qui ont eu l’honneur d’être reçues par le président et qui en sont encore tout éberluées. Non, rien de tout cela : contrairement à la femme de César qui était au-dessus de tout soupçon mais tenait son rang, la femme de Karadhaoui, elle, ne doit pas en sortir. Même en hidjab, elle doit rester à sa place, c'est-à-dire dans l’ombre de son mari, et de préférence du côté le plus obscur de l’ombre. Ni potiche, ni figurante intelligente mais tout simplement une femme arabe et musulmane qui ne doit parler que si on l’interroge. Je sais : il y a sans doute des images plus chaleureuses qui ont été supprimées au montage mais qui a décidé des coupures ? Pourquoi avoir réduit cette digne épouse à un anonymat aussi humiliant qu’insidieux ? Il y a sans doute des réponses toutes prêtes, du genre : «Karadhaoui est très jaloux et il ne tolère pas qu’on montre sa vie privée.» Franchement, je préfère la théorie d’un vieux mari jaloux à celle d’un complot du silence contre la femme. C’est pourtant la seconde hypothèse qui me semble la plus évidente.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli &lt;em&gt;Le soir d'Algérie&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/28/article.php?sid=67574&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/28/article.php?sid=67574&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-273301590173831541?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/273301590173831541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=273301590173831541' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/273301590173831541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/273301590173831541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/05/la-science-ce-soldat-inconnu.html' title='La science, ce soldat inconnu'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8495286801813046854</id><published>2008-04-21T01:48:00.000-07:00</published><updated>2008-04-21T01:54:53.342-07:00</updated><title type='text'>Une fetwa peut en cacher une autre</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un lecteur respectueux des règles de la politesse, ce qui est rare, me reproche de ne voir que le côté obscur des choses chez mes supposés compatriotes et frères extrautérins. Je lui ai conseillé de feuilleter les pages de ses journaux favoris et de me trouver des faits qui suscitent, un tant soit peu, la satisfaction ou l’espoir. Réponse immédiate et triomphaliste de mon correspondant : pourquoi ne pas parler de la dernière fetwa de Karadhoui autorisant la consommation des boissons alcoolisées.Effectivement, de telles initiatives peuvent inciter à l’optimisme, voire à l’euphorie s’agissant de promesses d’ivresse. Chose promise, chose due, je dois rappeler d’abord que les fetwas de Karadhaoui sont souvent éphémères. Elles sont immédiatement démenties par l’intéressé lui-même, dans une de ses séances de mise en condition sur Al-Jazira. Une «contrefetwa » vient parfois annuler et remplacer la fetwa sujette à contestation. Dans le cas de Karadhaoui, il faut se méfier davantage : une fetwa peut en cacher une autre. Ne vous étonnez donc pas si le théologien en chef du Qatar et de l’Internationale islamiste nous sert, dans la foulée, une fetwa susceptible de provoquer la gueule de bois. Enfin, comme tous les théologiens tournant autour du pot (de vin), Karadhaoui enrobe sa fetwa de multiples «considérants». Ce qui la rend aussi peu lisible qu’une résolution du FLN, au bon temps du parti unique. Néanmoins, on peut déduire de cette fetwa que le cheikh, par ailleurs mari comblé d’une de nos concitoyennes, nous autorise à boire sous certaines conditions. Il faut que la boisson ait été fermentée, et donc alcoolisée, naturellement et le degré d’alcool dudit breuvage ne doit pas dépasser les cinq degrés, ou volumes d’alcool. Ce qui réduit sérieusement l’éventail du choix et restreint l’accès aux sources de l’ivresse. Là encore, c’est une question de flacons et elle est importante quoi qu’en dise l’adage. Or, à ma connaissance, il n’y a que des boissons alcoolisées comme la bière qui peuvent figurer sur l’échelle de Karadhaoui. De là à penser que les fabricants de bière pourraient tirer de substantiels avantages de cette fetwa, il n’y a qu’un pas que vous pouvez franchir, mais sans moi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sans trop s’interroger sur les tenants et les aboutissants de cette fetwa, notre confrère Nidal Naissa, journaliste syrien d’origine afghane, estime que la fetwa de Karadhaoui mérite qu’on s’y arrête. Il explique que le cheikh qatari s’attaque à un sujet, l’alcool, considéré comme le pire des maux par les musulmans. «Ils disent (les musulmans) qu’il égare l’esprit et le sens de la pudeur. Après son interdiction et en son absence, la raison arabe et musulmane s’en est allée aussi et, grâce à Dieu, sans espoir de retour. Les théologiens qui ont légiféré sur l’alcool n’ont épargné personne. Ils ont stigmatisé le buveur, le vendeur, le transporteur, etc. En dépit de cela, de nombreux musulmans ont continué à boire de l’alcool sans tenir compte des interdictions, des menaces et des promesses de séjour au purgatoire. Aujourd’hui, les opérations de contrebande de l’alcool sont une activité florissante dans plus d’un pays musulman fondamentaliste. C’est un commerce évalué à plusieurs centaines de milliards de dollars et ni l’imam Malek ni Karadhaoui et les théologiens n’y peuvent rien. Tous les textes théologiques les plus virulents n’ont pas empêché de nombreux musulmans de boire pour fuir une réalité oppressante et immuable. De plus, cette activité est source de prospérité pour de nombreux pays occidentaux comme la France qui s’enrichit et enrichit ses citoyens non musulmans grâce à ses vins réputés. Pendant ce temps, des pays qui interdisent la consommation et la vente d’alcool et les punissent par la flagellation souffrent de malnutrition. La pénurie de médicaments, l’ignorance et l’analphabétisme, le développement de la superstition sont le lot quotidien ». «Quel magnifique spectacle ce serait de voir, après cette fetwa, un barbu avec sa «zebiba» (tache sur le front qui serait occasionnée par de fréquentes prosternations), sa «dichdacha» et son chapelet, consommant de l’alcool à cinq volumes autorisé et donnant libre cours à sa verve créatrice », conclut Nidal Naissa en guise de souhait. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ayant la nationalité syrienne et vivant à Damas, notre confrère est l’un des rares journalistes arabes à incriminer l’impuissance des autorités syriennes dans l’attaque informatique qui a eu lieu lors de l’ouverture du sommet arabe. Personnellement, le seul enseignement que je tire de cet événement, c’est que Karadhaoui a pratiquement le droit de tout dire et d’innover (Ibdaâ) sur tout, sans encourir les foudres de ses pairs. Cela fait quand même une semaine que la fetwa a été lancée et il n’y a pas eu une seule accusation d’apostasie ni une sentence de mort contre Karadhaoui. Des réactions, il y en a eu certes mais elles n’ont pas atteint la violence des attaques lancées contre Djamal Al-Bana. Ce dernier n’a fait pourtant que cautionner les étreintes fugitives et les baisers chastes entre jeunes de sexe opposé. Avec Karadhaoui, et sa bière à cinq degrés, on peut imaginer jusqu’où peut aller un homme sous la forte emprise de l’alcool. Karadhaoui sait sans doute beaucoup de choses sur les hommes mais il doit ignorer cette loi universelle : «Quand le vin est tiré, il faut le boire.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour en finir avec Karadhaoui et consorts, et revenir à une réalité plus brutale ce qui est naturel, j’ai découvert sur le magazine Middle East Transparency une nouvelle écrivaine saoudienne contestatrice nommée Nadine Al- Badir. Cette femme nous livre cette semaine un pamphlet d’une rare audace sur la polygamie en pays musulman. Elle observe d’abord que dans les pays comme la Tunisie où la polygamie est interdite, le divorce est en chute libre. Tandis qu’en Arabie saoudite, avec la prolifération des mariages légaux, les divorces connaissent une hausse vertigineuse. Nadine Al-Badr raconte que dans son enfance, elle embêtait toujours sa tante avec la même question : «Pourquoi as-tu laissé ton mari prendre une deuxième femme ?» Et, au fil des ans, la réponse de la tante était toujours la même : «Que puis-je y faire ?» Et Nadine de revenir à la charge : «Pourquoi ne peux-tu rien faire ? Réponse : «C’est le pouvoir de la providence.» - «Mais la providence est juste, elle ne veut pas faire pleurer les êtres humains. Elle ne veut pas que le cœur des femmes soit déchiré.» - «C’est ainsi que Dieu l’a voulu. Nous sommes en bas et ils sont en haut. Nous sommes des femmes et ce sont des hommes. L’important, c’est ce que nous aurons dans l’Audelà. » Plus tard, l’écrivaine s’est adressée à sa mère pour lui demander pourquoi elle permettait à son mari d’avoir ouvertement des relations extra-conjugales. Réponse plus nuancée de la maman : «Chaque chose en son temps.» «Pourquoi ne voit-on pas dans nos rues un homme relativement jeune accompagné d’une épouse plus âgée que lui ? Pourquoi est-ce le privilège des hommes de désirer et d’épouser des femmes de l’âge de leurs petites-filles, dès qu’ils sentent le poids des ans ? Pourquoi accorde-t-on leurs droits politiques aux femmes si c’est pour leur contester le droit de revendiquer un meilleur statut pour elles et pour leurs semblables ?» Pensez-vous, ami lecteur, que l’actualité du monde arabe incite à l’optimisme ? Si vous avez encore des doutes, pourquoi ne pas interroger votre mère ou votre grand-mère ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Halli &lt;em&gt;Le Soir d'Algérie&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/21/article.php?sid=67259&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/21/article.php?sid=67259&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8495286801813046854?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8495286801813046854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8495286801813046854' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8495286801813046854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8495286801813046854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/04/une-fetwa-peut-en-cacher-une-autre.html' title='Une fetwa peut en cacher une autre'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8020677296109532121</id><published>2008-04-17T13:05:00.000-07:00</published><updated>2008-04-17T13:08:13.971-07:00</updated><title type='text'>CE QU'ILS CROIENT ET CE QU'ILS VOIENT</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/14/article.php?sid=66954&amp;amp;cid=8"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce que croient les Occidentaux à propos des Arabes et des musulmans, ou des deux à la fois, se résume le plus souvent à un chapelet de préjugés basés sur la méconnaissance de l’autre ou la mauvaise appréciation de ses faits et gestes. Ce sont ces préjugés qui fondent les jugements arabes sur l’Occident et occultent tout le reste, c'est-à-dire ce que nous montrons, nos attitudes et nos déclarations.C’est cette partie immergée de l’iceberg arabe, ces photographies instantanées d’eux-mêmes que les concernés s’obstinent à brûler. Peu nous chaud que cet entêtement suicidaire contribue à renforcer les préjugés d’en face. Les Arabes ont décidé une bonne fois pour toutes qu’avec ces gens-là il n’y a qu’une seule attitude à avoir : la douleur de la femme séduite et abandonnée ou, au mieux, la dignité affichée de l’époux bafoué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’étais un Occidental normal, aussi normal qu’un Algérien qui rêve de traverser la Méditerranée sur une chambre à air d’Airbus, que me disent les Arabes ces jours-ci ? Pour peu que j’aie la curiosité et le temps d’aller aux sources, voici ce que j’aurais vu ou entendu : En zappant, comme on dit, sur une chaîne satellitaire, j’ai aperçu des enfants palestiniens jouer aux adultes sur un chapiteau dressé à l’occasion de la journée de soutien aux orphelins. En tendant l’oreille, j’ai appris ainsi que ces enfants rêvent de créer des milliers d’orphelinats chez l’occupant pour égaliser les chances à la loterie du malheur. J’ai changé de chaîne lorsque les enfants adultes ont entonné des hymnes invoquant Dieu contre ceux d’en face, comme dans les prêches incendiaires des imams cathodiques. Choqué de découvrir tant de violence chez des enfants, j’ai abandonné la télé pour prospecter un autre terrain pédagogique. Toujours chez les Arabes, bien sûr. Avec le peu d’objectivité que me permettent encore mes préjugés, j’ai pu constater qu’au milieu de la confusion et du tohu-bohu arabes, perçaient encore quelques éclairs de lucidité. Des intellectuels et des journalistes arabes continuent de ramer à contre-courant et de croire qu’ils se reproduiront tout comme les saumons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que j’ai été attiré par le titre d’un article intitulé «Un autre complot occidental contre la famille musulmane pour nous empêcher de frapper nos enfants». L’article a été publié par le magazine Elaph et son auteur est Dalal El-Bizri, une écrivaine libanaise vivant au Caire. C’est l’histoire très banale publiée par un quotidien cairote qui raconte ce fait divers : un Egyptien incommodé par les cris et les bruits provenant de chez le voisin sonne à sa porte. Ce dernier explique que les cris sont de sa fille de 9 ans qu’il était en train de corriger et promet de faire moins de bruit. Mais le tapage reprend et le voisin, excédé, appelle la police. Cinq heures plus tard, la police arrive et découvre une petite fille de neuf ans enchaînée par les mains au plafond. La petite invoque la protection de son oncle maternel qui est aussitôt ramené. Tout ce beau monde se retrouve au poste de police où le père explique qu’il bat sa fille ainsi parce qu’il veut faire son éducation. Vous savez ce que c’est que d’élever une fille, dit-il à l’officier qui ne demandait apparemment qu’à être convaincu. Aussi le sermon de l’officier ne s’adresse-t- il pas au père violent mais à l’oncle affectueux que sa nièce a appelé au secours. Le policier demande à l’oncle de ne pas s’en prendre à son beau-frère et il renvoie tout le monde. Il décide même de remettre la petite fille entre les mains de son père, comme si rien ne s’était passé. Dalal El-Bizri rapproche ce fait divers du débat qui a eu lieu récemment au Parlement sur les enfants battus. Tout est parti d’une initiative du Conseil national égyptien de la mère et de l’enfant qui a présenté un projet de loi pour protéger les enfants contre la violence parentale. L’article 7 de ce projet prévoyait de considérer les châtiments corporels infligés aux enfants comme un délit punissable, comme tel, de six mois de prison. Cet article a eu un résultat inattendu, celui de voir se liguer contre lui les députés de la majorité et ceux des Frères musulmans. On s’attendait au moins à ce que le débat fasse vibrer la fibre maternelle chez les deux députées femmes de la commission, constate l’auteur, amis les «cœurs tendres» n’ont pas réagi. C’est ainsi que l’article 7 a été vidé entièrement de son contenu à l’issue d’une campagne des Frères musulmans qui a sollicité notamment les cheikhs d’Al-Azhar. Nombre d’entre eux ont mis en cause pêle-mêle la mondialisation, la conférence mondiale sur la population ainsi que la volonté de l’Occident de nous imposer ses normes en matière d’éducation des enfants. C’est ainsi qu’après avoir détruit leurs propres enfants et leur société, les Occidentaux s’attaquent maintenant à saper les fondements de la famille musulmane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dalal El-Bizri note que l’hostilité primaire envers l’Occident a été érigée en forteresse inexpugnable pour protéger nos plus grandes faiblesses et nos plus graves défauts. De plus, ajoute-t-elle, ceux qui ont vidé l’article 7 de son contenu pénal sont habituellement des adversaires irréconciliables : des députés Frères musulmans et des élus du Parti national au pouvoir. Ajoutez-leur les indépendants. On voit donc que la rivalité politique ne nuit pas aux amitiés nouées autour de la violence contre les enfants. Ni les adversaires politiques, ni les femmes, ni les indépendants n’échappent à ce background culturel qui détermine leurs actes, souligne encore Dalal El-Bizri. En tant qu’Occidentale qui n’a jamais reçu des coups de baguette sur la plante des pieds, j’ai été choquée par le sort de la petite fille enchaînée. Mais un reste d’objectivité me force à constater qu’il reste encore de l’espoir pour tous s’il y a encore des gens pour dénoncer, à défaut de servir de repères ou de… cibles. Ce qui m’a décidée à persévérer dans ma quête. En avançant encore encombres, j’ai lu sur un site internet que le régime syrien a tué plus d’Arabes que les Israéliens en soixante ans de guerres. Que le principal témoin, devenu principal suspect, du meurtre de Rafik Hariri, s’est soudainement volatilisé comme l’imam Moussa Sadr. J’ai pu noter aussi que les auteurs de fetwas sont de plus en précis dans leurs arrêts de mort. Un téléprêcheur égyptien a franchi un nouveau palier dans ce domaine en se portant volontaire pour l’exécution de la sentence suprême. Le cheikh Tarek Al-Djoundi, parlant de Djamal Al-Bana, a dit : «Si Djamal Al-Bana était membre d’Al-Azhar, je l’aurais égorgé de mes mains.» Cette déclaration n’a pas été faite sur une chaîne satellite quelconque mais sur la très officielle deuxième chaîne de télévision publique. Cela s’est passé sur le plateau de l’émission «Al- Beit Beitek» qui pourrait se traduire par «faites comme chez vous». Pour proférer de telles horreurs, le cheikh Tarek Al- Djoundi devait effectivement se sentir chez lui et au milieu d’une famille aimante et soumise. Comment voulez-vous qu’un Occidental normal, aussi normal qu’un Algérien qui rêve alternativement de gauche à droite et de droite à gauche, se retrouve dans toute cette boucherie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Halli &lt;em&gt;Le Soir d'Algérie&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/14/article.php?sid=66954&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/14/article.php?sid=66954&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8020677296109532121?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8020677296109532121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8020677296109532121' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8020677296109532121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8020677296109532121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/04/ce-quils-croient-et-ce-quils-voient.html' title='CE QU&apos;ILS CROIENT ET CE QU&apos;ILS VOIENT'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-6391088317170009149</id><published>2008-04-09T11:22:00.000-07:00</published><updated>2008-04-09T11:25:41.879-07:00</updated><title type='text'>UN SAUVEUR MULTISTANDARD</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comme le prescrit la loi de proximité, je ne pouvais pas faire l’impasse sur l’événement qu’a constitué la conversion au christianisme du journaliste arabo-italien Magdi Allam, éditorialiste du Corriere della sera. D’abord, parce que la campagne sur l’évangélisation en Kabylie s’essouffle, au profit de la troisième voie du salut. Ensuite, parce que la conversion d’un musulman au christianisme ne s’est pas faite dans l’atmosphère habituelle de clandestinité, voire de conjuration.Paradoxe : pendant que des «Néron» en herbe pourchassaient les apostats kabyles, Rome célébrait avec faste l’entrée d’un musulman dans son Eglise. A chacun sa vision du dialogue des religions : le pape Benoît XVI en personne a procédé au baptême en l’église Saint- Pierre de Rome. L’événement a même été retransmis en direct par plusieurs chaînes satellitaires, dont la saoudienne Al- Arabia qui s’offrait ainsi un habit de tolérance gênant aux entournures mais portant beau. Certes, la personnalité du converti a beaucoup joué : éditorialiste et vice-président d’un quotidien prestigieux, ses prises de position étaient très suivies. Adversaire résolu de l’Islam politique, il se manifestait comme un observateur lucide et critique de la communauté dont il était issu. Ses prises de position lui ont valu l’inimitié des chefs de file de la mouvance islamiste comme Tarik Ramadan.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; L’homme qui propose une dangereuse ivresse dans un flacon doré a même étrenné, pour Magdi Allam, un nouvel anathème. On ne décrète plus que X ou Y est apostat, terme d’exclusion lourd de menaces, pour ne pas choquer l’opinion occidentale mais on le suggère. Pour ce qui est du journaliste originaire d’Egypte, Tarik Ramadan s’est simplement contenté de proclamer partout que Magdi Allam n’était pas musulman mais chrétien. Il pourra toujours ergoter en invoquant la dose d’omniscience que la providence lui aurait prodiguée. Magdi Allam vient de confirmer ce que Tarik Ramadan savait déjà par intuition, c’est un cœur de chrétien qui battait dans cette poitrine de musulman. Magdi Allam avoue d’ailleurs qu’il avait été tenté de se convertir au christianisme dès son arrivée en Italie, pour mieux s’intégrer dans sa société. Ce qu’il ne comprend pas, ce sont les réactions de haine et de violence qu’il a suscitées autour de lui alors que «des milliers de convertis à l’Islam vivent sereinement leur nouvelle foi». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est la même préoccupation qui revient sous la plume de notre confrère égyptien Saad Khalil qui s’attache au message véhiculé par cette conversion publique et ostentatoire. Dans le magazine Elaph, Saad Khalil estime qu’en baptisant personnellement Magdi Allam, le pape a interpellé le monde musulman. Il s’est adressé à ses chefs politico- religieux, avant la conférence sur le dialogue islamo-chrétien, pour leur dire : «Nous agirons avec vous par la réciprocité. Vous n’avez pas à islamiser nos enfants alors que vous nous interdisez de christianiser les vôtres. Tout comme vous encouragez les chrétiens à embrasser l’Islam, nous encouragerons les musulmans à se convertir au christianisme. Et si vous interprétez la conversion de Magdi Allam comme une prise de position de l’Eglise, nous sommes en droit d’interpréter la conversion des chrétiens à l’Islam comme votre prise de position. Nous tiendrons donc compte de vos sentiments pour peu que vous teniez compte des nôtres.» Saad Khalil minimise, en attendant, les réactions hostiles à la conversion de Magdi Allam et observe que les habituels ténors de l’anathème ne se sont pas encore manifestés. Il estime que cette absence d’agitation reflète le souci des dirigeants arabes et musulmans de donner une meilleure image de l’Islam, surtout depuis le sommet de la conférence islamique à Dakar. Toutefois, et à en croire la réaction de ce lecteur à l’article de Saad Khalil, la conversion de Magdi Allam n’est pas une perte pour l’Islam. C’est simplement un ennemi intérieur de l’Islam, une taupe en quelque sorte, qui s’est démasqué et a rejoint son camp naturel. C’est à peu de choses près l’opinion qui s’exprimerait dans nombre de pays arabes si un sondage était réalisé dans cette optique. Cette vision qu’exprime de façon plus subtile la figure de proue de l’Internationale islamiste, Tarik Ramadan, s’explique par le climat de forteresse assiégée que les dirigeants arabes ont instauré dans nos pays. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le poète palestinien Adonis résume très bien cet état d’esprit lorsqu’il parle de la traditionnelle tolérance des musulmans à l’égard des non-musulmans. Cette tolérance existe, dit-il, lorsque le musulman se sent en position de force et en présence d’une personne dont il sait qu’elle lui est inférieure, du point de vue religieux. C’est le cas lorsqu’il est confronté à un «Dhimi», c'est-à-dire un citoyen de second ordre. Enlevez ce sentiment de supériorité et la tolérance disparaît. Ce qui est valable pour les individus vaut aussi pour les Etats, et a fortiori pour les dirigeants de ces Etats. Il faut que le sentiment de confiance soit sérieusement atteint pour envoyer en première ligne des hérauts de moins en moins convaincants pour annoncer que le Sauveur va enfin agir. En l’espace de quelques mois, nous avons vu, et entendu, le sceptre du salut de l’homme et du pays passer des mains immatérielles de la providence à celle d’un homme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On nous annonce pour le prochain quinquennat un homme providentiel pour tous les secteurs de la vie nationale, un sauveur multistandard en quelque sorte. La culture, le Mouloudia d'Alger, le sport, l'UGTA, et tous les chefs-d'œuvre en péril seront sauvés, et nos âmes bien sûr avec la Grande Mosquée. Pour vous montrer à quel point on en a besoin, je vous cite quelques extraits de l’article publié par l’écrivain koweïtien Khalil Ali Haïder, dans le quotidien des Emirats Al-Itihad. Dans cet article intitulé «Le dérapage algérien», l’auteur ne s’appuie pas sur un rapport de la CIA ou de la DST, et donc contestable. Il cite simplement un universitaire algérien, Salah Belhadj, qui lui fournit la trame de son article. L’écrivain s’arrête d’abord sur l’affirmation de ce dernier selon laquelle la société algérienne est une société modernisante et non une société moderne. C'est-à-dire qu’elle s’attache aux apparences de la modernité, à ses instruments techniques mais elle n’assimile pas les éléments culturels de la modernité. Elle n’évolue pas en profondeur car elle reste fondamentalement conservatrice. Sur le plan politique, le gouvernement se nourrit d’une culture religieuse conservatrice. Comme dans presque tous les pays arabes, ce gouvernement s’attache à respecter et à maintenir les repères fixés par les islamistes dans tous les domaines. Il tient aussi à ne jamais apparaître comme ayant moins de zèle religieux que les islamistes. Ce qui fait dire à Khalil Ali Haïder qu’en Algérie, les islamistes ont sans doute perdu une bataille mais ils ont gagné la guerre.&lt;/span&gt;A. H.&lt;br /&gt;Ahmed Halli&lt;em&gt; Le Soir d'Algérie&lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/07/article.php?sid=66627&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/07/article.php?sid=66627&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-6391088317170009149?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/6391088317170009149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=6391088317170009149' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6391088317170009149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6391088317170009149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/04/un-sauveur-multistandard.html' title='UN SAUVEUR MULTISTANDARD'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-3620834780405882683</id><published>2008-04-01T04:28:00.000-07:00</published><updated>2008-04-01T04:32:07.809-07:00</updated><title type='text'>Un visa vaut-il une messe ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Finalement, les efforts conjugués de Bechar Al- Assad et de son mufti ont eu raison des réticences de certains chefs d’Etat arabes. Avec la foi ardente et le patriotisme exalté qu’on leur connaît, des présidents et souverains arabes ont fait le voyage de Damas. Ils échapperont ainsi aux foudres de Damas et au châtiment de la providence promis par le théologien en chef de la Syrie et de ses provinces.&lt;br /&gt;Les Algériens ont encore eu droit à leur blessure d’orgueil traditionnelle : les observateurs ont noté l’absence des «grosses pointures» comme l’Egypte et l’Arabie saoudite à ce sommet. Ce qui relègue, de fait, l’Algérie au rang de petite ou moyenne pointure. Heureusement qu’ici, en Algérie, il y a des hommes, et des femmes, qui savent apprécier la valeur de leur pays et, surtout, les qualités hors normes de son président. Il ne faut pas compter sur les médias arabes pour chanter nos louanges et celles de nos chefs. Ces médias n’ont d’yeux que pour ce trublion de Kadhafi, catalogué tantôt comme le «sel» des sommets, tantôt comme la cerise sur le gâteau arabe. Comme à son habitude, le guide libyen a convié ses pairs à un exercice d’autoflagellation auquel les Iraniens ne sont pas restés insensibles. Il ne faut pas trop énerver l’Iran avec l’histoire de l’occupation de deux ou trois îlots arabes. Après tout, ce sont des musulmans comme nous et les chiites constituent 80% de la population de la région du Golfe, sans préciser si ce fameux golfe était arabe ou persique. Sur sa lancée, le frère Maâmar a annoncé une guerre contre les Arabes en 2008. A l’issue de cette guerre, l’ennemi américano-sioniste occupera encore d’autres territoires arabes. «Ainsi, a-t-il dit, les Arabes pourront revendiquer un retour aux frontières de 2008 comme préalable à un règlement de la crise du Proche- Orient.» Comme d’habitude, Kadhafi a été très chaleureusement applaudi à la fin de son discours, signe que l’assistance n’avait pas écouté un traître mot de sa diatribe. Réaliste d’ailleurs, il avait lui-même conseillé aux chefs de délégations de mettre des écouteurs, ce qui est normal dans une salle où tout le monde ne parle pas la même langue. Kadhafi consommé, il ne restait plus grand-chose à tirer de ce sommet que les Syriens ont organisé comme un coup de force. Et ils ont averti du reste : «Si ce sommet échoue, ce sera le résultat d’un complot américano- sioniste.» C’était reléguer au chapitre des amnésies collectives les multiples échecs des innombrables sommets et conférences de la «sainte ligue». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son style habituel, le chroniqueur égyptien Sammy Buhairi ironise dans le quotidien koweïtien Al-Siassa sur ces accusations de complot lancées contre les USA «Supposons, ditil, que les Américains cessent de comploter contre les Arabes. Ce qui est plausible puisque je compte intervenir personnellement (1) auprès du président Bush pour le lui demander. J’ai, en effet, voté Bush pour le deuxième mandat et il est mon collègue au sein du parti républicain dont je suis membre. Ceci fait, et Bush ayant mis fin aux complots anti- arabes, que feront les Arabes ? Cesserontils de s’épier les uns les autres et de comploter les uns contre les autres ? Laisseront-ils leurs marchandises respectives circuler librement dans leurs pays ? Instaureront-ils une monnaie unique ? Et quand le complot américano-sioniste et occidental aura pris fin, les tueries interarabes et les liquidations physiques cesseront-elles pour autant ?» En conclusion, Sammy Buhairi suggère de reprendre le communiqué final du sommet de Riyad et de remplacer juste les dates et le lieu de réunion pour aboutir au même résultat. Il faudrait y ajouter sans doute un paragraphe concernant le documentaire du député d’extrême droite hollandais qui circule sur internet. Ainsi, en plus du complot imputé à la coalition occidentale autour d’Israël, on pourra dénoncer les caricatures et les documentaires qui font vaciller la foi des Arabes et les fait douter de leurs convictions profondes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces réactions quasi-épidermiques font réagir notre confrère égyptien Achraf Abdelkader, un musulman pieux qui défend sa religion avec les armes de la raison. Reprenant à son compte la thèse du Tunisien Mohamed Talbi selon laquelle les musulmans doivent choisir entre l’islam et la Charia, il exhorte les Arabes et les musulmans à changer. «Comment voulezvous, dit-il, que le monde respecte notre religion s’il voit sur internet des hommes cagoulés récitant des versets du Coran et tailladant la gorge d’un être humain. Je dis : un être humain ? qu’il soit musulman ou non et ce dans un monde qui a aboli la peine de mort depuis longtemps. Et si ce monde nous accuse de sauvagerie et de cruauté, devons-nous ressentir ça comme une agression ? Si le port du hidjab et d’une longue barbe doivent nous porter préjudice en tant que diaspora arabe en Europe, pourquoi ne pas se les interdire ? Surtout, s’ils sont considérés comme une provocation contre eux et chez eux». (2) Pour parachever l’œuvre arabe, enfin, il faudra aussi fustiger la dangereuse invasion religieuse que subissent l’Algérie et le Maroc. Des médias arabes se sont déjà mobilisés contre cette «invasion» qui leur permet de soutenir indirectement la répression des libertés politiques, syndicales et religieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La revue saoudienne Al-Madjala avance même des statistiques tirées d’on ne sait où : 20 % des Marocains seront chrétiens en 2020, affirme le périodique saoudien édité à Londres. Il faut donc décréter la mobilisation générale et nos journaux s’y emploient activement, quitte à piétiner les règles essentielles de la profession. Dans leur acharnement à rivaliser pour la conquête des lecteurs, certains quotidiens côtoient l’absurde quand ils ne s’y abandonnent pas. Des conversations téléphoniques et une rencontre avec des «repentis » (3) et cela suffit à déclencher des opérations scoop du style : «Notre reporter a pénétré ou infiltré le sanctuaire chrétien.» Il est question, bien entendu, d’argent et surtout de visas promis aux nouveaux convertis et aux prosélytes. S’agissant de conversions au protestantisme adventiste, il aurait été plus judicieux de faire miroiter la Green- Card aux futurs convertis. Et puis, amis lecteurs, s’il y avait des visas à la clé, combien seraient-ils selon vous à résister à l’attrait de la messe ? J’ai relevé aussi cette information relayée massivement par emails : c’est une dame algérienne qui veut divorcer avec son mari parce qu’elle a découvert qu’il s’était converti au judaïsme. Comment l’a-t-elle démasqué ? Tout simplement parce qu’il lui demandait de lui préparer chaque samedi un plat de couscous avec du lait caillé, ce qui serait une tradition juive. Je vous le dis tout net : depuis cette affaire, j’ai renoncé au «masfouf» et je ne demande plus de lait caillé à mon épicier.&lt;br /&gt;A. H.&lt;br /&gt;(1) Sammy Buhairi, qui écrit dans plusieurs médias arabes, est un architecte égyptien exilé aux Etats-Unis et ayant acquis la citoyenneté américaine. Il est l’un des rares Arabes américains à avouer qu’il a voté pour Bush, sans se renier pour autant.&lt;br /&gt;(2) Le drame, c’est que la barbe et le foulard sont vus comme les poutres maîtresses de l’Islam nouveau tel qu’on l’enseigne aux communautés arabes en Europe, avec la bénédiction et, souvent, le soutien des gouvernements locaux. Une mosquée Ibn-Albaz, le «salafiste » en plein cœur de Paris, ça vous situe immédiatement le cadre et les limites de ce soutien.&lt;br /&gt;(3) Il s’agit ici, bien sûr, de musulmans qui sont revenus à l’Islam après avoir séjourné, sans visa, dans le monde chrétien. Comme tous les repentis, ils adorent se confier aux journalistes.&lt;br /&gt;On ne sait jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli &lt;em&gt;Le soir d'Algérie"&lt;br /&gt;Un visa vaut-il une messe ? &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/31/article.php?sid=66317&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/31/article.php?sid=66317&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-3620834780405882683?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/3620834780405882683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=3620834780405882683' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/3620834780405882683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/3620834780405882683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/04/un-visa-vaut-il-une-messe.html' title='Un visa vaut-il une messe ?'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4665734324737465216</id><published>2008-03-24T04:09:00.000-07:00</published><updated>2008-03-24T04:19:29.363-07:00</updated><title type='text'>Fetwa pour un sommet incertain</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il n’y a vraiment rien qui puisse inciter un chef d’Etat arabe, soucieux de sa réputation, à participer à un sommet de la Ligue arabe à Damas. D’abord, la condition sine qua non pour la tenue de ces assises, à savoir l’élection d’un président libanais, n’est toujours pas remplie. Ce qui prouve que les Syriens tergiversent ou qu’ils ont du mal à se faire entendre de leurs alliés au Liban. Secundo : ceci expliquant cela, le régime syrien n’est toujours pas arrivé à convaincre les Arabes que les assassins du dirigeant du Hezbollah, Imad Moghnieh, à Damas sont venus de l’extérieur.Tertio : la répression contre les opposants et contre la population kurde s’intensifie, ce qui n’encourage pas les Arabes à emprunter le chemin de Damas. Penser que les dirigeants syriens ont sans doute renoncé à la tenue de ce sommet, c’est faire fi de leurs ambitions et de celles de leurs amis iraniens et libanais. Or, les Baathistes ont toujours mis quelques barbes de côté pour les années de disette. Et les militants de ce parti, jadis laïque et révolutionnaire, ont miraculeusement retrouvé la foi. Chargés autrefois de surveiller les mosquées, ils connaissent au mètre près la hauteur de leurs minarets. Instruits par l’expérience et par l’étude des sciences opportunistes, ils savent le poids des mots combinant le fracas des décibels et le vertige des hauteurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ingénieux comme tous les tyrans soucieux de durer, les Syriens ont eu recours à l’arme de la fetwa, plus efficace encore que celle du pétrole utilisée avec un succès mitigé en 1973. La semaine dernière, ils ont envoyé en première ligne leur mufti en chef, le «Douktour» Ahmed Badreddine Hassoune, en l’occurrence. Le mufti syrien a décrété que la participation au Sommet de Damas est un «devoir strict» (fardh ayn) pour tout chef d’Etat arabe. En conséquence, ce «devoir strict» ne saurait s’accommoder d’ excuses, comme les problèmes de santé, qu’invoquent les rois et présidents arabes pour se faire représenter. Sauf s’ils sont atteints de maladies graves qui restreignent leurs déplacements et limitent leurs mandats électoraux, les présidents et les rois sont sommés d’y aller. Les absents auront donc tous les torts et seront considérés comme étant en état de péché, indique le mufti dans une déclaration publiée la semaine dernière par le quotidien qatari Al-Arab. Ahmed Badreddine Hassoune connaît l’immense piété des dirigeants arabes qui ne se sont emparés du sceptre que pour servir l’islam et, accessoirement, leurs peuples. En théologien discipliné et soucieux de satisfaire ses chefs, il a délivré cette fetwa sachant qu’il n’est ni le premier ni le dernier à se plier aux désirs du prince. Peut-être table-t-il sur un sursaut de piété de dirigeants soucieux de ne pas être en excédent de bagages au moment du vol ultime. Nos confrères du magazine Middle East Transparency qui ont rebondi ces déclarations rappellent que des théologiens ottomans ont déjà montré le chemin. Pour éviter la «fitna» ou la discorde dans l’empire, ils ont autorisé le «calife» Sélim 1er à massacrer tous ses frères et tous ses neveux, héritiers potentiels du trône. C’est fort justement en référence à cette époque bénie des fetwas immédiatement exécutables que des Arabes, d’ici et d’ailleurs, ont salué comme une délivrance l’arrivée au pouvoir des islamistes en Turquie. Cependant, le rétablissement du califat à Istanbul n’avance pas assez vite à leur goût. Il semblerait même que le «Frère» Erdogan veuille prendre son temps et même renverser l’ordre des priorités attendues par l’Internationale islamiste. Certes, Erdogan a inauguré son règne par la proclamation du hidjab comme symbole et emblème de l’islam politique. Ce qui a donné lieu à des manifestations de joie et de liesse populaires à Gaza et à Beyrouth mais, depuis, les barbes affichent leur désenchantement. Non content d’intervenir militairement au nord de l’Irak, le faux frère s’attaque au Livre Saint. Il prétend en extirper les versets qui ne cadrent pas avec les exigences de l’époque. Du coup, des voix timides se sont élevées dans le monde arabe pour approuver l’initiative. Notre confrère égyptien Achraf Abdelkader a même salué en lui un «réformateur », hors pair, dans ses contributions au magazine Elaph. Mais dans les «minbars» islamistes, on fulmine. Le chef de file des «Ottomans», le Tunisien Rachid Ghannouchi accuse Erdogan de vouloir abroger des versets du Coran pour plaire à l’Occident. Ce qui n’est pas tout à fait invraisemblable connaissant l’esprit tactique du chef de file de l’islamisme turc. Ghannouchi a donc lancé une fetwa contre Erdogan désigné comme apostat et, comme tel, en posture de condamné à mort en sursis d’exécution, jusqu’à ce qu’une âme bien née en décide autrement. Tout ceci n’a pas soulevé autant de vagues que les caricatures danoises ou les émeutes du pain en Egypte. On sait pertinemment que le «Frère» Erdogan, qui viole sans arrêt les frontières arabes, n’est pas un précurseur en matière de chevauchement ou de franchissement de lignes rouges. Des versets ont été abolis du vivant du Prophète et après sa disparition, sans que l’on crie aujourd’hui au scandale. Et lorsque le Soudanais Hassan Tourabi a annoncé avoir abrogé les verstes concernant le témoignage et l’héritage des femmes, il n’y a pas eu d’émeutes à déplorer. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mais imaginez qu’une femme tienne le même discours et proclame que des versets se rapportant aux femmes doivent être abolis sous prétexte de conformité avec l’évolution des mœurs ? Vous l’avez imaginé, Al-Jazeera l’a fait : le 6 mars dernier a actionné son artilleur favori, le Syrien Fayçal Alkassem. L’animateur qui fait ressembler le plateau de son émission «A contre-courant» à une cellule capitonnée pour asile d’aliénés, a réédité sa performance favorite. Sa méthode est simple : il invite des personnalités qui ne pensent pas comme lui ou tiennent des propos non conformes à l’orthodoxie puis il donne libre cours à son indignation patriotique ou religieuse. Il s’est ainsi confectionné, sans coup férir, l’image d’un preux défenseur du bien-pensé arabe face aux laïcs et aux libéraux «sionisants» et «américanisants ». C’est dans le cadre de ces desseins que Fayçal Al- Kassem a fait appel à plusieurs reprises à la psychologue syrienne Wafa Soltane, installée aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années. Ses propos sur l’Islam et sur l’intolérance des musulmans ont déjà défrayé la chronique et soulevé contre sa personne tous les excités de la télé et du Web. Le 6 mars dernier, Wafa Soltane est à nouveau invitée à s’exprimer, en direct des Etats-Unis, sur le plateau de Fayçal Al- Kassem qu’elle a déjà malmené dans ses écrits. Pas rancunier du tout, le chevalier des causes troubles lui oppose un théologien de troisième rang dont elle ne fait qu’une bouchée. Comme à son habitude, et comme Erdogan et Tourabi, Wafa Soltane se prononce pour l’abrogation des versets du Coran qui amoindrissent la femme. Mais contrairement aux autres, elle le fait avec son langage et ses outrances. Normalement, la polémique aurait eu fin sur le plateau mais c’était ignorer la duplicité de Fayçal Al-Kassem et de la chaîne Al-Jazeera. Cette dernière décide de ne pas rediffuser l’émission, contrairement à la tradition, et présente des excuses à son public pour les propos outrageants de Wafa Soltane. C’est ainsi que la réprobation qui avait épargné Tourabi et Erdogan s’est déversée sur Wafa Soltane, simplement parce que c’est une femme. Et une femme, même au mois de mars, doit savoir tenir sa place et, surtout, sa langue. Pour l’avoir ignoré, Wafa Sultane rejoint au pilori arabe le caricaturiste danois, hier anonyme aujourd’hui best-seller mondial&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Halli &lt;em&gt;Le Soir d'Algérie&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/24/article.php?sid=66080&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/24/article.php?sid=66080&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4665734324737465216?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4665734324737465216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4665734324737465216' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4665734324737465216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4665734324737465216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/03/fetwa-pour-un-sommet-incertain.html' title='Fetwa pour un sommet incertain'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-1851394570846278653</id><published>2008-03-16T22:57:00.000-07:00</published><updated>2008-03-16T23:00:21.638-07:00</updated><title type='text'>Ouf ! Ca n'arrive pas chez nous</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les Algériens semblent apathiques, indifférents à tout ce qui se passe autour d’eux. On les dirait même désespérés au point de s’accrocher à un illusoire miracle venant d’un homme providentiel… A condition de lui donner ce que la providence ne peut pas lui garantir : un blanc seing pour commencer là où il aurait dû finir. En attendant le signal de la ruée et des marches triomphales vers le sacre, ces Algériens au fatalisme rayonnant semblaient surnager dans une douce torpeur.Les étals de leurs magasins n’ont jamais proposé autant de variétés de «Kinder» qu’à l’heure des caricatures danoises. Il est vrai que ces braves Danois qui nous offensent nous proposent aussi de l’insuline, pour compenser. Nos compatriotes sont prêts à avaler le poison pourvu que l’antidote soit à portée de main. Je disais donc que les Algériens semblaient se désintéresser de tout ce qui se passe autour d’eux. Oubliés les habitants de Gaza à qui nous promettions notre soutien guerrier jusqu’à la disparition du dernier d’entre eux ! Une vidéo montrant sous plusieurs angles le lynchage d’une jeune fille par une jeunesse frustrée a failli nous aiguillonner. Précédé d’une folle rumeur situant la scène quelque part du côté des nos man’s land urbains, le document nous a réveillés en sursaut, juste le temps de changer de côté. «Ouf !», la tuerie se passait en Irak, ce pays expulsé mani militari de la civilisation. «Ouf !», avons-nous répété en chœur le cri de soulagement du quotidien Al-Watan. Personne n’ignore que chez nous, on ne lapide pas les jeunes filles comme le font ces sauvages Irakiens. En Algérie, on crible une jeune fille de balles quand elle refuse de porter le hidjab. C’est rapide, net et expéditif. On les égorge proprement quand elles ont commis la maladresse de tomber enceintes au maquis. Nous affectionnons particulièrement la méthode qui consiste à les arroser d’essence et à les enflammer, selon qu’elles exposent leurs charmes ou qu’elles les offrent au tout venant. Nous penserons à recourir aux exécutions par jets de pierres, comme les Irakiens, quand le prix de l’essence aura augmenté de façon inversement proportionnelle à celui de la vie des femmes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nous aurions pu nous rendormir avec la conscience du devoir accompli et l’âme sereine si ce trublion de Djamal Al-Bana n’était pas encore venu faire des siennes. Le penseur égyptien a jeté le pavé, rescapé du lynchage irakien, dans la mare où pataugent nos fantasmes. Selon sa dernière fetwa, les jeunes hommes et jeunes filles célibataires ont le droit de s’embrasser. Il suggère même que des parcs adéquats soient créés dans les villes pour faciliter les choses. La fetwa du cheikh ne fait, en réalité, que conforter une réalité, à savoir que les pulsions juvéniles s’accommodent mal des carcans moraux et légaux. La fetwa relayée par le quotidien arabophone Ennahar aljadid a fait réagir de nombreux lecteurs sur le site électronique du journal. Toutes les réactions sont évidemment hostiles à la fetwa et ça se comprend : il ne se passe jamais rien de trouble ou d’érotique dans nos jardins et nos parcs. Tout ce beau monde qui traite Al-Bana de vieillard sénile, ce que n’est pas assurément Karadhaoui, croit dur comme fer, ou autre, en la pureté des sentiers dérobés. Les jeunes gens qui se rencontrent dans les allées isolées le font pour échanger les dernières cassettes de prêches et les CD de Amr Khaled. Les attouchements illicites, les baisers furtifs et les étreintes fugitives n’existent pas chez nous. C’est peut-être bon pour les bords du Nil mais la nouvelle doctrine, qui a besoin au passage de plusieurs mandats pour s’imposer ici, nous prémunit contre ces tentations dangereuses auxquelles s’abandonnent les peuples décadents. C’est la nouvelle doctrine, insidieux dosage de wahhabisme rigoriste et de malékisme superstitieux, qui rythme nos réponses aux défis contemporains. Dans la patrie du fondamentalisme wahhabite, les illuminés d’hier sont les modérés d’aujourd’hui. Crise de conscience ou repli tactique, des extrémistes mettent, si l’on peut dire, de l’eau dans leur vin et se désolidarisent des groupes qui prônent la violence. C’est le cas de deux écrivains saoudiens Abdallah Ben Bedjad et Youssef Abakhil, victimes d’un de ces retours de boomerang, comme l’Histoire en concocte souvent. Les deux compères ont, en effet, publié dans le quotidien Al-Riadh au mois de janvier dernier deux articles affirmant que les juifs et les chrétiens ne doivent pas être considérés comme des apostats ou des ennemis de Dieu. Comme la machinerie met du temps à se mettre en branle, ce n’est que la semaine dernière que la réponse de l’oligarchie religieuse est tombée. Par l’entremise du cheikh Abderrahmane Al-Barak, une fetwa décrète que les deux écrivains sont des apostats et qu’ils méritent la mort en tant que tels. La fetwa somme les deux hommes de se repentir et de renier leurs écrits sinon «ils seront déclarés apostats et condamnés à mort. Ils n’auront pas droit à la toilette mortuaire ni au linceul ni à la prière rituelle et leurs proches ne recevront pas de condoléances». En attendant l’exécution de la sentence, Youssef Abakhil doit être séparé de son épouse, désormais mariée à un apostat et donc vivant dans le péché. Ce qui rappelle la même fetwa, éditée par un tribunal contre le penseur égyptien Nasser Hamed Abou Zeïd, contraint à l’exil. Ce dernier a résumé la complexité de la situation en affirmant qu’il allait intenter une action en justice. «Seulement, a-t-il dit, je ne sais pas auprès de qui me plaindre ni contre qui.» Quant à Ben Bedjad qui rappelle ses liens passés avec des partisans de Ben Laden, il persiste et signe et accuse l’auteur de la fetwa d’encourager le terrorisme. Que ceux qui craignent des revirements similaires des partisans de la violence chez nous se rassurent. De tels miracles n’arrivent qu’en territoires consacrés. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’hebdomadaire égyptien Rose-al-Youssef revient d’ailleurs cette semaine sur le développement des usines à fetwas via les télévisions satellitaires. Évoquant le cas de la chaîne Al-Nas, la revue rappelle qu’à ses débuts il y a deux ans, la station avait opté pour la modération. Progressivement, elle a évolué vers l’extrémisme en se faisant le porte-voix des courants intégristes, notamment celui des Frères musulmans égyptiens. Rose-Al-Youssef s’appuie sur une thèse de magister, «Les fetwas des nouveaux médias et leur impact sur le public», soutenue par une ancienne téléspeakerine de Al- Nas, Dou’a Mohamed Ibrahim Medjahed. Cette dernière a été recrutée par Al-Nas parce qu’elle remplissait une condition majeure : elle portait le hidjab. A ses débuts, elle a présenté une émission de variétés très convenable, au sens où les chanteuses au buste généreux étaient prohibées. Soudainement, et avec l’arrivée du cheikh Mohamed Hassan à la direction de la chaîne, les variétés ont été supprimées et l’extrémisme religieux a commencé à s’imposer. Puis, ce fut le tour du prédicateur Abou Ishaq Al-Howeini de donner l’ultime tour de vis. Sa première fetwa a visé les téléspeakerines, en hidjab, dont l’apparition à l’écran a été considérée comme illicite (haram). C’est ainsi qu’une dizaine d’entre elles s’est retrouvée au chômage. Sachez, enfin, que le monde arabe fait preuve d’ouverture en direction de ses minorités religieuses. Quelques jours après la mort, aux mains de ses ravisseurs, du chef de l’Eglise chaldéenne à Mossoul (Irak), le Qatar a inauguré sa première église à Doha. Le représentant du pape à la cérémonie a salué l’événement et annoncé que des discussions étaient en cours avec l’Arabie saoudite pour faciliter la pratique de leur culte aux chrétiens du royaume. Vous avez dit : «Ouf !» ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ahmed Alli &lt;em&gt;Le Soir d'Algérie&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/17/article.php?sid=65821&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/17/article.php?sid=65821&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-1851394570846278653?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/1851394570846278653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=1851394570846278653' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1851394570846278653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1851394570846278653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/03/ouf-ca-narrive-pas-chez-nous.html' title='Ouf ! Ca n&apos;arrive pas chez nous'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-6237799618600135110</id><published>2008-03-15T12:41:00.000-07:00</published><updated>2008-03-15T12:47:44.675-07:00</updated><title type='text'>Pitié pour les pauvres riches !</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Finalement, les fabuleuses richesses de l’Orient que détiendraient des princes arabes, possédant haras, fauconneries et élevages de… tourterelles, ne seraient que… fables. En réalité, le monde jauge beaucoup plus les Arabes sur leurs frasques et leurs dépenses somptuaires que pour leur fortune réelle. L’imagerie occidentale les représente jouant au casino ou s’adonnant à des jeux très chers et très illégitimes mais elle en oublie la réalité des comptes en banque.Le dernier classement des milliardaires du monde, établi par le magazine Forbes est édifiant à ce sujet. Le premier milliardaire arabe (en dollars bien sûr) n’est que 19e au classement mondial de la catégorie. Il s’agit, vous l’aurez deviné, d’un Saoudien, le prince Walid Ibn Talal en l’occurrence, propriétaire de journaux et de télévisions, à ses heures perdues. La fortune du prince saoudien est évaluée à 21 milliards de dollars. C’est beaucoup pour un Palestinien de Gaza et même pour un dirigeant du Hamas fortuné, comme tout leader islamiste se doit de l’être. Mais ce pactole ne représente qu’un tiers du matelas de dollars (62 milliards) sur lequel trône l’Américain Warren Buffet, premier milliardaire au palmarès 2008. Ce dernier a supplanté le roi de la puce informatique, Bill Gates, relégué pour la première fois à la troisième place. Le Koweïtien Nasser Al- Kharafi occupe la 46e place mondiale avec ses 14 milliards de dollars. Il est talonné par l’Egyptien Naguib Sawiris, vous savez, celui de la puce Djezzy qui nous fait des prix à l’occasion, et qui pèse 12,7 milliards de dollars. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je me suis laissé dire, en passant, que l’Algérie ne devrait pas être étrangère au chiffre qui vient après la virgule. L’Algérie a toujours pris en pitié les pauvres riches, ceux qui construisent pour «lawlidate » (terme pudique pour désigner une progéniture nombreuse et avide). C’est d’ailleurs surprenant : il n’y a aucun Algérien parmi les 1 125 milliardaires répertoriés par Forbes. Il y a comme une blessure d’amour-propre quelque part si tous ceux qui nous grugent et nous volent n’arrivent pas à accéder au gotha mondial. C’est désespérant si tous les efforts que nous déployons depuis 1962 pour nous doter d’une classe riche et portant beau n’aboutissent pas. Est-ce pour cela que nous avons négligé l’éducation, le logement et d’autres besoins accessoires pour aboutir à ce triste résultat ? N’est-il pas navrant d’avoir à assumer nos piètres performances économiques, culturelles et sportives et de subir cette honte en plus : échouer dans la seule discipline où nous sommes particulièrement doués. Atteindre de si hauts niveaux de réussite en matière d’accumulation de richesses, au détriment de la collectivité, et ne pas être, pour une année au moins, le dernier milliardaire. Je veux bien échouer en coupe du monde, en coupe d’Afrique et même en interquartiers mais pas dans notre sport d’élite. Je refuse, par orgueil national et par patriotisme, que nos milliardaires fassent grise mine devant la crème des richesses, acquises à la sueur de tous les fronts. Et qu’on ne vienne pas me raconter que le club des 1 125 n’est pas un club de voleurs ! Je suis sûr qu’en cherchant bien, on en débusquera au moins quelques centaines qui peuvent correspondre aux normes nationales en la matière. Que diable ! Il n’y a pas que des Sawiris et des Ibn Talal dans cette armada huppée, on doit bien y débusquer une bande de coupe-jarrets ou un groupe de chenapans. Ce qu’il nous faut, c’est un sursaut national. Nous devons aborder désormais cette compétition avec sérieux, faire preuve d’abnégation et consentir les sacrifices nécessaires. Il est peutêtre nécessaire d’envisager la création d’un fonds de solidarité pour nos milliardaires qui ont trop de pudeur pour réclamer de l’aide. Grâce à cette contribution, versée par des voies occultes, dans les banques internationales idoines, nos représentants seront en mesure de concourir. Comme le note, toutefois, Digital-Elaph (la version papier du journal électronique Elaph), les milliardaires arabes seraient plutôt à plaindre puisque la plupart d’entre eux ont perdu des points en 2008. Les grands richards arabes ont reculé de plusieurs places au classement en raison des pertes subies dans la crise des subprimes. Les Arabes investissent surtout dans la pierre et les remous qui ont frappé l’immobilier américain ont eu des répercussions négatives sur leurs revenus. C’est ainsi que le prince Al-Walid a laissé des plumes, passant du 13e au 19e rang à cause de ses participations à la City Bank, frappée de plein fouet par la crise de l’immobilier. La même mésaventure est arrivée à un autre milliardaire saoudien actionnaire, lui, de la HSBC. Ajoutez à cela les pertes subies dans leurs propres pays par ces investisseurs à cause de la dépréciation du dollar, monnaie unique des transactions. Selon le magazine qui cite des experts arabes de la finance, les fortunes qui ont progressé sont celles des Asiatiques qui ont su faire des placements plus judicieux, notamment dans les secteurs industriels dopés par le renchérissement des prix du pétrole. Il ne faut pas grand-chose de nos jours, d’ailleurs, pour fabriquer un milliardaire en dollars. J’ai eu la surprise en parcourant la liste reprise par Elaph, le magazine électronique édité à Londres, de trouver le nom du téléprédicateur égyptien Amr Khaled. Ce dernier, selon le classement de Forbes dispose d’un capital appréciable avoisinant les 2 milliards de dollars. Amr Khaled n’a pas bâti sa richesse avec la sueur des musulmans mais avec leurs larmes. Il possède, en effet, le rare talent de faire pleurer les musulmans, et surtout les musulmanes, rien qu’en racontant le meurtre d’Abel par Caïn. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour titiller les glandes lacrymales des croyants naïfs, vous ne trouverez pas mieux que Amr Khaled. Plus les trépas qu’il décrit sont proches de nous, plus impétueux sont les flots de larmes. Evalués en dollars, les pleurs musulmans sont donc cotés à la bourse des prédicateurs même s’ils n’émeuvent pas outre mesure celui qui les déclenche. Ce milliardaire distingué par Forbes a même eu l’outrecuidance de proposer une journée de jeûne pour Gaza à ses compatriotes. Ce qui l’a dispensé de mettre la main à la poche pour aider ces Palestiniens qui ont décidément bon dos et servent d’alibi à toutes les causes troubles et à tous les excès. Il serait bon qu’un jour les mortellement patriotes que sont Amr Khaled et quelques footballeurs, en mal de célébrité, s’entourent de ceintures explosives et nous fassent apprécier leur foi et leurs engagements détonants. Ils pourraient se faire aider par les enfants des dirigeants du Hamas qui n’ont pas encore défrayé la chronique kamikaze. Et puisque ces messieurs ambitionnent de nous ramener aux temps héroïques de l’Islam, pourquoi ne pas prendre la tête de leurs troupes et charger l’ennemi. Ils le font si bien dans les prêches et les discours aux croyants qu’ils nous donnent envie de les voir à l’œuvre. Mais tant que je n’aurai pas vu un dirigeant du Hamas envoyer son fils à la mort, comme il le fait pour les enfants des autres, je reste sceptique. Et mon scepticisme se nourrit aussi bien du classement mondial des milliardaires que des appels désespérés de la kasma d’Assi-Youssef à un troisième mandat.A. H.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/10/article.php?sid=65558&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/10/article.php?sid=65558&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-6237799618600135110?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/6237799618600135110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=6237799618600135110' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6237799618600135110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6237799618600135110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/03/piti-pour-les-pauvres-riches.html' title='Pitié pour les pauvres riches !'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-2770154791353072846</id><published>2008-03-15T12:39:00.000-07:00</published><updated>2008-03-15T12:41:31.153-07:00</updated><title type='text'>La trinité islamiste</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La hausse des prix des denrées de première nécessité est si alarmante qu’elle a éveillé l’attention des religieux saoudiens qui lévitaient jusqu’ici au-dessus de ces contingences. Conscients que les gouvernements n’y pouvaient rien, les imams du vendredi en Arabie saoudite ont levé les bras au ciel. Celui de La Mecque a même fait jouer la rime en implorant « Dieu le Tout Puissant de faire baisser les prix pour les musulmans».Dans son sermon, l’imam indigné a dénoncé les gens qui spéculent sur les prix des marchandises de base. Excellente initiative, d’autant plus qu’ils devaient être assez nombreux à l’écouter, les spéculateurs. Excellente initiative, dirions-nous, mais pourquoi faire preuve encore de sectarisme et invoquer la Providence pour une communauté bien précise ? Pourquoi Dieu devrait-il intervenir uniquement au seul bénéfice des musulmans alors qu’il y a des pauvres et des nécessiteux chez les autres croyants ? Pourquoi ne pas en profiter pour ramener d’autres brebis égarées vers le troupeau ? Ce serait si enrichissant et si galvanisant de pester et de jurer tous ensemble, monothéistes, polythéistes et autres réunis, contre le prix de l’huile et du lait. Cela suffirait sans doute à clore le vieux débat sur les portes de l’idjtihad qui s’entrouvrent juste pour y voir midi. Entre ceux qui persistent à penser que ces portes sont fermées à double tour et ceux qui les voient ouvertes à moitié ou béantes, la communication passe mal. C’est pour ça que le conflit perdure et oppose les gardiens des serrures à ceux qui essaient de trouver les bonnes clés. Lorsque Amine Zaoui, directeur de la Bibliothèque nationale, fait mine de passer en force, avec l’aide d’une escouade pensante, il fait peur. Il effraie ceux d’en face qui ont peur de la clé miraculeuse et soupçonnent l’un ou l’autre des participants de la détenir. Alors, ils envoient l’un des leurs en avant-garde, délicat euphémisme pour désigner en fait ceux qui poussent les troupes à battre plus vite en retraite. L’association des ulémas, qui prétend détenir la science infuse, s’insurge contre l’idée d’enfoncer des portes ouvertes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est du moins ainsi qu’elle voit le projet de notre ami Zaoui. Pour elle, les portes de l’idjtihad ont été de nouveau ouvertes au XIXe siècle par des penseurs réformistes, comme Afghani et Abdou. Et d’ajouter dans un élan d’enthousiasme que les gardiens contemporains des portes ouvertes se nomment Ghazali, Al-Bouti ou encore Karadhaoui. Trois noms que j’associerai volontiers à l’ouverture de la boîte de Pandore plutôt qu’à celle des fameuses portes de l’interprétation. Tant qu’à faire et diabolisation pour diabolisation, il aurait sans doute fallu convier des personnages, disons plus décriés comme l’est Mohamed Arkoun, l’Algérien. Ce dernier est paradoxalement aussi éreinté et contesté dans son propre pays qu’il est reçu et apprécié dans les pays arabes. Arkoun illustre, à sa manière, le lourd handicap de vouloir étudier l’Islam, en étant né dans un pays où on consomme la religion sans prendre la peine de l’étudier. Je pense aussi à l’Egyptien Djamal Al-Bana qui défend la coexistence des religions monothéistes en ces temps d’intolérance et de persécutions. Il revient, d’ailleurs, sur ce sujet cette semaine dans un article intitulé «Les religions ne s’effacent pas mutuellement mais elles se complètent mutuellement». Le frère cadet de Hassan Al- Bana suggère de remettre à plat toutes les idées reçues, à commencer par la conviction de chacun que sa religion est la meilleure. Cette conviction tient plus de la nature humaine que de la religion elle-même puisqu’elle est reçue en héritage et que personne n’étudie sa religion avant de l’adopter, note-t-il. Djamal Al-Bana en appelle à revisiter l’histoire en général, et celle des guerres de religion, en particulier qui ont été les plus dures. Il en tire la conclusion qu’aucune des trois religions monothéistes n’échappe encore à la tentation de se substituer aux autres. Et ceci est encore plus vrai pour l’Islam de nos jours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Sur ce volet de l’Histoire, j’ai relevé sur le site de Middle East Transparency, cette contribution du journaliste yéménite Ahmed Al-Hobishi qui revient sur la haine des Frères musulmans pour Djamal Abdel Nasser. Cette haine tenace qui poursuit le leader arabe jusque dans la tombe s’est vérifiée une fois encore en janvier dernier sur Al-Djazira. Jusqu’alors, la lucarne des Frères musulmans exploitait les anniversaires ordinaires de Nasser pour lancer ses attaques contre lui. Cette fois-ci, elle a mis à profit jusqu’à l’anniversaire de sa naissance puisque la chaîne qatarie a célébré à sa manière le 90e anniversaire de l’ancien président de l’Egypte, relève notre confrère. S’aidant de témoignages contemporains et de documents historiques, Ahmed Al- Hobishi réfute les thèses du mouvement islamiste concernant ses rapports avec la Révolution de juillet 52. L’élément de crise dans cette relation fut la revendication des Frères musulmans exigeant que les lois et les décisions futures du Conseil de la révolution soient d’abord entérinées par le bureau exécutif du mouvement. Djamal Abdel Nasser répondit que la Révolution n’accepterait aucune tutelle, que ce soit celle de la mosquée ou de l’Eglise. Puis, il accepta de recevoir Mamoun Al-Hodheibi, le commandeur des «Frères» à condition de discuter uniquement de la coopération entre la Révolution et le mouvement hors de toute tutelle. A la grande surprise de Nasser, Al- Hodheibi lui présenta d’autres revendications excluant les précédentes. Le mouvement attendait des Officiers libres les mesures suivantes : imposer aux femmes le port du hidjab, fermer les salles de cinéma et de théâtre, proscrire les chansons et la musique, généraliser l’usage des chants religieux, interdire le travail des femmes et, enfin, débarrasser Le Caire et toute l’Egypte des statues anciennes et modernes. Nasser répliqua qu’il ne permettrait jamais que l’Egypte retourne encore une fois à un état primitif. Et il inscrivit cette réponse sur la feuille de route qui lui avait été présentée et il interpella Al-Hodheibi en ces termes : «Pourquoi avez-vous fait serment d’allégeance au roi Farouk en qualité de «commandeur des croyants» ? Pourquoi ne lui avez-vous pas présenté de telles exigences alors que vous en aviez toutes les possibilités ? Et pourquoi répétiez-vous tout le temps avant la Révolution : «Le pouvoir appartient à son détenteur (le Roi)». Par la suite, les «Frères» agirent comme s’ils avaient renoncé à leurs autres revendications n’en maintenant qu’une seule : celle du hidjab. A l’appui de cette exigence maintenue, ils présentèrent à Nasser des croquis représentant des modèles de hidjab tels que les ont conçus les islamistes. Leur sainte trinité en quelque sorte. Le premier qualifié de «détestable» représente une femme recouverte de la tête aux pieds mais avec le visage et les mains visibles. Le second, dit «peut mieux faire», montre une femme avec les chaussures voyantes et les mains visibles. Le troisième, enfin, étiqueté «idéal», montre une femme recouverte entièrement de noir. S’adressant à l’un de ses interlocuteurs, le leader égyptien lui demanda : « Bon ! Pourquoi tes filles vont-elles tête nue et pourquoi n’arborent-elles pas un des hidjabs que vous voulez imposer aux Egyptiennes par décret ?» Cela dit, Nasser fit beaucoup d’autres concessions à l’islamisme. Il introduisit l’éducation islamique dans les écoles et l’imposa comme matière d’examen, précise notre confrère yéménite. Sans compter les mosquées qui passèrent de 11 000 à 21 000 en l’espace de 18 ans. Finalement, chacun a sa boîte de Pandore.A. H. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/03/article.php?sid=65279&amp;amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/03/article.php?sid=65279&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-2770154791353072846?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/2770154791353072846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=2770154791353072846' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/2770154791353072846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/2770154791353072846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2008/03/la-trinit-islamiste.html' title='La trinité islamiste'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8530494563896539800</id><published>2007-01-29T10:43:00.000-08:00</published><updated>2007-01-29T10:45:14.421-08:00</updated><title type='text'>Grandeur et décadence des idoles</title><content type='html'>Comment un homme adulé, porté aux nues il y a à peine six mois, peut-il se transformer en monstre sanguinaire, ennemi des Arabes? Au mois d'août dernier, le Libanais Hassan Nasrallah était l'idole des foules à Belcourt et à Oued- Koreiche. Pour les fanas de la marche arrière, il avait réussi à ramener le Liban là où il devait être : au même niveau que tous les autres.C'est tout de même intolérable qu'un pays arabe veuille vivre mieux et avec plus de libertés que tous ses autres voisins. Nasrallah était donc le champion rêvé pour accomplir la plus possible des missions : tirer tout ce beau monde vers le bas. Seulement, il en a trop fait, le Nasrallah ; et allumer un vaste feu à Beyrouth ne suffit pas à dissimuler les préparatifs d’incendie des pyromanes de Téhéran. De plus, il n'a pas tenu compte des risques d'affrontements entre sunnites et chiites et il y en a eu malheureusement. Le plus ultra des religieux chiites a fait vibrer la corde sunnite, déjà bien tendue depuis le simulacre d'exécution de Saddam. Depuis, le chiite arrogant et lançant des défis à Israël a chuté dans les sondages de quartiers. La rue arabe lui tourne ostensiblement le dos. Tous les supporters de football qui clamaient son nom reviennent à nouveau vers nos chères vedettes aux jambes lourdes. Le verdict populaire est tombé : le chiisme ne passera pas, et surtout pas dans nos écoles. Pour faire place nette et laisser le champ libre au fondamentalisme wahhabite, les quelques trublions qui se piquaient de chiisme on été interdits de redoubler. Seuls les bons enseignants, nourris de "salafisme" pur et dur, pourront désormais imprégner nos chers petits de la substantifique moelle. Celle qui empêche durablement l'érection des neurones et la fébrilité des cortex. Pour assurer le succès de cette entreprise et lui conférer un cachet authentiquement algérien, les responsables de nos déboires éducatifs ont encore innové : les cours de la matinée et de l'après-midi seront désormais ponctués par une séance de lever des couleurs. De quoi donner une indigestion de nationalisme à nos chérubins qui auront ainsi tout le loisir de disséquer le politique du religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois la question du nationalisme évacuée, si j'ose dire, dans le cadre des programmes éducatifs, il faudra penser à l'avenir. Réfléchir à la question de l'emblème national et de ses composantes. Pas question de recourir au drapeau saoudien, déjà propriété exclusive et inaliénable du FIS et de ses avortons, élus au suffrage universel. Il faudrait peut-être réfléchir à une solution intermédiaire : garder les couleurs actuelles défraîchies par une exposition trop longue aux intempéries et leur ajouter quelque chose. Je vois bien une épée turque, façon janissaire avec une inscription sur le plat proclamant la résurrection du califat ottoman qui fit régner la lumière et la prospérité dans ses harems. On pourra y ajouter une inscription à la gloire de Dieu, comme le fit cet opportuniste de Saddam. On pourra alors célébrer sans honte le culte du "dirigeant martyr" que prônent tous les journalistes nostalgiques des largesses proverbiales du Raïs (1). Sur ces entrefaites, les théologiens les plus en vue du sunnisme et du chiisme se sont réunis à Doha, capitale du Qatar, autre nom du porte-avion américain stationné dans le Golfe. Selon ses initiateurs, dont le cheikh Karadhaoui, pacifiste de fraîche conversion, il s'agissait d'établir un dialogue durable entre les deux grandes familles de l'Islam. Il y a eu dialogue, en effet, mais du genre qu'échangent des guerriers sur le champ de bataille. Heureusement que tout ce beau monde avait été fouillé à l'entrée, sinon la conférence aurait viré au massacre. L'empoignade verbale a été particulièrement virulente, comme le rapportent les médias. Doha n'a pas accueilli des hommes de religion mais des émissaires de leurs pouvoirs respectifs, dûment mandatés pour empêcher l'impossible entente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conférence de Doha a ainsi tourné à la lutte d'influence de deux courants négationnistes. Le premier, sunnite wahhabite, qui ne voit dans le monde musulman qu'un troupeau de fidèles asservis à la ligne "salafiste". Le second, chiite, qui réfute toute autre doctrine "kharédjite", hors la ligne dirigeante des duodécimains. Tout ceci sur fond de tueries et de massacres en Irak. Résultat : la conférence de Doha a accentué les dissensions au lieu de les réduire. Ceux qui sont tentés de voir derrière cet échec les mains réunies de la CIA et du Mossad n'ont pas entièrement tort. Si de telles joutes (2) avaient été préparées et animées, en sous-main, par les deux services secrets, le résultat n'aurait pas été aussi probant. Encore une fois, Bush a des raisons de ne pas désespérer des Arabes. Ils se comportent exactement, conformément aux plans américains. Car, au final, l'objectif de Bush et de l'Amérique n'est pas d'instaurer la démocratie dans le monde arabe. "C'est trop bien pour ces gens-là", doit-il se dire in petto. Et puis, connaissez-vous un meilleur endroit pour y déverser les surplus de la civilisation industrielle ? C'est là le discours que Bush tient en filigrane aux Arabes lorsqu'il s'adresse à ses concitoyens. Les Anglais, ses alliés, eux qui se prennent pour la première démocratie du monde et pensent avoir réglé le problème du communautarisme sont en passe de déchanter. Leurs efforts pour intégrer les musulmans de Grande-Bretagne sont en train d'aller vers l'échec. L'année dernière, les autorités avaient déjà tiré la sonnette d'alarme en reprochant aux imams du royaume de ne pas faire d'efforts suffisants pour enrayer le terrorisme islamiste. Ce qui, en clair, signifiait que les hommes du culte encourageaient tacitement ou activement le terrorisme à défaut de le combattre. Le magazine Elaph s'est fait, par ailleurs, l'écho d'un incident qui a eu lieu en début de cette année et qui pourrait avoir un effet boule de neige. Comme on le sait, les responsables de la police londonienne essaient d'intégrer des femmes policières dans leurs effectifs. Dans le souci de séduire, ces messieurs avaient même été jusqu'à proposer aux futurs "conscrits" une "tenue islamique", conforme au nouveau dogme. Le chef de la police pensait avoir donc réglé un épineux problème lorsqu'il s'est rendu récemment dans une école de police pour présider la sortie d'une promotion féminine. Le directeur de l'école l'a informé toutefois d'un casse-tête de dernière minute. L'unique élève musulmane de la promotion refusait de se plier à la poignée de main traditionnelle, par conviction religieuse. De plus, elle ne voulait pas figurer aux côtés du responsable pour la non moins traditionnelle photo souvenir. Des collègues de la policière ont expliqué qu'elle croyait à son premier devoir qui est de défendre la loi mais en cas de choix, elle opterait pour ses devoirs religieux. Ce qui fait dire à notre confrère qu'il va être bien difficile pour cette jeune fille de faire son travail de policière. "Comment réagira-t-elle si elle est en face d'un homme pris d'un malaise cardiaque et qu'elle est obligée de lui faire un bouche-à-bouche ? Est-ce qu'elle se déshabillera et se jettera à l'eau pour sauver un homme de la noyade comme on le lui a enseigné ?", interroge-t-il. Il ne faudra pas s'étonner que les Britanniques se méfient des ces musulmans qui veulent bien des avantages sociaux de la citoyenneté mais qui refusent de se mouiller. A. H.(1) Notre amie Raja Benslama s'est étonnée de la propension des Arabes à vouer un culte à leurs tyrans les plus sanguinaires. Comme tous les psychologues amateurs, je suis tenté de chercher des origines arabes au masochisme. (2) Je ne sais pas pourquoi mais de telles réunions me font penser au poème tragicomique de Nicolas Boileau sur la "Bataille du lutrin" qui met en scène des curés de l'autre bord.Ahmed Alli Le soir d'Algérie &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/29/article.php?sid=48876&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/29/article.php?sid=48876&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8530494563896539800?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8530494563896539800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8530494563896539800' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8530494563896539800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8530494563896539800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/grandeur-et-dcadence-des-idoles.html' title='Grandeur et décadence des idoles'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8862798494394167839</id><published>2007-01-15T11:00:00.000-08:00</published><updated>2007-01-15T11:03:15.355-08:00</updated><title type='text'>Leurs gentils et nos méchants</title><content type='html'>Il paraît que c'est un commerçant de Tunis qui a permis de mettre en échec les projets d'attentat contre plusieurs bâtiments de la capitale. Cet épicier avait remarqué, en effet, que l'un de ses clients s'était brusquement mis à acheter une quantité inhabituelle de pains. Ses achats quotidiens dépassaient, de loin, les besoins d'une famille. En bon citoyen, soucieux de la stabilité de son pays, il avait informé la police de ce comportement intrigant. C'est ainsi qu'un projet terroriste de grande ampleur a été éventé.C'est sans doute à partir de ce détail que la presse locale a tout de suite désigné la piste algérienne. Tout le monde sait que nous sommes de grands mangeurs de pain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est d'une logique irréfutable et je suis tenté de souscrire pleinement à cette hypothèse tant il est vrai que l'intégrisme ignore les frontières qu'il n'a pas tracées lui-même. Seulement, je trouve que nos frères tunisiens sont par trop imprévisibles et partiaux dans ce domaine. Ils donnent l'impression de suivre les mouvements et les sautes d'humeur de leurs dirigeants bien aimés et même adulés. Au début de l'année, journalistes, syndicalistes et semi-officiels clamaient publiquement leur douleur devant l'exécution de Saddam Hussein. Dans une belle unanimité nationale, suivant un axe s'étendant de Londres à Tunis en passant par Al-Qaïda, la dénonciation a été unanime. Islamistes et républicains islamisants ont fustigé à voix haute la cruauté et l'esprit de vengeance des dirigeants chiites irakiens. On était en face de l'entente retrouvée, au détriment du Maghreb des Etats, alliés contre le terrorisme. Il n'était donc pas question de briser cette belle fraternité en accusant injustement les islamistes tunisiens d'avoir fomenté un complot terroriste. D'ailleurs, ni Londres ni Doha n'ont revendiqué ou approuvé ces actes de violence. Le péril ne pouvait venir que d'ailleurs et c'est d'ailleurs qu'il est venu. Il était hors de propos de stigmatiser les gentils islamistes tunisiens alors que la méchanceté et la cruauté ont une adresse: l'Algérie. Les intégristes tunisiens sont des pacifistes convaincus, contrairement à ces enragés d'Algériens qui ne rêvent que de fleuves de sang. On vous expliquera, ensuite et sur un ton docte, que la Tunisie, autant que le Maroc, n'est pas l'Algérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Tunisiens sont d'ardents patriotes qui appellent la police au moindre pain suspect. Tandis que les Algériens… tous suspects ! Voyez comment ils traitent leurs assassins de retour des maquis ! Observez la façon dont s'opère la réinsertion des terroristes comme si le pays était retourné aux premières années de l'indépendance ! On raconte même que le chef "repenti", Anouar Haddam, reprendrait des activités publiques. A l'occasion, il pourrait être convié à distribuer des bonbons aux orphelins et aux futurs orphelins de la police. On pense même au siège du Commissariat central d'Alger pour abriter de telles cérémonies du pardon. N'importe quoi ! Ils sont décidément incorrigibles ces Tunisiens ! Ils feraient mieux de s'occuper de la santé de leur président, au lieu de spéculer sur l'avenir du nôtre. Comme s'ils ignoraient que, chez nous, les chefs pensent d'abord à se succéder à eux-mêmes. Ensuite, voyez le roi de France, Louis XIV ! Il y a plusieurs façons de rentrer dans l'histoire et, donc, plusieurs manières de l'écrire. Lorsqu'il s'agit de raconter l'histoire dans les manuels scolaires, les pédagogues font parfois fi de la vérité historique, comme en Egypte. La semaine dernière, j'avais évoqué la façon dont Al- Azhar avait validé une thèse de doctorat vouée à l'excommunication rétroactive. L'argument spécieux mais irréfragable du jury était que la thèse s'appuyait sur une vérité essentielle : l'histoire de l'Egypte a commencé avec l'Islam, à l'exclusion de tout ce qui est antérieur. Il y a quelques jours, l'historienne égyptienne Samah Fawzi a confirmé l'existence de ces absurdités, jusque dans les ouvrages scolaires. Dans le manuel d'histoire d'une classe du primaire, Samah Fawzi relève de quelle manière la mosquée est transformée de lieu de culte, sujet de respect et de dévotion, en terrain de mobilisation et de préparatifs guerriers. La mosquée, peut-on lire, “c'est l'école où les musulmans apprennent tout ce qui concerne leur religion et leur vie terrestre… le lieu où se rassemblent les soldats de Dieu avant de lancer une opération grandiose. C'est, enfin, le monument qui marque la distinction entre la société musulmans et les autres”. La guerre de 1973, par exemple, est présentée, par ailleurs, comme un combat entre juifs et musulmans. La leçon d'histoire exclut, de fait, la participation des coptes d'Egypte et occulte leur existence. “Voici les fortifications de la ligne Bar-Lev. Dieu nous a donné la victoire sur les juifs comme il l'a donnée au Prophète (QSSL) sur les juifs à Médine. Il a fait s'écrouler leurs fortifications sur leurs têtes.” La guerre est donc une guerre religieuse et c'est ce que l'enfant doit apprendre dans ce livre, observe Samah Fawzi. Comme il est spécifié en marge de la leçon, l'objectif est d'enseigner “l'honneur de subir le martyre au service de Dieu” et de mettre en garde contre “la traîtrise et la fourberie des juifs”, hier et aujourd'hui. “C'est ainsi, note l'historienne, que la victoire d'Octobre 1973 est présentée comme une victoire des musulmans sur les juifs. Où est le rôle de nos compatriotes coptes ? Pourquoi traitons- nous toutes choses sous l'angle de la religion. La réalité, les institutions et même l'histoire sont désormais considérées avec un regard religieux. Pourquoi le manuel d'histoire occulte-t-il les éléments arabes et chrétiens dans le conflit avec Israël ? Veut-on laisser entendre aux chrétiens arabes que cette patrie n'est pas la leur, que cette histoire n'est pas la leur et que cet avenir ne leur appartient pas ? Ce qui aura pour effet d'accentuer l'exode des chrétiens vers les pays occidentaux. Avec le temps, la sphère arabe perdra sa pluralité religieuse et la tolérance y disparaîtra. Le rejet de l'autre amènera les musulmans de différents rites à s'entretuer.” “Ces quelques exemples, souligne encore Samah Fawzi, montrent que l'information et l'enseignement recèlent en leur sein des tendances alimentées par les courants de l'islam politique. Ces tendances ne reflètent pas la nature et le fond de la société égyptienne diverse et plurielle. Aussi, ne faut-il pas éluder la responsabilité du gouvernement dans la persistance de telles absurdités. Ce sont ses institutions qui produisent, propagent et consomment ces avatars." Pour mieux mesurer l'ampleur du mal, il faut sans doute méditer cette initiative qui nous vient de Syrie. La Syrie qui serait, à en croire les opposants à Bechar Al- Assad, sur le point de succomber aux charmes du chiisme, sous la férule alaouite. Cela se passe à l'université de Damas. Une commission sur l'écriture de l'histoire s'est donné pour mission de réécrire l'histoire des Arabes avec une approche plus saine et plus réaliste. Selon le promoteur du projet, un certain Abdelkarim Ali, “il ne s'agit pas de réécrire l'histoire pour la modifier. Il s'agit simplement de procéder à la relecture de l'histoire dans ses aspects les plus positifs et dans l'intérêt de la société”. Alors soyons positifs ! Attendons, sans trop d'impatience, le chapitre sur la dynastie des Assad, sans oublier aussi, bien sûr, celui de la présence syrienne au Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie"&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/15/article.php?sid=48238&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/15/article.php?sid=48238&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8862798494394167839?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8862798494394167839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8862798494394167839' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8862798494394167839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8862798494394167839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/leurs-gentils-et-nos-mchants.html' title='Leurs gentils et nos méchants'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4555707718331301245</id><published>2007-01-08T02:33:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:35:24.548-08:00</updated><title type='text'>"Nichan" et les voleurs de joies</title><content type='html'>S'il y a une blague à laquelle il faut décerner le titre de blague de l'année 2006 c'est bien celle-ci : des cohortes de défunts se présentent en bon ordre aux portes du paradis. La "Voix" d'en haut interroge l'ange préposé à l'ouverture des portes: "Qui sont ces gens-là ?" "C'est Jésus qui veut faire entrer son peuple au paradis", répond l'ange. "Laisse-les entrer!", commande la "Voix" d'en haut. Arrive ensuite une autre procession.La même question résonne, suivie de la réponse : "C'est Moïse et son peuple." Les portes s'ouvrent devant la deuxième procession. Juste après la fermeture des portes, une immense clameur surgit de loin. Des milliards d'individus avancent, dans un désordre et une cohue indescriptibles, en criant des slogans religieux. On se croirait au rituel de la lapidation du diable. Qu'est-ce que c'est que ce vacarme ? demande la "Voix" d'en haut. L'ange derrière son judas crie à pleine voix pour être entendu : "Ce sont les musulmans, le peuple de Mohamed qui veulent entrer au paradis à la suite de leur Prophète." Alors la voix d'en haut ordonne à l'ange : "Fais entrer Mohamed et referme les portes !" Il y a comme ça des petites histoires humoristiques sur la religion qui ont circulé, tout au long de l'année 2006, jusqu'aux abords des mosquées sans déclencher, pour autant, un tsunami de vertu outragée. Vous connaissez sans doute déjà celle qui mérite le second prix, mais je vous la raconte, pour ceux et celles qui n'ont plus d'oreille. "La chanteuse Cheikha Remiti monte au ciel et se dirige vers l'entrés du paradis, escortée par un chérubin aux anges devant cette distinction. En chemin, ils passent devant l'enfer où rôtissent des chanteurs et des artistes qui ont connu la gloire sur terre. Ces damnés sont scandalisés par le "régime de faveur" consenti à la diva du raï. Ils protestent : "Elle ne mérite pas plus le paradis que nous, sa place est en enfer." Hautaine et méprisante, la chanteuse jette à peine un coup d'œil aux pensionnaires de la géhenne et franchit, imperturbable, les portes du paradis. Le temps passe et, un jour, nos artistes à la jalousie incandescente voient venir vers eux Cheikha Remiti. "Dieu soit loué, s'écrie leur leader qui a amassé une fortune sur terre en faisant commerce de fausses notes et de chants dits patriotiques. Ils t'ont enfin démasquée et ils te renvoient parmi nous, là où tu aurais dû être depuis le début." La chanteuse dévisage avec mépris le chanteur à la voix de crécelle et réplique : "Je sais que tu brûles d'impatience de me voir à tes côtés mais je suis désolée de te décevoir. Je ne suis venue en enfer que pour faire chauffer mon tambourin." En troisième position, je classerais celle-ci, que je garantis, comme authentiquement algérienne, mais que nos voisins nous ont piquée, comme tout le reste d'ailleurs. "Un imam autoproclamé et à moitié analphabète se présente aux portes du paradis. Il s'aperçoit que les candidats au nirvana doivent subir un test de culture générale pour être admis parmi les bienheureux. Arrivé à proximité de "l'examinateur", il peut entendre distinctement les questions posées aux deux défunts qui sont devant lui ainsi que leurs réponses. "Qui a ouvert un passage dans la mer avec sa canne ? interroge l'ange. "C'est Sidna Moussa (Moïse), bien sûr, répond le premier. Le second est interrogé à la suite : "Qui a marché sur l'eau ?" et il répond du tac au tac : "Sidna Aïssa, voyons !" Notre imam se dit que les portes du paradis ne sont pas, décidément, si hermétiques que ça. Il avance à son tour et il écoute la question : "Qui parlait aux animaux ?" Et il répond, triomphant : "Trop facile, c'est Sidna Tarzan, évidemment !" C'est l'histoire que nos voisins marocains se sont appropriée, en remplaçant Tarzan par Mowgli. En publiant cette blague, avec d'autres plus sulfureuses, l'hebdomadaire arabophone Nichan (qui veut dire direct, tout droit) a découvert, à son tour, que les chemins de l'enfer sont pavés de bonnes intentions. Résultat : la revue a été suspendue sine die et tout ce que le Maroc recèle d'indignation contenue a déferlé sur les animateurs du périodique. Au départ, l'intention du journal était pertinente et louable : il s'agissait de montrer que le peuple musulman marocain savait rire de lui-même, de ses faux apôtres et de ses dirigeants déconsidérés. Malheureusement, le florilège contenait quelques "nouktas" assez croustillantes qui ont provoqué la mobilisation générale contre Nichan. L'hebdo croyait faire plaisir à ses lecteurs et les égayer pour finir l'année en beauté, mais les voleurs de joies étaient à l'affût. On a eu droit aussi à des plaisanteries de mauvais goût, comme celle que nous a offerte Al-Azhar pour clôturer 2006. Je ne parle pas des démonstrations de karaté organisées par les étudiants, Frères musulmans sur le campus. Il y a des phénomènes plus dangereux comme cette thèse de doctorat en théologie qui excommunie les vivants et surtout les morts. Une perspective qu'appréhendait Naguib Mahfouz avant sa mort : être déclaré apostat à titre posthume. Selon le quotidien koweïtien Al-Watan, cette thèse validée, bien sûr, par Al-Azhar, voue aux gémonies des journalistes et des écrivains célèbres. En tête des apostats, post mortem, figure la fondatrice de la revue Rose-al-Youssef, Fatma Al- Youssef. Son fils, le grand écrivain Ihsane Abd el - Qodous, est aussi dans la charrette, pour faire bonne mesure. L'auteur de la thèse, dont le nom n'est pas divulgué, condamne aussi Mahmoud Abbès Al-Akkad qui n'était pourtant pas un laïc intransigeant. Le célèbre journaliste et historien Hassanein Heykal est lui aussi excommunié de son vivant. La thèse excommunicatrice reproche entre autres à la revue Rose-al-Youssef de défendre la civilisation des pharaons, mécréants et idolâtres. Quant à la fondatrice du journal, elle a, en tant que femme, enfreint la Charia en sortant de chez elle pour aller travailler. Le pire dans tout cela, note Al-Watan, c'est que les membres du jury ont approuvé les idées énoncées sur la période pharaonique. Pour eux, l'histoire de l'Egypte a commencé avec l'Islam et tout ce qui lui est antérieur est caduc. On peut imaginer le mal que peut faire l'auteur de cette thèse, après avoir obtenu son doctorat et s'être ouvert les portes de l'enseignement. Revenons, enfin, sur la très mauvaise plaisanterie commise par l'alliance américano-irakienne qui a volé aux Arabes et aux musulmans une fête qu'ils ne sont pas près de récupérer. Je suis encore sous le coup de la stupeur et de l'horreur suscitées par le "spectacle" de l'exécution de Saddam. N'ayant jamais été un chaud sympathisant du dictateur irakien, j'ai été beaucoup plus troublé par la vue de cet homme et le mépris qu'il a affiché vis-à-vis de sa propre mort. Bien sûr, les grands militants de la cause arabe, dont j'observe les navrantes gesticulations, crieront au courage et à l'héroïsme. Pour ma part, je ne peux m'empêcher de penser qu'il a été exécuté, seulement, pour avoir tué 128 personnes alors que ses victimes se comptent par milliers. Bush et ses alliés irakiens se sont épargné les frais d'autres procès, mais ils ont enfoncé encore plus la graine de la colère et de la révolte dans l'humus arabe. Aujourd'hui, en Irak, il y a une guerre ouverte entre un chiisme revanchard et un sunnisme qui tire sa force de l'exaltation mystique de ses adeptes. Cette guerre entre deux intégrismes risque de durer longtemps. Et si l'un des deux camps l'emportait, il déclencherait ce choc frontal des civilisations, le seul rêve à deux que font Bush et Karadhaoui. Vous devinez aisément qui seront les vaincus de la confrontation.A. H.&lt;br /&gt;S'il y a une blague à laquelle il faut décerner le titre de blague de l'année 2006 c'est bien celle-ci : des cohortes de défunts se présentent en bon ordre aux portes du paradis. La "Voix" d'en haut interroge l'ange préposé à l'ouverture des portes: "Qui sont ces gens-là ?" "C'est Jésus qui veut faire entrer son peuple au paradis", répond l'ange. "Laisse-les entrer!", commande la "Voix" d'en haut. Arrive ensuite une autre procession.La même question résonne, suivie de la réponse : "C'est Moïse et son peuple." Les portes s'ouvrent devant la deuxième procession. Juste après la fermeture des portes, une immense clameur surgit de loin. Des milliards d'individus avancent, dans un désordre et une cohue indescriptibles, en criant des slogans religieux. On se croirait au rituel de la lapidation du diable. Qu'est-ce que c'est que ce vacarme ? demande la "Voix" d'en haut. L'ange derrière son judas crie à pleine voix pour être entendu : "Ce sont les musulmans, le peuple de Mohamed qui veulent entrer au paradis à la suite de leur Prophète." Alors la voix d'en haut ordonne à l'ange : "Fais entrer Mohamed et referme les portes !" Il y a comme ça des petites histoires humoristiques sur la religion qui ont circulé, tout au long de l'année 2006, jusqu'aux abords des mosquées sans déclencher, pour autant, un tsunami de vertu outragée. Vous connaissez sans doute déjà celle qui mérite le second prix, mais je vous la raconte, pour ceux et celles qui n'ont plus d'oreille. "La chanteuse Cheikha Remiti monte au ciel et se dirige vers l'entrés du paradis, escortée par un chérubin aux anges devant cette distinction. En chemin, ils passent devant l'enfer où rôtissent des chanteurs et des artistes qui ont connu la gloire sur terre. Ces damnés sont scandalisés par le "régime de faveur" consenti à la diva du raï. Ils protestent : "Elle ne mérite pas plus le paradis que nous, sa place est en enfer." Hautaine et méprisante, la chanteuse jette à peine un coup d'œil aux pensionnaires de la géhenne et franchit, imperturbable, les portes du paradis. Le temps passe et, un jour, nos artistes à la jalousie incandescente voient venir vers eux Cheikha Remiti. "Dieu soit loué, s'écrie leur leader qui a amassé une fortune sur terre en faisant commerce de fausses notes et de chants dits patriotiques. Ils t'ont enfin démasquée et ils te renvoient parmi nous, là où tu aurais dû être depuis le début." La chanteuse dévisage avec mépris le chanteur à la voix de crécelle et réplique : "Je sais que tu brûles d'impatience de me voir à tes côtés mais je suis désolée de te décevoir. Je ne suis venue en enfer que pour faire chauffer mon tambourin." En troisième position, je classerais celle-ci, que je garantis, comme authentiquement algérienne, mais que nos voisins nous ont piquée, comme tout le reste d'ailleurs. "Un imam autoproclamé et à moitié analphabète se présente aux portes du paradis. Il s'aperçoit que les candidats au nirvana doivent subir un test de culture générale pour être admis parmi les bienheureux. Arrivé à proximité de "l'examinateur", il peut entendre distinctement les questions posées aux deux défunts qui sont devant lui ainsi que leurs réponses. "Qui a ouvert un passage dans la mer avec sa canne ? interroge l'ange. "C'est Sidna Moussa (Moïse), bien sûr, répond le premier. Le second est interrogé à la suite : "Qui a marché sur l'eau ?" et il répond du tac au tac : "Sidna Aïssa, voyons !" Notre imam se dit que les portes du paradis ne sont pas, décidément, si hermétiques que ça. Il avance à son tour et il écoute la question : "Qui parlait aux animaux ?" Et il répond, triomphant : "Trop facile, c'est Sidna Tarzan, évidemment !" C'est l'histoire que nos voisins marocains se sont appropriée, en remplaçant Tarzan par Mowgli. En publiant cette blague, avec d'autres plus sulfureuses, l'hebdomadaire arabophone Nichan (qui veut dire direct, tout droit) a découvert, à son tour, que les chemins de l'enfer sont pavés de bonnes intentions. Résultat : la revue a été suspendue sine die et tout ce que le Maroc recèle d'indignation contenue a déferlé sur les animateurs du périodique. Au départ, l'intention du journal était pertinente et louable : il s'agissait de montrer que le peuple musulman marocain savait rire de lui-même, de ses faux apôtres et de ses dirigeants déconsidérés. Malheureusement, le florilège contenait quelques "nouktas" assez croustillantes qui ont provoqué la mobilisation générale contre Nichan. L'hebdo croyait faire plaisir à ses lecteurs et les égayer pour finir l'année en beauté, mais les voleurs de joies étaient à l'affût. On a eu droit aussi à des plaisanteries de mauvais goût, comme celle que nous a offerte Al-Azhar pour clôturer 2006. Je ne parle pas des démonstrations de karaté organisées par les étudiants, Frères musulmans sur le campus. Il y a des phénomènes plus dangereux comme cette thèse de doctorat en théologie qui excommunie les vivants et surtout les morts. Une perspective qu'appréhendait Naguib Mahfouz avant sa mort : être déclaré apostat à titre posthume. Selon le quotidien koweïtien Al-Watan, cette thèse validée, bien sûr, par Al-Azhar, voue aux gémonies des journalistes et des écrivains célèbres. En tête des apostats, post mortem, figure la fondatrice de la revue Rose-al-Youssef, Fatma Al- Youssef. Son fils, le grand écrivain Ihsane Abd el - Qodous, est aussi dans la charrette, pour faire bonne mesure. L'auteur de la thèse, dont le nom n'est pas divulgué, condamne aussi Mahmoud Abbès Al-Akkad qui n'était pourtant pas un laïc intransigeant. Le célèbre journaliste et historien Hassanein Heykal est lui aussi excommunié de son vivant. La thèse excommunicatrice reproche entre autres à la revue Rose-al-Youssef de défendre la civilisation des pharaons, mécréants et idolâtres. Quant à la fondatrice du journal, elle a, en tant que femme, enfreint la Charia en sortant de chez elle pour aller travailler. Le pire dans tout cela, note Al-Watan, c'est que les membres du jury ont approuvé les idées énoncées sur la période pharaonique. Pour eux, l'histoire de l'Egypte a commencé avec l'Islam et tout ce qui lui est antérieur est caduc. On peut imaginer le mal que peut faire l'auteur de cette thèse, après avoir obtenu son doctorat et s'être ouvert les portes de l'enseignement. Revenons, enfin, sur la très mauvaise plaisanterie commise par l'alliance américano-irakienne qui a volé aux Arabes et aux musulmans une fête qu'ils ne sont pas près de récupérer. Je suis encore sous le coup de la stupeur et de l'horreur suscitées par le "spectacle" de l'exécution de Saddam. N'ayant jamais été un chaud sympathisant du dictateur irakien, j'ai été beaucoup plus troublé par la vue de cet homme et le mépris qu'il a affiché vis-à-vis de sa propre mort. Bien sûr, les grands militants de la cause arabe, dont j'observe les navrantes gesticulations, crieront au courage et à l'héroïsme. Pour ma part, je ne peux m'empêcher de penser qu'il a été exécuté, seulement, pour avoir tué 128 personnes alors que ses victimes se comptent par milliers. Bush et ses alliés irakiens se sont épargné les frais d'autres procès, mais ils ont enfoncé encore plus la graine de la colère et de la révolte dans l'humus arabe. Aujourd'hui, en Irak, il y a une guerre ouverte entre un chiisme revanchard et un sunnisme qui tire sa force de l'exaltation mystique de ses adeptes. Cette guerre entre deux intégrismes risque de durer longtemps. Et si l'un des deux camps l'emportait, il déclencherait ce choc frontal des civilisations, le seul rêve à deux que font Bush et Karadhaoui. Vous devinez aisément qui seront les vaincus de la confrontation.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli" Le soir d'Algérie"&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/08/article.php?sid=47926&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/08/article.php?sid=47926&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4555707718331301245?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4555707718331301245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4555707718331301245' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4555707718331301245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4555707718331301245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/nichan-et-les-voleurs-de-joies.html' title='&quot;Nichan&quot; et les voleurs de joies'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4031093724296889702</id><published>2007-01-08T02:31:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:33:41.288-08:00</updated><title type='text'>La pantalonnade de Farouk Hosni</title><content type='html'>Farouk Hosni ne s'est pas rétracté et ne s'est pas excusé pour ses propos sur le voile. Il n'a pas, non plus, confirmé et répété ses propos. La hardiesse a ses limites, celles que bornent des théologiens et des dirigeants politiques qui affectionnent la prise en étau des libertés. Le ministre égyptien de la Culture n'a pas obtempéré aux injonctions des intégristes du Parlement en reniant ses déclarations.&lt;br /&gt;Il s'est néanmoins excusé auprès de celles qui portent le hidjab et à qui il affirme vouer le plus profond respect. Samedi dernier, lors d'une réunion informelle avec des députés, Farouk Hosni s'est à nouveau excusé auprès des "moutahadjibate" et des "mouhadjabate" (1). Il a affirmé n'avoir aucune intention agressive envers ces territoires de défense passive. "Mes propos ont été mal interprétés, dit-il, et mon intention n'était pas de m'attaquer aux prescriptions religieuses". Des "précisions" qui s'adressaient sans doute aux Frères musulmans dont les représentants avaient boycotté la réunion. Ministre d'un pays où la marche arrière est une manœuvre de routine, Farouk Hosni est également revenu sur sa critique des "cheikhs à trois millièmes". Il ne visait que les charlatans et les marchands qui font fetwas de tout. Ses attaques n'étaient pas destinées aux "cheikhs" agréés. Ce qui est, bien sûr, le cas de 90% des "cheikhs à trois millièmes". Quant à démissionner, c'est hors de question. Farouk Hosni s'est dit "éreinté" par ses fonctions de ministre de la Culture mais il ne quittera pas l'attelage. Autrement dit : il ne lâchera pas le portefeuille. Ceci, en prélude à la séance de questions orales que le ministre devait subir hier au Parlement. Est-ce à dire que Farouk Hosni s'est livré à cette pantalonnade dans le seul but de s'attirer les sympathies des intellectuels et artistes égyptiens, très critiques à l'égard de sa gestion ? Si tel était son objectif, il aura amplement réussi au vu des réactions de ces milieux qui se sont mobilisés pour la défense de Farouk Hosni. C'est le toujours jeune Djamal Al-Bana (2) qui a pris la tête de cette contre-offensive. Dans un premier temps, il a brandi des arguments religieux pour répondre aux attaques de la coalition des intégristes et des opportunistes. Il a, ensuite, transposé le débat sur le plan politique avec une série d'articles dans lesquels il interpelle les parlementaires égyptiens. Dans le quotidien Al-Misri-alyoum ( L'Egyptien aujourd'hui), Djamal Al-Bana invite les députés à s'intéresser au scandale de la torture en Egypte, tel qu'il a été révélé récemment par ce quotidien. Il cite des exemples de tortures les plus sauvages pratiquées dans les locaux de la police égyptienne. "Voilà la véritable atteinte à la loi de Dieu et à la dignité du peuple d'Egypte, leur dit-il. Que faites-vous, élus du peuple, de ce peuple qui vous a confiés l'honneur de le représenter, de le défendre et de protéger sa dignité ? Qui dira sa colère pour la dignité du peuple offensé ? Qui criera à la face du Très Haut sa colère devant ce crime ignoble et cette agression contre la dignité commise par des gens qui ont pour tâche de la défendre et de combattre le crime ?" Toujours à l'adresse des députés, Djamal Al-Bana les exhorte à retrousser les manches et à débarrasser les rues du Caire de toutes les ordures qui les encombrent. "Ce sont ces immondices qui sont le véritable hidjab de l'Egypte et c'est sans doute pour cela que les députés du parti au pouvoir et des Frères musulmans ne protestent jamais." Et Djamal Al-Bana d'ajouter : "La femme qui croit que l'Islam c'est le hidjab et l'homme qui pense que la barbe c'est l'Islam portent tous deux atteinte à l'Islam. Ils font montre d'une très grande naïveté. Le port de la barbe était de mise à une époque ancienne ; la barbe de Karl Marx et de Darwin est la même que celle que l'on voit actuellement sur les chaînes satellitaires. Tous les hommes et toutes les femmes de l'univers recouvraient leurs têtes pour les protéger de la poussière, du vent ou de la pluie. C'est une question de mode vestimentaire et de climat et non pas une question de religion et de foi. Il n'y a pas dans le Coran un verset en rapport avec le vêtement en dehors de celui qui dit : "Qu'elles rabattent leurs voiles." Et c'est le verset qui fait référence au costume que portait la femme arabe dans la Djahilia. C'est-à-dire que ce n'est pas l'Islam qui l'a amené et qui l'a ordonné. Il était déjà là". De son côté, l'écrivain et scénariste Wahid Hamed rappelle que "lorsque le vicaire général des Frères musulmans avait dit "toz à l'Egypte et à ses habitants", personne n'a cillé. Que ce soit dans les rangs des frères ou à l'intérieur du Parlement qui a provoqué une tempête à cause des paroles d'un ministre qui est, par ailleurs, libre de dire ce qu'il veut. L'Egypte, ajoute-t-il, est aujourd'hui otage d'un scorpion, le parti national au pouvoir et d'une vipère, le mouvement des Frères musulmans. Toujours dans le même quotidien, notre confrère Ahmed Taha Nakr commence par cette anecdote : "Il y a une quarantaine d'années, il y avait dans notre village un voleur sympathique appelé Tarboucha. Il se considérait comme un homme de principes parce qu'il ne volait pas dans son propre village mais dans les contrées environnantes. Il opérait durant toute la nuit, au point qu'à l'appel de la prière de l'aube, il était le premier à entrer dans la mosquée. Et lorsque les villageois se moquaient de son attitude contradictoire, il leur répétait sa sempiternelle fetwa qui se résumait à ceci: accomplis l'obligation de la prière et fais ensuite ce que tu veux.". "Je me suis rappelé cette histoire en observant la religiosité ostentatoire que nous vivons et la "farce du hidjab" qui se joue dans notre honorable Parlement". "En fait, tous ces comportements sont une conséquence de l'offensive intégriste wahhabite sur l'Egypte", dit Ahmed Taha Nakr qui estime que l'affaire Hosni sert simplement d'écran de fumée à cette offensive. Pour lui, le ministre de la Culture a géré de façon catastrophique le patrimoine archéologique et culturel de l'Egypte. "Vient ensuite la "mère des catastrophes" lorsque le ministre de la Culture est revenu à son bureau non pas en hidjab mais avec un niqab. Elle sera de fait un tribunal de l'inquisition pour inspecter les esprits et les consciences. Elle constituera la première pierre angulaire dans la fondation de l'Etat islamique. Il ne restera plus alors qu'à constituer des groupes de "volontaires" qui bastonneront les jeunes filles pour les obliger à porter le niqab. C'est ainsi que le ministre qui n'aime pas le hidjab a adopté le niqab de son plein gré. Triste et sombre épilogue pour un ministre qui prétendait être un défenseur de la liberté". Alors, Farouk Hosni est-il le courageux ministre unanimement salué ou le prédateur que décrit notre confrère? A vous de juger ! A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Petite halte lexique : une "moutahadjiba", forme active, c'est quelqu'un qui croit que l'idée de porter le hidjab a germé dans sa tête et sans influences extérieures. Une "mouhadjaba", forme passive, croit, par contre, que le hidjab lui a été imposé pour son bien et que la soumission à Dieu passe par l'obéissance à l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Djamal Al-Bana est le frère cadet de Hassan Al- Bana, fondateur du mouvement des Frères musulmans qui campe actuellement dans les allées du pouvoir en Egypte et ailleurs. C’est l’écrivain islamiste Fahmi Howeidi qui a dénoncé les faits dans un article publié par Al-Misri- Al-youm. Al-Ahram dont il est le chroniqueur attitré avait refusé de publier cet article. Cette dénonciation de la torture ne signifie pas forcément qu'il n'y a pas d'islamistes tortionnaires dans la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie "&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/12/04/article.php?sid=46607&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/12/04/article.php?sid=46607&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4031093724296889702?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4031093724296889702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4031093724296889702' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4031093724296889702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4031093724296889702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/la-pantalonnade-de-farouk-hosni.html' title='La pantalonnade de Farouk Hosni'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4542544339536403832</id><published>2007-01-08T02:29:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:30:14.727-08:00</updated><title type='text'>Sous le voile, la sécurité nationale</title><content type='html'>Signe des temps, des étudiantes d'Assiout, en Haute- Egypte, ont manifesté vendredi dernier pour la défense du voile. L'objectif de cette manifestation, aux slogans inspirés, n'était pas tant d'affirmer la primauté du voile que de protester contre les déclarations de Farouk Hosni. Ce dernier avait défrayé la chronique, il y a une dizaine de jours, en se prononçant contre le port du hidjab.Si c'était là un ballon d'essai pour tester les réactions des Egyptiens, le résultat est concluant : le parti du hidjab est majoritaire sinon en voix du moins en décibels. Farouk Hosni, le sémillant ministre égyptien de la Culture, se courbe sous la tempête mais ne rompt pas pour l'instant. Son sort paraît être suspendu à une décision du président Moubarak. Lui seul a le pouvoir de maintenir ou de démettre un ministre. En attendant, le Parti national au pouvoir s'est retrouvé en phase avec le mouvement des Frères musulmans. Ce n'est pas seulement au palais Zirout-Youcef que les barbéfélènes" (1) prennent d'assaut les travées islamistes. Farouk Hosni a vu se détourner de lui ou se retourner contre lui la plupart des barons du régime. S'il y avait un prix du meilleur coup de poignard dans le dos, il irait sans conteste au président de la commission des affaires religieuses et sociales du Parlement. Le Dr Omar Hachem, c'est son nom, est membre du parti au pouvoir et ancien président de la mosquée-université Al-Azhar. Cette question (du hidjab) ne regarde pas seulement les femmes ou les institutions religieuses mais elle touche à la sécurité nationale" (!!!). Ainsi donc, en s'attaquant au hidjab, farouk Hosni a mis à nu une pièce maîtresse du système de sécurité égyptien. Au rythme de ces dérives vers l'absurde, ce morceau de tissu relèvera bientôt du secret défense. Ces propos ont fait réagir notre confrère Sammy Buhairi, député au Parlement de Bahreïn (2) et néanmoins chroniqueur au magazine Elaph. Dans un élan sarcastique, il énumère tous les problèmes graves que connaît l'Egypte et qui sont relégués à l'arrière-plan par le hidjab, "problème de sécurité nationale numéro un". Citons quelques-uns : - Des millions de jeunes chômeurs en Egypte, ce n'est pas une question de sécurité nationale, le hidjab est plus important. - La menace israélienne d'attaquer l'Egypte pour stopper l'acheminement d'armes vers Ghaza ne relève pas de la sécurité nationale, le hidjab est plus important. - L'existence de cellules terroristes dans le désert du Sinaï n'est pas un problème de sécurité nationale, le hidjab c'est plus important. - La disparition des réserves de pétrole dans 15 ans sans autres énergies de substitution est une question qui ne touche pas à la sécurité nationale. Le hidjab est plus important. "Aucune voix ne doit surpasser celle du hidjab", note Sammy Buhairi à l'issue de cette longue énumération des plaies de l'Egypte. S'adressant à Farouk Hosni, il lui exprime son admiration pour son courage. "Malheureusement, lui dit-il, tu nages contre un courant global et impétueux qui considère le hidjab comme un problème de sécurité nationale. C'est un courant qui nous invente des religions autres que celles qu'on nous a enseignées. Il semble qu'ils nous aient menti à l'école en nous apprenant que l'Islam était basé sur cinq piliers : la Shahada (profession de foi), la prière, la zakat (aumône), le jeûne du Ramadhan, le hadj (pèlerinage). Il apparaît que le sixième pilier, le hidjab, a sauté par inadvertance à une époque mais il revient aujourd'hui avec force. Et pourquoi pas ? Puisqu'il "touche à la sécurité nationale". Dans le même sillage, l'Egyptien Khaled Mountassar s'indigne des attaques menées contre Farouk Hosni et qui relèvent selon lui du lynchage. "Cette mise à mort morale illustre parfaitement le danger qui plane sur l'Etat moderne dans lequel le climat d'hystérie est tel qu'on ne distingue plus le nationaliste du frère musulman. Tout le monde a lâché le ministre (de la Culture), même le journal Al-Kahira, réputé proche de Son Excellence (le président Moubarak) n'a pas écrit une seule ligne sur l'affaire. Comme si le ministre était un simple commis au centre culturel de Micronésie". D'entrée, Khaled Mountassar porte le fer dans la plaie : il se demande s'il ne faut pas juger le khalife Omar comme on est en train de juger Farouk Hosni et il argumente : "Si, comme vous le dites, le hidjab a été imposé comme devoir religieux pour propager la vertu et proscrire la discorde (fitna), et si son objectif est de protéger la pudeur, pourquoi le khalife Omar Ibn Al-Khattab a-t-il interdit aux esclaves et aux servantes de porter le hidjab? " Pour étayer son propos, Khaled Mountassar cite un fait rapporté par plusieurs chroniqueurs : lorsqu'il se promenait dans la ville et qu'il rencontrait une esclave portant le hidjab, le khalife Omar l'obligeait à le retirer en s'aidant de son célèbre nerf de boeuf. Il leur interdisait de vouloir ressembler ainsi aux femmes libres. On raconte aussi que les servantes du khalife Omar vaquaient à leurs occupations la tête nue. "Si le hidjab a été imposé par respect pour la pudeur, pourquoi en priver une pauvre servante ? interroge notre confrère. Manque-t-elle à ce point de dignité et peut-on tout se permettre avec elle ? Vous dites que le hidjab est un élément de pudeur et de piété et qu'il empêche les débauchés de s'attaquer aux femmes ; pourquoi en privez-vous alors les esclaves et les servantes, même lorsqu'elles sont pudiques et pieuses ? Ou bien considérez-vous que tout est permis avec elles, qu'elles n'ont pas d'honneur et qu'elles sont infra-humaines ?" Comme pour nous faire échapper à ce débat d'un autre âge, Khaled Mountassar nous propose la lecture d'un livre qui vient de paraître en Egypte et qui traite des 100 plus célèbres rumeurs propagées dans le pays. Ce livre est l'œuvre d'un jeune journaliste qui considère appartenir à une génération qui voue à la fois de l'amour et de la haine pour son propre pays. On apprend donc que l'Egypte est le seul pays où ce sont les morts qui font vivre les vivants (ce sont les pharaons, bien entendu). C'est seulement en Egypte que vous trouvez un quartier entier qui s'alimente de façon frauduleuse à l'électricité (3). Un ministre qui "cancérise" le peuple puis se présente aux élections sous l'étiquette du parti au pouvoir, c'est en Egypte aussi. On ne colle les affiches que là où il y a un panneau "défense d'afficher ". L'Egypte est le seul pays au monde où vous verrez un homme grand et fort s'arrêter sous un pont, tournant le dos à la rue et faisant ce que font les autres (4). Quant aux rumeurs, elles vont du réalisme au surnaturel. Parmi les plus courues, on trouve celle de l'acteur Salah Kabil retrouvé hors de son tombeau. Il y a aussi l'histoire de cette jeune fille "impudique" (qui ne porte pas le hidjab) et qui est morte carbonisée dans un microbus parce qu'elle raillait la tenue "engagée". Comme on le voit, nous n'avons pas trop à envier à l'Egypte. Excepté Farouk Hosni, de grands écrivains et intellectuels et des capacités de résistance que nous n'avons plus. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Je dois rappeler sans doute que l'expression est de notre excellent confrère et ami Mohamed Hamdi, que Dieu lui prodigue santé et longévité.&lt;br /&gt;(2) J'espère, au passage, qu'il a été réélu aux législatives qui se sont déroulées samedi dernier dans l'émirat.&lt;br /&gt;(3) C'est aussi l'argument qu'utilise Sonelgaz pour justifier les pannes fréquentes dans mon quartier. Il y a des gens qui volent de l'électricité. J'ai essayé de vérifier : impossible de voler le moindre kilowatt dans cet îlot. A moins que mes voisins du cimetière…&lt;br /&gt;(4) Chez nous, ils sont petits, maigres, vindicatifs et ils font ça dans les cages d'escalier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie"&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/27/article.php?sid=46312&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/27/article.php?sid=46312&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4542544339536403832?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4542544339536403832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4542544339536403832' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4542544339536403832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4542544339536403832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/sous-le-voile-la-scurit-nationale.html' title='Sous le voile, la sécurité nationale'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4256062897160232962</id><published>2007-01-08T02:27:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:38:04.424-08:00</updated><title type='text'>Restez couvert, Monsieur le Ministre !</title><content type='html'>Farouk Hosni est depuis près de vingt ans l'inamovible ministre de la Culture de l'Egypte. Quoique servant de paravent bon chic bon genre à un régime autoritaire et répressif, Farouk Hosni est (était) un ami des arts et des lettres respecté. C'est un peu grâce à lui que les créateurs égyptiens les plus hardis ont pu s'exprimer, aussi bien en littérature qu'au cinéma. Homme de culture reconnu aussi bien dans son pays qu'à l'étranger, Farouk Hosni est sans doute le seul ministre de Moubarak à avoir échappé au désastre collectif.Pourtant, en septembre 2005, il a failli être emporté par les retombées de l'incendie d'un théâtre à Beni-Souif. Le théâtre de la ville avait accidentellement brûlé, lors d'une représentation. Une quarantaine de personnes, parmi lesquelles des comédiens et des critiques, avaient trouvé la mort dans l'incendie. Après le drame qui avait soulevé un grand émoi dans le pays, la responsabilité de Farouk Hosni avait été mise en cause. Des intellectuels progressistes comme l'écrivain Djamal Ghitani avaient dénoncé sa gestion et demandé qu'il soit démis de ses fonctions. Il avait alors préféré démissionner plutôt que de continuer à subir des attaques injustifiées à cause d'un accident imprévisible. Moubarak avait cependant refusé de se séparer de sa caution intellectuelle et Farouk Hosni avait été maintenu à son poste. Cette fois-ci les choses risquent de tourner autrement. Farouk Hosni s'est attaqué la semaine dernière à un morceau de tissu érigé en totem, le hidjab. Dans une déclaration au quotidien Al-Masri Al-Youmdu jeudi 16 novembre, Farouk Hosni a osé ce qu’aucun ministre du Machrek ou du Maghreb n'a pu seulement imaginer. Il s'est attaqué au sacro-saint hidjab affirmant qu'il représentait "un retour en arrière, une régression". "On ne doit pas cacher une chevelure de femme belle comme une rose, a-t-il dit avant de noter que "la religion, aujourd'hui, est réduite aux signes extérieurs alors que la relation de foi entre Dieu et sa créature n'a rien à voir avec l'habit". "La pudeur de la femme est une question de conviction interne, elle ne réside pas dans son apparence extérieure, a ajouté Farouk Hosni. Il faut que l'Egypte redevienne belle comme elle l'était et qu'elle cesse d'imiter les Arabes qui considéraient, à une certaine époque, l'Egypte comme une partie de l'Europe". Et d'ajouter : "Nous avons vécu avec nos mères qui nous ont élevés et éduqués tout en allant à l'université ou au travail sans hidjab. Pourquoi revenons-nous aujourd'hui en arrière? Des crimes se commettent aujourd'hui au nom du hidjab et du niqab. Le monde va de l'avant et nous ne progresserons pas tant que nous continuerons à penser de façon rétrograde et à aller écouter des fetwas de cheikhs à "trois millimes". Nous avons même perdu ces voix mélodieuses qui appelaient à la prière dans les mosquées. Nous entendons aujourd'hui des voix qui sont parmi les plus horribles qui soient". Farouk Hosni a, d'autre part, rappelé que lors de sa visite récente au Qatar et à Bahreïn, il a pu noter que les Etats arabes faisaient des progrès en matière d'organisation, de propreté. "Même les femmes commencent à découvrir leurs visages, alors que nous revenons en arrière et que nous les dissimulons. Un Etat comme Singapour commence à rivaliser avec la Chine et avec l'Inde. Cet Etat n'a pourtant que cent ans d'existence. Pendant ce temps, nous restons sur place bien que nous ayons une civilisation qui remonte à cinq mille ans". Farouk Hosni a, enfin, enfoncé le clou en affirmant que le ministère de la Culture et ses représentants devaient être le rempart principal contre la propagation de ces idées. Immédiatement, les "trompettes de Jéricho" de l'establishment islamiste ont résonné sous les murs du ministère de la Culture. La meute, emmenée par la chaîne qatarie Al-Jazira s'est déchaînée contre Farouk Hosni. La télévision satellitaire a interrogé les "bons" clients de la rue égyptienne, huit hommes et une femme en hidjab, l'égalité parfaite. Tous ont chanté la vertu irremplaçable du hidjab. Dans toute la ville du Caire, les caméras de la chaîne n'ont pas trouvé un seul "échantillon" populaire pour soutenir Farouk Hosni. Des voix se sont fait entendre au Parlement et chez les Frères musulmans pour dénoncer cette atteinte intolérable au dogme proclamé. L'un des porte-voix de la mouvance islamiste a déclaré que le ministre de la Culture devait démissionner puisqu'il s'oppose au voile que portent la majorité des Egyptiennes. Jusqu'ici, Farouk Hosni n'a pas exprimé son intention de démissionner mais s'est dit prêt à se soumettre à un vote de confiance du Parlement. Devant la virulence des réactions, il a cependant tempéré ses propos en précisant qu'il respectait les femmes voilées. Il a donné pour preuve le fait que de nombreuses femmes en hidjab étaient employées dans son ministère et étaient traitées sur un pied d'égalité avec les autres. Celui qui risque d'être d'un moment à l'autre, un ex-ministre de la Culture a fait un nouveau pas en arrière. Il n'a fait qu'exprimer son opinion personnelle et il n'a pas fait de commentaire sur le caractère religieux ou non du hidjab. Cette fois-ci Farouk Hosni n'affronte pas une mobilisation d'intellectuels indignés par l'incendie meurtrier d'un théâtre. Il a affaire à une oligarchie qui resserre sa mainmise sur la société et n'entend pas rouvrir des portes scellées à jamais. Toutefois, les partisans de Farouk Hosni persistent et signent. Les propos de Hosni sur le voile "sont une preuve de courage", affirme l'écrivaine Iqbal Baraka, farouche opposante au hidjab. "Il a le droit d'exprimer son opinion et nul n'a le droit de l'attaquer pour cette raison, dit-elle. Le hidjab est un retour à l'obscurantisme et un signe d'arriération intellectuelle", a-t-elle ajouté. De son côté, l'écrivain Youssef Al-Qa'id exprime la même opinion et se dit en plein accord avec les propose du ministre égyptien de la Culture. "Le hidjab est une graine plantée par le défunt président Anouar Sadate dans les années soixante-dix du siècle dernier, selon Al-Qa'id. Le danger n'est pas dans le bout de tissu qu'est le hidjab mais dans le voile mental que s'imposent certaines femmes aujourd'hui. Le hidjab est sur le point de diviser la société en deux de sorte que la femme qui ne le porte pas est considérée comme chrétienne jusqu'à preuve du contraire. Et Youssef Al-Qa'id de citer en exemple le cas de sa propre fille qui ne porte pas le voile et qui est souvent en butte à des questions sur sa religion. "Les canons de l'Islam sont au nombre de cinq et le hidjab n'y figure pas. Il a été imposé aux épouses du Prophète et aux croyantes afin que les mécréants ne les reconnaissent pas", souligne encore l'écrivain. Même ton chez Oussama Anour Okacha : "L'Egypte vivait depuis la conquête musulmane un Islam modéré et tolérant jusqu'à ce qu'à son invasion par les mouvances "djihadistes" et leurs tentatives de "wahhabiser" la culture égyptienne et d'en effacer les repères." Pour sa part, le penseur Djamal Al- Bana se dit étonné par l'agitation créée autour des déclarations de farouk Hosni. Il critique vertement ceux qui défendent le hidjab les accusant de vouloir "emprisonner l'Islam dans le hidjab et de confiner la religion dans un mètre carré de tissu". C'est sans doute à cause de ce mètre carré de tissu que l'Egypte risque de perdre un bon ministre de la Culture. S'il réussit à s'en sortir, Farouk Hosni devra réapprendre les règles de longévité dans un gouvernement arabe d'aujourd'hui. Pour durer, un ministre doit sortir couvert, c'est-à-dire arborer la calotte du bon pratiquant et porter le bâillon invisible qui va avec.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie" &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/20/article.php?sid=45991&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/20/article.php?sid=45991&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4256062897160232962?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4256062897160232962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4256062897160232962' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4256062897160232962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4256062897160232962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/restez-couvert-monsieur-le-ministre.html' title='Restez couvert, Monsieur le Ministre !'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7561819642881942964</id><published>2007-01-08T02:25:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:27:09.724-08:00</updated><title type='text'>Croyances et superstitions libanaises</title><content type='html'>Ce n'est pas le moindre des paradoxes de ce royaume: l'Arabie saoudite qui vient de produire son premier long métrage de fiction ne possède aucune salle de cinéma (1). Conséquence de ceci: la "première" du film Comment ça va?, a eu lieu à Dubaï, l'Emirat voisin, jeudi dernier. Le film qui se veut être un regard critique sur la société saoudienne, est produit par la société Rotana.&lt;br /&gt;Cette entreprise de production audiovisuelle a sous sa coupe les plus grands noms de la chanson arabe dont elle diffuse les clips sur son réseau TV. Rotana appartient au prince milliardaire saoudien Walid Ibn Tallal qui symbolise le Wahhabisme à visage humain. Il incarne pour l'Occident et pour nombre de ses concitoyens la volonté d'ouverture de la monarchie saoudienne. Le film Comment ça va? raconte l'histoire d'un jeune chômeur saoudien qui essaie de s'en sortir en créant une salle de théâtre d'essai dans un des quartiers de Ryadh. Il affronte, de ce fait, l'opposition acharnée d'une autorité religieuse influente qui veut empêcher la réalisation du projet. Le principal argument utilisé contre le jeune homme est celui de propager la dépravation des mœurs. Le correspondant du magazine Elaph à Dubaï, note que le film Comment ça va? a été réalisé pour dire que "rien ne va". C'est une pierre jetée dans le jardin saoudien par le "Prince faiseur de tempêtes", comme le surnomment les médias du Golfe. Ceci dit, le film ne casse pas trop de cloisons. S'il pose le problème de la conduite d'une voiture automobile par les femmes, c'est en termes supplétifs. La femme au volant devient une nécessité au cas où le chef de famille (le mari?) serait indisponible. Cependant, l'intérêt de cette projection hors normes est de ramener au premier plan un Emirat comme celui de Dubaï qui constitue une véritable source d'oxygène pour la jeunesse saoudienne. La majorité des spectateurs de la "première" de ce film est venue d'ailleurs que d'Arabie saoudite. Dans la file d'attente aux caisses, on a pu remarquer des saoudiennes, avec leur "Abaya" noire mais le visage découvert. L'une d'elles a exprimé de voir les mêmes gestes se reproduire un jour devant un cinéma à Ryadh. Récemment, le ministre saoudien de la Culture et de l'Information, Iyad Madani, a éludé la question de l'ouverture de salles de cinéma dans le royaume."Le problème est, jusqu'ici, entre les mains de la société saoudienne", a-t-il dit. Ce qui renvoie aux calendes grecques la création éventuelle de salles de cinéma dans les villes du royaume. Pour l'heure, ils sont cinquante sept mille Saoudiens à passer leurs week-ends dans l'Emirat pour y voir des films ou pour d'autres distractions, selon notre confrère et ils y dépensent quelque 22 millions de dollars par séjour. Sans parler des milliers d'autres "touristes" qui se rendent quotidiennement à Bahreïn par le fameux "Pont de l'unité". En attendant, le rigorisme et l'intransigeance wahhabites se propagent comme une traînée de poudre et ils drainent avec eux la superstition et la croyance en l'existence de forces invisibles. Cette maladie s'est propagée jusqu'au Liban, réputé être la place forte de la rationalité et du réalisme, selon le quotidien Al-Hayat de Londres. Cet état d'esprit explique le succès remporté à la télévision par le voyant Michel Hayek. Ce dernier avait prédit un incident entre les éléments allemands de la force de paix et des soldats israéliens au Sud Liban. Cet incident a eu lieu effectivement et, du coup, la cote de Michel Hayek est montée en flèche. Les Libanais tentent, depuis, d'expliquer le moindre évènement à la lumière des prédications du voyant extra lucide. Ce phénomène favorisé par la télévision n'est pas le seul témoignage de la nouvelle attraction des phénomènes occultes sur la société libanaise, constate Al-Hayat. La vogue de la voyance et des consultations astrologiques est telle que les Libanais se plaignent ouvertement de la hausse de tarifs. Cette tendance a commencé, en fait, avec l'agression israélienne contre le Liban, l'été dernier. A ce moment-là, s'est propagée la rumeur selon laquelle les combattants du "Hezbollah" possédaient des coiffes magiques. Dès qu'ils les mettaient sur leurs têtes, ils ne ressentaient plus ni fatigue ni surmenage. De plus, le combattant qui commettait une erreur dans l'orientation du tir d'une fusée voyait soudain une main invisible corriger le tir et envoyer la fusée dans la bonne direction. Ces croyances absurdes sont également dénoncées par notre confrère Saïd Al-Hamd du quotidien de Bahreïn Al- Ayam. Il se souvient d'une époque où des jeunes des Emirats étaient endoctrinés dans des régions désertiques par des théologiens mêlant adroitement religion et sornettes. Ils envoyaient ces jeunes à la mort en leur racontant des histoires sur les "moudjahidine" afghans qui pouvaient détruire des chars par la seule puissance de leur regard ou par la prière. Notre confrère s'insurge donc cette semaine contre la course aux prédictions et aux explications des rêves qui s'est emparée des télévisions satellitaires arabes. Celles-ci utilisent pour se dédouaner aux yeux de l'opinion des théologiens et des prédicateurs connus. Ils assurent ainsi à la chaîne une couverture religieuse commode et surtout des bénéfices substantiels. Ces émissions sont submergées d'appels téléphoniques qui représentent autant de sources d'argent. Des pratiques comme l'exorcisme des démons et du mauvais œil ainsi que l'explication des rêves sont devenues une des caractéristiques de nos sociétés, déplore Saad Al-Hamd. Une génération entière est sous l'emprise de ces idées, au point que des universitaires ont été contaminés. L'explication des rêves et la dissertation sur les phénomènes invisibles sont devenues le principal sujet de conversation. Ce qui fait empirer les choses, c'est que des professeurs de nos universités sont devenus les principaux vecteurs de ces croyances aux miracles et aux mondes invisibles. De plus, note encore le journaliste bahreïni, des organisations religieuses n'hésitent pas à recourir à des pratiques frauduleuses. L'une d'elles a publié récemment dans la presse koweitienne des placards annonçant la guérison miraculeuse (2) de "Nacer le Srilankais" qui était atteint d'un cancer. Le placard publicitaire de cette association religieuse proclame que le malade a été contacté par l'un de ses prédicateurs qui lui a fait don de textes religieux. Le Sri Lankais a vaincu le cancer et a retrouvé force et santé après avoir lu les documents contenus dans son paquet-cadeau. A l'époque de l'"Infitah" en Egypte, les journaux locaux faisaient régulièrement état de l'invention d'un remède contre le cancer par un chercheur ou un savant égyptien. Aujourd'hui, nous avons surpassé les Egyptiens puisque nous serions détenteurs du remède radical contre le cancer. C'est le quotidien Echourouq qui nous annonce en exclusivité la nouvelle par le biais de l'information que voici: une équipe de la chaîne saoudienne "Iqr'a" est dans nos murs depuis peu. Cette équipe doit réaliser un reportage sur une chercheuse algérienne qui guérit le cancer avec une décoction de plantes. La chaîne qui s'est octroyé le premier mot de la révélation, "Lis!", a déjà consacré un sujet à la question mais compte revenir plus longuement sur le sujet, précise le quotidien préféré des Algériens. Il y a quelques jours à peine, nous avons convoqué des sommités médicales internationales pour un séminaire sur le cancer, justement. Pourquoi chercher un remède que nous possédons déjà? Vous avez dit charlatans…?A.H&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Nous sommes de bons élèves puisque nos cinémas disparaissent les uns après les autres.&lt;br /&gt;(2) La chaîne "Al-Haqiqa" publie régulièrement des témoignages de ces miraculés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "&lt;em&gt;Le soir d'Algérie&lt;/em&gt;" &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/13/article.php?sid=45670&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/13/article.php?sid=45670&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7561819642881942964?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7561819642881942964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7561819642881942964' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7561819642881942964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7561819642881942964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/croyances-et-superstitions-libanaises.html' title='Croyances et superstitions libanaises'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-101792198113382646</id><published>2007-01-08T02:23:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:24:38.678-08:00</updated><title type='text'>Faut-il habiller les chèvres?</title><content type='html'>Increvable Saddam ! Il a fait un si grand mal à l'Irak et au monde arabe qu'il mérite d'être condamné à mort autant de fois qu'il a tué d'innocents. Ses opposants d'hier, revenus au pouvoir grâce aux Américains, veulent le liquider mais craignent les conséquences de son éventuelle exécution. Bush aurait-il réussi l'incroyable pari de rendre Saddam encore plus dangereux et plus populaire qu'il ne l'était avant la chute de son régime ? Il semble que oui puisque ses partisans font peur aux armées et aux milices présentes sur le terrain.&lt;br /&gt;Les militants du Baâth ont repêché les armes qu'ils ont jetées à l'eau dans le désordre de leur retraite. Aujourd'hui, ils exhibent des "klash" à l'appui de leurs menaces au cas où leur chef serait condamné à mort. Ils promettent des massacres et ruines dans un pays déjà dévasté et agonisant. Dans ce registre, les promesses du "Baâth" peuvent être prises au sérieux : pour jouer les cavaliers de l'apocalypse, on ne trouvera pas mieux. Les baâthistes d'Irak connaissent, cependant, les limites de leurs capacités de nuisance. En plus des Américains, susceptibles toutefois de trouver un terrain d'entente avec eux, ils ont de sérieux adversaires. Face à eux se dressent leurs victimes d'hier, les Kurdes, que la terminologie baâthiste désigne par les "Sionistes du nord". Les Kurdes sunnites sont provisoirement alliés aux Chiites "sionistes" du sud et aux Sunnites "sionistes" du centre. Depuis le dernier Ramadhan, les "résistants" baâthistes dénoncent la création de véritables émirats islamistes, comme ceux qui ont surgi opportunément en Somalie (1). Ils ne le font pas du tout par principe idéologique mais par peur de perdre des territoires à conquérir. Que leur restera-t-il donc, en cas de démantèlement de l'Irak, si des factions s'installent déjà à demeure ? A ce jeu, ce sont leurs alliés objectifs, les islamistes, que les baâthistes redoutent le plus. Des islamistes qui se réclament de Ben Laden se sont, en effets, constitués en "émirats" autonomes dans de nombreuses villes comme et dans des quartiers entiers comme à Baghdad ou à Kirkouk. Leur tactique est simple : dès que les troupes coalisées évacuent une ville ou un quartier, après une opération, ils se répandent dans les rues en tirant des coups de feu et en saluant l'avènement d'un émirat. Sitôt dit sitôt fait, la "chariaa", aux normes wahhabites est proclamée. En vertu de ces nouveaux commandements, tout chiite est considéré comme un ennemi et doit être exécuté. Un sunnite marié à une chiite doit la répudier ou la contraindre à embrasser le sunnisme. Quant à l'épouse sunnite d'un chiite, le problème se règle avec l'assassinat du mari, comme prescrit par le premier commandement. Ce qui a entraîné un exode des familles désireuses de maintenir leur intégrité vers des villes ou des quartiers moins rigoristes. Les témoignages de réfugiés sur les pratiques de la "chariaa", revisitée par les émirs, donnent une idée de ce qui nous attend si... Dans le gouvernorat de Anbar, zone de parcours pastoral, un émir local n'a pas trouvé mieux que d'interdire le pâturage des chèvres sous prétexte que leurs "parties honteuses" sont visibles. En conséquence, les propriétaires de chèvres doivent les égorger et vendre leur viande. Les bergers sont autorisés à les emmener paître uniquement si ces "parties honteuses" sont recouvertes d'un tissu. Comme il y a une explication à tout, les émirs ont la leur, la voici : "Dieu a stigmatisé les chèvres parce qu'un prophète s'était caché au milieu de leur troupeau et qu'elles avaient bêlé révélant sa présence. C'est ainsi que Dieu s'est vengé d'elles en révélant leurs parties honteuses." J'imagine d'ici, un collège de théologiens planchant sur cette question fondamentale : faut-il habiller les chèvres avant de les sortir ? Ces émirats entendent aussi proscrire tous les objets ou pratiques qui n'existaient pas à l'époque de la révélation. Parmi les autres mesures proclamées, on peut citer pêle-mêle : l'amputation des doigts qui tiennent la cigarette chez les fumeurs, la même peine pour ceux qui écoutent de la musique, l'interdiction de la roue de secours pour les automobilistes, la fermeture des salons de coiffure. Et puis la meilleure interdiction de consommer du concombre et de la tomate parce qu'ils rappellent les organes de reproduction mâles et femelles (!!!). Pourquoi toute cette folie ? Je vous renvoie à la série d'interrogations qui ponctuent la chronique de l'écrivain koweitien Ahmed Baghdadi (2) dans le quotidien des Emirats Al Itihadt. En voici l'essentiel : - Pourquoi n'avons-nous pas d'universités de réputation mondiale comme Oxford ou Yale ? - Pourquoi falsifions-nous l'Histoire et racontons-nous des mensonges à nos enfants au lieu de leur apprendre la vérité ? - Pourquoi il n'existe pas un seul livre sur les droits de l'homme dans notre patrimoine arabe et islamique? - Pourquoi n'avons-nous appris la démocratie que lorsque nos pays ont été colonisés et, par-dessus tout ça, nous avons échoué à l'appliquer et à la développer ? - Pourquoi avons-nous échoué dans l'établissement d'une société civile respectée? - Pourquoi, alors que nous sommes près d’un milliard et demi de musulmans, n'avonsnous obtenu que cinq prix Nobel ; alors que le juifs qui ne dépassent pas les dix-sept millions ont eu plus de 180 Nobel dans les sciences ? - Pourquoi n'avons-nous pas un seul inventeur scientifique ou médical dont les découvertes aient profité à l'humanité, en dépit de nos rodomontades sur la "civilisation musulmane" ? - Pourquoi traitons-nous la femme comme une personne de rang inférieur ? - Pourquoi la majorité des terroristes d'aujourd'hui sont des Musulmans? - Pourquoi les Musulmans sont-ils considérés comme la seule minorité au monde à ne pas s'accommoder avec les valeurs de modernité occidentales ? - Pourquoi sommes-nous encore aujourd'hui la seule nation qui interdit les livres et emprisonne les intellectuels ? - Pourquoi refusons-nous toujours d'accepter le dialogue et de reconnaître l'autre ? - Pourquoi nous considérons- nous comme détenteurs de la vérité absolue ? - Pourquoi consacrons-nous plus d'argent à bâtir des mosquées qu'à la recherche scientifique? - Pourquoi notre Histoire ne mentionne aucune action pour défendre les opprimés et défendre l'homme en tant que tel ? - Pourquoi nous distinguons- nous des autres nations par notre propension à toujours solliciter des religieux pour régler nos problèmes, en dépit de leur savoir limité? - Pourquoi insultons-nous l'Occident pour aller ensuite nous y faire soigner ? - Pourquoi ne respectonsnous pas les rendez-vous et les horaires alors que nous portons les montres les plus chères au poignet ? Il y a donc de nombreux "Pourquoi ? " dans notre pauvre et pitoyable vie, notre Ahmed Baghdadi en guise de conclusion. Cependant, nous ne nous hasardons jamais à poser ces questions. Bien plus, nous n'y pensons même pas. Il est clair que les peuples arabes et musulmans ont une addiction irrémédiable à l'impuissance. De même qu'ils se droguent à l'oppression jusqu'à l'overdose. Ils sont si accoutumés à se soumettre aux gouvernements et aux religieux qu'ils n'ont plus à se casser la tête avec des questions. Alors, pourquoi sommes-nous étonnés par les piètres conditions dans lesquelles nous vivons ?" Autant de "Pourquoi ?" qui renvoient principalement aux explications de textes proposées par les émirs irakiens et beaucoup d'autres qui prospèrent parmi nous. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Comme par hasard, "Al- Djazira" émet depuis quelques jours sur Radio FM à Mogadiscio.&lt;br /&gt;(2) Des confrères koweitiens saluent la 73e place obtenue par leur pays au classement mondial de la liberté de la presse. Et pour cause, le Koweït est le premier chez les Arabes. L'Algérie figure au 126e rang, entre le Burundi et le Swaziland mais avant l'Egypte classée 133e. Et pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie"&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/06/article.php?sid=45349&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/11/06/article.php?sid=45349&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-101792198113382646?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/101792198113382646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=101792198113382646' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/101792198113382646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/101792198113382646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/faut-il-habiller-les-chvres.html' title='Faut-il habiller les chèvres?'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4033692222274664248</id><published>2007-01-08T02:20:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:22:33.917-08:00</updated><title type='text'>Dieu, z'indiania et l'kbaylia</title><content type='html'>Voici l'histoire qui m'a été envoyée par une lectrice et dont j'ai juste supprimé le préambule d'usage sans rien changer d'autre : "Je voulais vous raconter une anecdote qui m'est arrivée en 1991, j'étais dans un bus desservant la ligne Golf-Audin, deux jeunes discutaient.L'un deux disait que toutes les inventions des Occidentaux étaient dans le Coran et qu'ils les avaient volées aux musulmans et il rajoute que la seule langue que Dieu ait créée était l'arabe, alors l'autre rétorque timidement : "Oui, mais même les autres langues c'est des langues de Dieu", alors l'autre réfléchit un moment puis dit : "D'accord toutes les langues sont la création de Dieu sauf z’indiania et l'kbaylia, je suppose que vous avez compris qu'il s'agissait de la langue des Indiens d'Amérique et du kabyle. Je crois qu'il n'y a rien à rajouter sauf que je les ai suivis et qu'ils sont entrés à la fac centrale." Ainsi donc, au regard de ce jeune inconscient, les Indiens d'Amérique et les Kabyles auraient été oubliés par la divine providence au pied de la tour de Babel. Ces choses-là ça ne s'invente pas et je tiens cette anecdote pour ce qu'elle est, c'est-à-dire authentique. Les raisons de la croire vous interpellent à chaque arrêt de bus, à tous les coins de rue et dans les allées des marchés. L'anecdote que raconte cette lectrice date de quinze ans. C'était en 1991, au moment où le FIS tenait le haut du pavé, et c'est le cas de le dire. Ce genre de théories nostalgiques et revanchardes avaient déjà droit de cité. Elles voyageaient de concert avec des idées toutes faites et prêtes à exécution (au sens plein du terme). Depuis, la pensée "salafiste" dite scientifique a reordonné et restructuré les discours et les actes. En 1991, des militants islamistes bornés et dociles, portant des catafalques à bout de bras, s'offraient des sprints résolus vers les cimetières. Ils obéissaient ainsi, de façon caricaturale, à un hadith qui ordonne d'enterrer les morts avec une extrême célérité (1). Aujourd'hui, les nouveaux maîtres à penser droit ont imposé une autre procédure : courir en portant une civière mortuaire est un manque de goût, ont-ils dit. Cela ne peut vous valoir que les moqueries des laïcs et la réprobation divine. Désormais, vos défunts ne doivent plus encombrer trop longtemps les espaces étroits de vos logements ou/et de vos cours. Ne veillez plus vos morts comme le faisaient vos pères mécréants. Ils n'ont pas besoin d'un dernier regard de leurs proches expatriés. Si votre mère meurt pendant la nuit ou au lever du jour, mettez la en terre dans la journée. Et cette prescription est valable aussi pour les défunts du sexe mâle : "Hâtez-vous d'enterrer" vos proches, mais en raccourcissant leur séjour parmi vous. Du coup, les éternels dindons de la farce vous expliquent qu'ils ne suivent pas une mode nouvelle, mais obéissent au principe de précaution : la chaleur accélère la décomposition. Et si vous leur dites que la procédure expéditive est aussi de règle au cours de l'hiver, ils vous renvoient au fameux hadith. On tourne donc en rond, mais de façon plus intelligente ; l'essentiel étant de ne pas faire tourner le cercueil en même temps, et le défunt avec. Le "salafisme" nouveau n'hésite pas aussi à avancer des arguments économiques : aux heures de grande misère, les femmes doivent verser la "dot" de l'austérité. Les tenues occidentales sont trop chères et l'ensemble hidjab et vêtement ample couvrant de la tête aux pieds offre un excellent paravent (hidjab au sens étymologique). Sans compter que ce "cache-misère" vous hisse, mesdames, au rang de femmes bienheureuses et libérées de contingences de la fitna. Quant aux hommes, la barbe poussant à titre libre et gracieux, plus besoin d'engager des frais supplémentaires pour vous habiller aux normes. Il suffit d'un coup de ciseaux, au bon endroit : prenez vos pantalons flanelle ou autres acquis du temps de votre djahilia, et retaillez les juste en haut de la cheville. Vous aurez sûrement bousillé de beaux accoutrements, mais, en retour, vous aurez gagné le droit de vous réclamer du "salafisme", même si vous n'avez pas la moindre idée de ce que c'est. Quoi qu'il en soit, vous pourrez arborer le nisf saq (mi-jambe) avec fierté lors des défilés de mode du vendredi. Vous ne vous sentirez plus exclus ou intrus, foi de couturier repenti. En tout cas, l'expérience a été concluante pour l'imam de mon village qui a réussi à faire retailler la plupart des garderobes de ses ouailles contrites, dont quelques cousins opportunistes. Il y a encore de ces situations auxquelles on n'échappe pas, comme celle qu'a dû affronter ce confrère des Emirats et qu'il relate dans le quotidien Al-Itihad. S'étant rendu au marché pour y acheter un pantalon et après en avoir essayé un, il a demandé au marchand de le retailler bas, c'est-à-dire au-dessous de la cheville. Or, le fils du commerçant, préposé à l'opération, refuse de couper le tissu au niveau demandé. Prétextant le refus de commettre un péché, il propose de retailler au-dessus de la cheville. C'est ça ou rien, dit-il en dépit des exhortations paternelles. Aux dernières nouvelles, la polémique continue. Entre croyance aveugle et superstition, les sociétés arabes s'en remettent aujourd'hui à des théologiens "salafistes" qui orientent et dirigent leurs actions. Sur le site qu'il vient de créer (2), l'ancien exclu d'Al-Azhar, Ahmed Sobhi Mansour, revient sur les mondes invisibles et le surnaturel. Il s'oppose à la croyance selon laquelle le Prophète Mohamed avait la prescience du monde invisible. Il rappelle opportunément que l'imam Mohamed Abdou a nié vers la fin du XIXe siècle l'idée reçue selon laquelle le Prophète avait la connaissance du monde invisible. Il a énoncé cette négation dans son exégèse de la Sourate de "La Vache", telle que reprise dans son corpus Al-Manar. "Partant de là, affirme Ahmed Sobhi Mansour, tous les hadiths affirmant le contraire sont donc sujets à suspicion et ne doivent pas être pris en considération". L'ancien mufti d'Al-Azhar, rappelle cependant que le mouvement de "l'Idjtihad" lancé par Mohamed Abdou a été récupéré et avorté par son élève Rachid Redha qui lui a substitué la pensée "salafiste". "C'est ainsi, dit-il, que la connaissance par le Prophète du monde invisible que réfute Mohamed Abdou est admise par son élève et cette contradiction figure dans la même édition." "Avec la révolution de juillet 1952, note encore Ahmed Sobhi Mansour, le Cheikh Shaltout, nommé à la tête de l'université Al-Azhar par Nasser, a ramené un peu de raison dans la maison Al- Azhar. Le Cheikh Shaltout a abordé lui aussi la question des diables et des démons avec une vision rationnelle et progressiste, certes, mais avec moins de clarté que Mohamed Abdou, plus d'un demi-siècle auparavant (observez le progrès en marche arrière)". Le Cheikh Shaltout affirmait, en effet, que "la relation des démons et des diables avec l'homme n'allait pas plus loin que la tentation ou l'incitation au mal. Tout le reste n'est qu'illusions". Cent ans après Abdou et cinquante ans après Shaltout, on peut mesurer quotidiennement la distance parcourue à reculons. Aujourd'hui, les démons ne se contentent pas de susurrer aux oreilles des mortels. Ils subornent leurs épouses et leur font même des enfants. Attention à ces diablotins, ils habitent peut-être votre quartier !A. H.&lt;br /&gt;(1) Hadith opportunément oublié à la mort du Prophète lui-même.&lt;br /&gt;(2) &lt;a href="http://www.ahlalquran.com/arabic/main.php"&gt;http://www.ahlalquran.com/arabic/main.php&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli " Le soir d'Algérie" &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/30/article.php?sid=45020&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/30/article.php?sid=45020&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4033692222274664248?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4033692222274664248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4033692222274664248' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4033692222274664248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4033692222274664248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/dieu-zindiania-et-lkbaylia.html' title='Dieu, z&apos;indiania et l&apos;kbaylia'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-1829432677892613537</id><published>2007-01-08T02:13:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:17:56.993-08:00</updated><title type='text'>Eviter le péché en donnant le sein</title><content type='html'>Revoilà Abdessabour Chahine, représentant de Dieu autoproclamé sur la terre d'Egypte, en guerre contre la raison et tirant à vue sur la moindre de ses manifestations. Universitaire de son état, Abdessabour Chahine a décidé d'éradiquer tout esprit critique ou semblant d'esprit critique des facultés égyptiennes. Il n'hésite pas à déférer devant la justice pour "atteinte à la religion" tout homme qui se hasarde à réfléchir, à haute voix, sur le contenu des textes sacrés.&lt;br /&gt;En d'autres temps, la justice du pays aurait eu d'autres chats à fouetter mais, hasard ou opportunisme, les plaintes de Chahine sont toujours traitées avec célérité (1). L'infatigable redresseur de torts, causés à une société ronronnante par l'usage de la raison, vient de prendre pour cible l'un de ses collègues, Hassan Hanafi, professeur de philosophie. Ce dernier est, en effet, sous le coup d'une action en justice pour hérésie devant les tribunaux du Caire. Abdessabour Chahine reproche à Hassan Hanafi d'avoir relevé des contradictions entre les saints noms de Dieu et, surtout, d'avoir livré ses réflexions au grand public. Chahine considère que les conclusions du professeur portent atteinte à Dieu et à l'Islam. Le fait d'en informer l'opinion équivaut pour Hassan Hanafi à proclamer son hérésie. Il est donc sommé par le justicier Chahine de se renier et de se repentir sous peine des pires châtiments prévus par la Charia. Quant aux réflexions de Hassan Hanafi, elles portent, selon notre confrère Achraf Abdelkader, sur quelques contradictions manifestes entre les attributs divins, comme celles existant entre la bienveillance et la sévérité. En réalité, ce qui suscite le courroux de Abdessabour Chahine et de ses amis, c'est l'exploitation des propos de Hassan Hanafi par la chaîne adventiste Al-Hayat. Le rusé et érudit père Zaccharia, copte égyptien, n'est pas un inquisiteur mais un redoutable bretteur. Tous les théologiens de l'Islam le détestent et il le leur rend bien puisque son objectif est de convertir le maximum de musulmans au christianisme. Ses meilleurs alliés sont dans la place et son arme principale est la stupidité des Chahine et consorts. Lorsqu'il appelle ses téléspectateurs arabes à lire les Evangiles sur Internet, par crainte des exactions qu'ils risquent dans leurs pays, il sait que les Abdessabour Chahine sont légion et qu'ils confortent son discours. Le "procureur de Dieu" au pays des pharaons n'en est pas à sa première affaire. Il a ainsi réussi, il y a quelques années, à faire un procès retentissant à l'écrivain Nacer Hamed Abou Zeid. Motif : l'universitaire recommandait de lire le Coran avec la raison. Bien sûr, le réquisitoire du procureur Chahine fut suivi et validé par une condamnation : la rupture de son mariage avec sa femme Ibtihal. Bien entendu, cette dernière refusa la sentence et le couple vit actuellement exilé en Hollande, sans espoir de retour (2). Commentant la dernière initiative du grand inquisiteur égyptien, Achraf Abdelkader affirme que ses compatriotes doivent faire preuve de courage en religion. "Nous devons reconnaître, dit-il, qu'il y a de nombreuses contradictions, non seulement dans les saints attributs de Dieu mais aussi dans la Sunna et les Hadiths. Il y a eu dans ce domaine de nombreux textes falsifiés et d'autres inventés de toutes pièces, ajoute notre confrère. Je prends l'exemple du Hadith qui dit : "Celui qui change de religion, tuez le !". Ce Hadith est certainement faux puisqu'il contredit plusieurs versets du Coran. Malgré ça, les trabendistes de la religion s'y réfèrent constamment. Si ce Hadith est authentique, comment expliquer alors ces versets : "Vous avez votre religion et moi la mienne" ; "Il n'y a pas de contrainte en religion". Achraf Abdelkader qui dénonce la profusion de "fetwas", basées sur des Hadiths faibles ou apocryphes, en appelle à une révision déchirante des textes religieux, "pour en finir avec tous les drames provoqués par les divergences d'interprétation". C'est la même dénonciation que l'on peut retrouver sous la plume du billettiste attitré d' Al-Akhbar, Ahmed Rajab, lorsqu'il écrivait : "Le monde autour de nous se consacre à la science et à la technologie tandis que nous nous attachons aux fetwas religieuses utiles. La fetwa qui interdit d'appeler son épouse "ya mama" (maman) afin qu'elle ne devienne pas illicite pour lui comme si elle était sa mère. Ou bien la fetwa qui veut que l'épouse donne le sein aux employés (mâles) de la maison de façon à ce qu'elle devienne illicite pour eux. C'est ainsi que de nombreux dévots éclairés ont offert leurs services (comme employés de maison) à Nancy, Haïfa et Alyssa (3). Et annonce la nouvelle à ceux qui vivent dans la patience !" Toujours au chapitre des fetwas atypiques ou cycliques, citons la dernière en date qui nous vient, comme il se doit, d'Arabie saoudite. Un haut dignitaire religieux a édité un décret prohibant l'apparition de compagnons du prophète, interprétés par des acteurs sur la scène ou à l'écran. Cette fetwa tardive vise le feuilleton syrien "Khaled Ibn Al Walid" que toutes les télévisions arabes se sont arraché puisqu'il nous le montre en train de gagner des batailles. Du coup, le cheikh Karadhaoui qui avait salué l'arrivée du feuilleton au début du Ramadhan, se rebiffe au 25ème jour. Il désavoue l'œuvre pour des raisons qui tiennent plus de l'opportunisme politique que du jugement esthétique si tant qu'il ait vu l'œuvre. Ceci dit, "Khaled Ibn Al Walid" est un feuilleton chorba, avec l'ingrédient repoussoir de ce plat, le navet. C'est parce qu'il met en scène un personnage de la trempe de Khaled Ibn Al Walid que les critiques arabes ne l'ont pas incendié. Pourtant, il y a bien des raisons d'envoyer ce feuilleton là où finissent les navets périmés. L'écrivain syrien exilé, Hakem Al-Baba, a son opinion là-dessus : il ne s'arrête pas au fait que l'acteur principal ne sache pas monter à cheval ni qu'il traîne une femme par les cheveux avant de la tuer avec force giclées d'hémoglobine. Hakem Al-Baba affirme que le feuilleton mène les guerres de Khaled comme les Arabes ont mené celle de 1967. "Si Khaled s'était battu ainsi contre les Byzantins, c'en était fait des musulmans et de l'Islam", dit-il. Loin de ces querelles sur les feuilletons et le retour des actrices en hidjab, la danseuse égyptienne Dina s'apprêtait la semaine dernière à effectuer une "omra" pour se laver de ses péchés. Au retour, elle observera une pause de quarante jours avant de reprendre ses activités émoustillantes. Interrogé par un de nos moralisateurs sur cette façon de concilier sa profession et sa religion, elle reconnaît que ce n'est pas très orthodoxe. "Comme il y a des voleurs, il y a aussi des danseuses, dit-elle. Comme je ne peux pas être une voleuse, alors je danse." Que Dina se rassure, il y aura toujours beaucoup plus de voleurs que de danseuses. Il faut juste espérer que les inquisiteurs apprennent à tourner le dos aux danseuses comme ils le font pour les voleurs. A. H.&lt;br /&gt;(1) A propos des juges "engagés" ou soumis au port de l'oreillette, je citerais ce "Hadith" dont je ne garantis pas, au demeurant, l'authenticité : "Les juges sont trois : deux qui vont en enfer et un qui va au paradis."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Cette forme de répudiation n'est pas propre à l'Egypte. Tout récemment un couple saoudien, avec deux enfants, a été séparé par un jugement. Les frères de l'épouse ont invoqué le fait que le mari appartenait à une tribu inférieure à la leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Il s'agit, pour les lecteurs non initiés, des chanteuses libanaises Nancy Agram, Haïfa Wahbi et Alyssa que la nature, ou la chirurgie plastique selon les mauvaises langues, a généreusement dotées de ce point de vue-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie" &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/23/article.php?sid=44823&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/23/article.php?sid=44823&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-1829432677892613537?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/1829432677892613537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=1829432677892613537' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1829432677892613537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1829432677892613537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/eviter-le-pch-en-donnant-le-sein.html' title='Eviter le péché en donnant le sein'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8203171040094071102</id><published>2007-01-08T02:10:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:13:13.762-08:00</updated><title type='text'>Le bon coup d'épée au bon endroit</title><content type='html'>Comme l'année dernière, les Saoudiens se sont mis encore le doigt dans l'œil, j'entends l'œil qui devait observer le croissant lunaire annonçant le début du Ramadhan. A l'instar de tous les habitants du royaume et des provinces annexes, le cheikh Obeïkane a jeûné le samedi 23 octobre. Pouvait-il faire autrement en sa qualité de membre du gotha théologique, chargé de veiller à l'intégrité du dogme wahhabite ? Chez les wahhabites, on ne marque sa différence que lorsqu'on a affaire à des peuplades prêtes à tout gober, comme celle d'Afrique du Nord.Le cheikh Obeïkane s'est néanmoins rebiffé, après mûre réflexion et concertations avec qui de droit. C'est en plein milieu du Ramadhan qu'il annonce avoir été surpris par l'annonce de l'apparition du croissant de lune dans la nuit du 23 octobre. Or, toutes les études antérieures et postérieures ont montré que la vision était impossible ce jour-là, reconnaît-il dans le quotidien saoudien Al-Watan. En se ralliant, assez tardivement du reste, au point de vue des scientifiques, le cheikh Obeïkane se démarque des autorités religieuses en place. Ce sont pourtant ces dernières qui ont édité, il y a près d'un quart de siècle, une "fetwa" autorisant le recours aux observations astronomiques. Pour mieux appuyer ses dires, Obeïkane affirme que cette thèse a même obtenu, en son temps, l'accord du cheikh Ibn Al-Baz qui persistait encore à soutenir que la terre était un disque plat. Dans le même temps, le constat du cheikh est une critique indirecte de l'attitude du gouvernement, coupable d'avoir pris des vessies pour des lanternes et d'avoir validé des visions. Comme la théorie du bon roi et des mauvais vizirs a plus que jamais cours là-bas, il y est allé de sa requête au souverain infaillible (1) à qui il a demandé de faire désormais confiance aux scientifiques au détriment des "ulémas". Il rappelle toutes les initiatives prises dans ce sens aussi bien en Arabie saoudite qu'au niveau de la Conférence islamique. A l'appui de sa réfutation de la vision à l'œil nu, le cheikh Obeïkane cite de nombreux exemples de témoins dont la mauvaise vue a été démontrée par la suite. Il y a quelques années, raconte- t-il, un "témoin inamovible" a été pris sur le fait par un juge récemment nommé dans la région. Le juge a demandé, en effet, au "témoin", assez âgé, de dire ce qu'il voyait dans le ciel, au moment où le croissant de lune était à son apogée. Le "témoin visuel" n'a rien vu puisque c'était un malvoyant. Il a été alors prié de ne plus annoncer ses visions sous peine d'un châtiment exemplaire. Le cheikh raconte aussi l'histoire de quatre "témoins" qui ont vu le croissant de lune mais à l'envers. C'est-à-dire qu'il irradiait vers le haut comme si la lumière venait du satellite de la terre et non de l'astre solaire. Qu'ils aient commencé le Ramadhan un samedi ou un dimanche, les frères musulmans (2) sont aussi connus pour partager un égal appétit pour les douceurs et le farniente. Pour se rassurer et se raccommoder avec le ciel, ils sont aussi grands consommateurs de "fetwas". Ils veulent tout savoir sur tout et les médias se mobilisent plus que jamais à cet effet. L'hebdomadaire féminin Laha ( Pour elle) a sollicité les services de la "douktoura" égyptienne Souad Salah. Cette dernière est la doyenne de l'Institut d'études islamiques à Al-Azhar et elle est cataloguée comme la "mufti" attitrée des femmes. Sans y entrer véritablement, les questions posées tournent généralement autour de la chambre à coucher. Pour ce Ramadhan, Souad Salah déconseille aux femmes d'aller sur les chats pendant la journée du jeûne (3). Explication: elles pourraient engager des discussions enflammées avec un homme et donc provoquer en elles des réactions physiologiques susceptibles de les mettre en état de rupture (du jeûne). Sur la chaîne privée égyptienne "Dream", où elle officie également, Souad Salah a failli perdre son sang froid vendredi dernier, à cause du "niqab". Un téléspectateur qui devait sentir derrière lui les trois quarts des mâles égyptiens, a défendu avec une rare violence le droit d'imposer le "niqab" aux femmes (4). Souad Salah a soutenu que le "niqab" est antérieur à l'Islam et qu'il n'en était pas une des obligations. Il serait même proscrit sur la base de certains "Hadiths" authentiques. La théologienne a déploré que des pressions soient exercées sur les "moutahadjibate" (et non pas "mouhadjabate") pour qu'elles ressemblent aux "chauves souris de la nuit", selon l'expression de notre consœur d' Al-Akhbar (5), Hosn Chah. Dans cet ordre d'idées, elle a dit ne pas comprendre que des femmes portent le "niqab" et s'enferment en même temps chez elles, s'imposant ainsi un double cloître. En revanche, Mohamed Sadek Diab écrit dans le quotidien londonien Al-Charq Al-Awsat qu'il a été choqué par le "caractère osé" des propos de Heba Qotb, enseignante à l'université du Caire, sur "Al- Arabia.net". Il affirme que cette spécialiste de théologie et de sexologie (!!!) aborde des problèmes, comme le moment le plus indiqué après la rupture du jeûne, qui font monter le rouge au front de nos sociétés conservatrices. C'est pour vous dire qu'en matière de "fetwas", les femmes sont décidément bien loties, outre les avantages dont la nature les a dotées. Une distinction dont elles se passeraient volontiers à en croire la dernière (last but not least, hélas !) "fetwa" du cheikh Karadhaoui. Le chef spirituel des Frères musulmans a affirmé tout récemment qu'un mari trompé avait le droit de tuer l'homme surpris dans les bras de sa femme. "Mais, a-t-il ajouté, l'Islam ne connaît pas les crimes d'honneur (passionnels)". Ce qui a fait bondir le toujours vert Djamal Al-Bana, outré par cette attitude qui consiste à n'avoir que le Coran et la Sunna à la bouche et à les oublier dès qu'il faut s'y référer sérieusement. Al-Bana donne alors à Karadhaoui une véritable leçon de jurisprudence islamique en matière d'adultère. A la clé, il rapporte ce récit qui m'a tellement enchanté que j'ai voulu vous le faire partager : "Un jour que Omar Ibn Al-Khattab était en train de déjeuner, un homme est accouru, une épée ensanglantée à la main et poursuivi par un groupe d'hommes menaçants. Alors que l'homme s'était assis à côté de Omar, ses poursuivants ont déclaré à ce dernier : "O Emir des croyants, cet homme a tué notre ami." Omar se tourne vers le fuyard et l'interroge : "Que dis-tu? " Et l'homme inspiré a, alors, cette incroyable réponse : "O Emir des croyants, oui j'ai donné un coup d'épée sur les cuisses de ma femme et s'il y avait quelqu'un au milieu, je l'ai sans doute tué." Il n'y a pas à dire: ces gens-là avaient de la répartie et l'esprit d'à propos. Pourquoi donc, leurs émules d'aujourd'hui ont si peu de cervelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (1) "Le roi vénérable, pieux et juste Abdallah Ibn Abdelaziz, que Dieu le préserve!". C'est le cheikh Obeïkane qui parle, vous l'aurez compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Mécréant, peut-être, mais musulman quand même, c'est ce que disait, je crois, le regretté Djamel Eddine Bencheikh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (3) J'espère que nos imams zélés n'en profiteront pas pour recommander l'interdiction des "cybers" aux femmes avant la prière du Maghreb.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Là aussi, le vocabulaire a évolué : on ne dit plus "mounaqabat" pour celles qui portent le "niqab" mais "moutanaqibat". Juste pour dire qu'il ne leur est pas imposé mais qu'elles le mettent volontairement. Les femmes, chez nous, sont libres de s'habiller comme elles veulent, à condition de ne rien montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) Il s'agit bien du journal cairote Al-Akhbar. Ailleurs, on ne se hasarde plus à de telles hardiesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie" &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/16/article.php?sid=44556&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/16/article.php?sid=44556&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8203171040094071102?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8203171040094071102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8203171040094071102' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8203171040094071102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8203171040094071102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/le-bon-coup-dpe-au-bon-endroit.html' title='Le bon coup d&apos;épée au bon endroit'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-1327707843465364261</id><published>2007-01-08T02:08:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:10:14.091-08:00</updated><title type='text'>Le mortel bouche-à-bouche</title><content type='html'>La Grande-Bretagne se rebiffe, le communautarisme commence à lui faire peur. Ayant recréé un mini- Etat taliban au cœur de Londres, les autorités britanniques étaient habitées par un sentiment de sécurité euphorique. Aux Français, empêtrés dans la sulfureuse affaire du hidjab à l'école, les Anglais vantaient leur infaillible système de cohabitation communautaire.&lt;br /&gt;Depuis les attentats de juillet 2005, dans le sanctuaire supposé du Londonistan, les données ont changé : de la complicité passive, pour ne pas dire active, avec le terrorisme, la "Perfide Albion" est passée au statut de victime. "Règlement de comptes" au Londonistan, aurait pu titrer un journal algérien excédé par l'impunité et l'asile offerts aux terroristes. Après avoir goûté à la terreur, les Anglais explorent aujourd'hui les limites de leur légendaire tolérance. C'est Jacques Straw, ministre des Relations avec le Parlement et ancien ministre des Affaires étrangères, qui a, disons, allumé la mèche dans une tribune de presse. S'exprimant jeudi dernier dans le journal de sa circonscription, le Lancashire, Jacques Straw, élu d'une région qui compte 30% de musulmans, a jeté un pavé dans la mare intégriste. Il a, en effet, suggéré aux femmes portant le niqab de se dévoiler lorsqu'elles venaient discuter avec lui, lors de ses permanences parlementaires, et en présence d'une employée féminine. "Je ne peux pas avoir un "face-à-face" avec une personne sans voir son visage", a-t-il affirmé. Et d'ajouter que le port du niqab était "une déclaration visible de séparation et de différence". Prudent comme tous les British, Jacques Straw précisait dans cette tribune qu'il s'opposait seulement au port du niqab qui empêche de voir le visage de son interlocuteur. Le lendemain, cependant, et sur les antennes de la BBC, Jacques Straw a exprimé plus qu'un vœu. Il s'est dit inquiet devant le "développement de communautés parallèles" et il a été plus direct en affirmant qu'il préférerait que les musulmanes ne portent pas le voile du tout. Selon lui, le port du voile et le développement du communautarisme dont il est des signes rendent les relations entre communautés plus difficiles. Entendez par là que la Grande-Bretagne chrétienne anglicane s'accommode mal aujourd'hui de ce voile qu'elle arborait hier comme l'étendard de la tolérance. Comme de bien entendu, les organisations musulmanes, très comme il faut puisque la plupart d'entre elles est imprégnée de wahhabisme, ont mal réagi. Dans un même élan, elles ont dénoncé l'atteinte à l'Islam et à la liberté de se voiler la face. Seul le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne, l'une des principales organisations, a dit comprendre que "le voile crée un malaise chez les non-musulmans". Pour ajouter au malaise "intercommunautaire", Alexandre Amr Bacha, un policier britannique, né de père syrien et marié à une Libanaise, a fait sa crise de conscience cet été. En pleine guerre du Liban, il a découvert la contradiction qu'il y avait entre son serment professionnel et sa profession de foi. Membre des forces de police chargées de la protection des ambassades, Amr Bacha a invoqué des "raisons morales" pour refuser son affectation devant les locaux diplomatiques israéliens, nous apprend le quotidien londonien Al- Hayat. Ses supérieurs ont évidemment fait droit à sa demande au nom de la bonne vieille tolérance. Scotland Yard a toutefois refusé d'avaliser cette exception et a décidé d'ouvrir une enquête administrative. Un ancien chef de la police a eu ces mots très durs : "C'est la fin de la police britannique. Quand une personne quelconque s'enrôle dans la police, c'est pour être au service du peuple… et si cette personne ne peut pas accomplir son devoir, qu'elle s'en aille." Voilà qui risque de rendre encore "plus difficiles", selon les termes de Jacques Straw, les relations entre les communautés. Al-Hayat note à ce sujet que les musulmans de Grande-Bretagne expriment de plus en plus des sentiments anti-occidentaux. Cette tendance s'est accentuée après les attentats de Londres en juillet 2005 et le resserrement de la surveillance policière autour des communautés musulmanes. Selon Al-Hayat, un sondage réalisé par l'organisation PEW montre que parmi les communautés musulmanes en Europe, celle de Grande-Bretagne est la plus hostile à l'Occident. Le quotidien de Londres relate, à titre d'exemple, le refus des organisations islamiques d'assister cet été à une cérémonie commémorative de l'Holocauste. Ces organisations ont affirmé que leur refus ne signifiait pas une négation de l'Holocauste mais une volonté de cultiver le souvenir de toutes les tueries (1). Nullement convaincu par cette explication, l'un des plus populaires chroniqueurs britanniques, Martin Bright, a dénoncé l'idylle entre le gouvernement et les extrémistes islamistes. Il a notamment pointé du doigt l'influence néfaste du cheikh Karadhaoui sur les organisations islamiques. Dans cet ordre d'idées, notons cet appel au gouvernement égyptien lancé la semaine dernière par notre confrère Nabil Charef Eddine. Il demande aux autorités, dans une lettre ouverte, d'intervenir pour stopper l'expansion du port du niqab chez les élèves et les enseignantes dans les écoles. Dans ce texte intitulé "L'invasion de l'Egypte par le wahhabisme", Nabil Charef Eddine affirme d'entrée qu'il s'aventure en "terrain miné". Mais il constate que le hidjab et le niqab sont devenus la réalité quotidienne des Egyptiens, au point que celles qui ne le portent pas sont regardées avec suspicion. Elles sont considérées comme des "proies en puissance" et font souvent l'objet de questions et d'injonctions à porter le hidjab. Ces sollicitations ont lieu partout, en milieu familial, scolaire, universitaire et jusque dans les voitures de métro. Ces dernières sont le cadre le plus récent de ces incitations qui ne semblent pas émouvoir les autorités. "Je ne connais pas les raisons de ce silence des autorités, dit le journaliste, mais je pense qu'il y a trois explications : la négligence et le laxisme de l'Etat ; la complicité et un accord tacite non écrit ; la surenchère en étant plus extrémiste que les extrémistes." Le même danger extrémiste semble également guetter les sociétés wahhabites. L'hebdomadaire saoudien Al- Majala déplore cette semaine la superstition et les illusions dont se bercent aujourd'hui les sociétés du Golfe. La revue attribue la responsabilité aux dérives de la "médecine islamique" ou "roqia". Elle énumère ainsi les multiples accidents dus à cette pratique dont le plus récent a eu lieu dans une ville du sud du pays. Le "patient" d'un pratiquant de "roqia" a été étouffé par l'appareil dentaire de son praticien. Cela est arrivé lors du bouche-à-bouche que le guérisseur faisait à son malade pour en chasser le démon. Au lieu de cela, c'est la prothèse de l'exorciste qui s'est enfoncée dans la gorge du "malade" provoquant son asphyxie. Al-Majala ne méconnaît pas la réalité de cette thérapie et ses bienfaits mais elle estime qu'elle devrait être pratiquée sous surveillance et par des compétences reconnues. On enseigne bien l'"économie islamique", pourquoi pas un module de "médecine islamique". A condition de vérifier que les futurs praticiens aient toutes leurs dents. A. H.&lt;br /&gt;(1) Le massacre des Arméniens n'entre sans doute pas dans cette catégorie puisque les auteurs sont musulmans. (2) Nous avons nous aussi de l'imagination puisque j'ai entendu un vendeur à la criée vanter son raisin "Koulibaly", en hommage au défenseur malien du Mouloudia qui a marqué un but d'anthologie contre l'USMA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie" &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/09/article.php?sid=44252&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/09/article.php?sid=44252&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-1327707843465364261?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/1327707843465364261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=1327707843465364261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1327707843465364261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1327707843465364261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/le-mortel-bouche-bouche.html' title='Le mortel bouche-à-bouche'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-855644811518017508</id><published>2007-01-08T02:07:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:08:48.324-08:00</updated><title type='text'>Al-Bana, la providence des fumeurs</title><content type='html'>Une étrange mode ostentatoire et dangereuse se réinstalle chez nous. Aujourd'hui, et spécialement pendant ce Ramadhan, on ne va pas aux prières collectives pour communier mais pour écouter un discours précis. Les Algériens se remettent à se refiler les bonnes adresses de prêches dont vous devinez qu'ils ne sont pas innocents. Il ne faut pas s'étonner alors que des files de voitures se forment aux abords de certaines mosquées, y compris à l'heure des prières à pauses (Tarawih).D'autres lieux de culte, disons plus modérés, restent à moitié vides ou à moitié pleins selon les degrés de la foi. Tout ceci fait partie, évidemment, de la réoccupation par les islamistes des espaces laissés en déshérence par laxisme ou par tactique politique. Il est vrai que les Algériens, par les temps qui courent, sont de la bonne pâte malléable et docile. Aussi influençables qu'ils soient cependant, les Algériens ne sont pas une exception dans cette reddition de masse devant les nouveaux inquisiteurs. Presque tous les pays se laissent emporter par ce tsunami intégriste sans esquisser la moindre opposition, voire avec un suave abandon. D'autres tentent de réagir mais le ver est déjà dans le fruit et les remèdes proposés ressemblent souvent à des cautères sur jambes de bois. Ainsi en est-il du Maroc qui s'entête à ne pas vouloir ressembler à l'Algérie alors qu'il en affiche tous les stigmates. C'est le piège dans lequel sont tombés de nombreux journalistes et intellectuels marocains, au plus fort de la violence terroriste chez nous. Durant toutes ces dernières années, et pour cause de Sahara occidental, les Marocains n'ont pas cessé de crier au monde : "Non ! Le Maroc ne sera jamais comme l'Algérie". Avec cette mauvaise foi communicative qui nous est commune, les Marocains ont tenté vainement de se persuader, et de convaincre le monde, qu'ils n'étaient pas du tout comme nous. Un exercice qui tenait à la foi de l'exorcisme naïf et du désir de revanche sur le rival de l'est. Depuis les explosions de Casablanca, ils ont dû déchanter mais il semble que la veine de "l'exception" marocaine tente encore quelques-uns. C'est le cas du très estimable universitaire Saïd Al-Kahl, connu pour ses contributions à la réfutation des thèses de l'Islam politique. Il publie depuis quelques jours sur le magazine Middle East Transparencyune série d'articles avec ce titre évoquant un vœu pieux : "Pour que le Maroc ne devienne pas une seconde Algérie". En attendant la parution complète de ces articles, arrêtons- nous à celui paru cette semaine et qui est consacré à l'école marocaine. Saïd Al-Kahl cite à titre d'exemple les définitions de l'apostasie telles qu'elles figurent dans les cours d'éducation islamique en deuxième année secondaire. Il estime que ces leçons préparent psychologiquement et moralement l'élève à entrer en guerre contre les membres de sa société. Il se sent ainsi habilité à exécuter sur eux la sentence de mort que le manuel lui présente comme un châtiment légal. Le manuel scolaire dit : " La Charia punit de mort l'apostasie. Il n'y a pas de doute que la peine de mort est la plus susceptible de dissuader le crime. Celui qui se détourne de l'Islam est l'artisan de sa propre perte. S'il est sommé de se repentir et qu'il n'obtempère pas, il coupe ainsi tous liens avec les musulmans. Il mérite alors, et c'est le cas, que soit exécuté à son encontre le jugement de Dieu et qu'il meure apostat." "L'école, note de ce fait Said Al-Kahl, prépare donc l'élève à faire siennes les croyances basées sur l'exclusion et l'anathème (Takfir). Il adhère alors à la culture de la haine et aux fetwas de meurtre et de destruction que lancent les théologiens du terrorisme et les émirs sanguinaires. Et ceux qui travaillent avec des élèves, en particulier dans le moyen et le secondaire, connaissent très bien les tendances dominantes et les aptitudes à accepter et à exécuter les sentences contre l'apostasie". Pour Said Al-Kahl, le principal vecteur de propagation de ces idées est le corps enseignant, et plus précisément les enseignants qui appartiennent aux divers groupes fondamentalistes. Ils font tous croire aux élèves que la société est en perdition et la majorité d'entre eux taxent cette société d'ignorance et d'impiété. Les professeurs d'éducation islamique ne se distinguent plus de ceux qui enseignent les autres matières, dont les matières scientifiques et techniques. Ils sont tous devenus des théologiens qui professent dans un domaine qu'ils ne connaissent pas. Ils éditent des "fetwas" proscrivant l'apprentissage des langues étrangères ainsi que l'enseignement d'un certain nombre de matières (la philosophie, les sciences sociales, les sciences naturelles, la musique, la danse, etc.) et ceux qui les enseignent sont traités d'impies. Puis le cercle des interdits et des anathèmes s'élargit pour englober ceux où celles qui n'ont pas obéi aux injonctions de se conformer au "vêtement légal". Ce qui est déplorable, ajoute l'intellectuel marocain, c'est que toutes ces pratiques se font au vu et au su des autorités de l'éducation. L'école est devenue, grâce à cette complicité avérée, un centre de formation des cadres et de recrutement des disciples pour le compte des groupes fondamentalistes. Ces enseignants se sentent plus engagés par le contenu des manuels scolaires avec leurs défauts. Ils font plus en distribuant des opuscules et des livrets propageant la superstition et l'exclusion et incitant à se rebeller contre la société et contre le gouvernement. Il faut s'attendre au pire dans les quelques années à venir, prévient Said Al-Kahl, lorsque les idées extrémistes s'infiltreront dans les rangs des élèves du primaire ainsi que dans ceux de l'armée et de la police. Car les nouveaux conscrits dans la police et l'armée ont été élèves et certains d'entre eux ont été influencés par les idées et la culture des extrémistes." Que voilà un tableau saisissant mais familier des méfaits de l'intégrisme au sein de l'école marocaine. Avec ce que vous venez de décrire, l'Algérie, vous y êtes déjà cher ami, du plus bas tapis de prière jusqu'au plus haut minaret hérissé de hauts-parleurs. Je vous concède, toutefois, qu'à la différence de l'Algérie, vous êtes plus nombreux à vous opposer à l'intégrisme. Vos médias, lourds ou légers, ne se sentent pas obligés d'aller aux "Tarawihs" comme on va à Canossa. Le reste est une question de temps, sans vouloir vous démoraliser. Sachez toutefois, M. Said Al-Kahl, qu'il existe encore des raisons d'espérer dans ce vaste monde dit arabo-islamique. Wajiha Al-Howeidar, l'écrivaine saoudienne, tient toujours tête aux autorités de son pays qui l'ont libérée mais lui ont retiré son passeport. Jeudi dernier, elle a été empêchée de traverser le fameux pont qui mène à Bahreïn où elle réside avec sa famille. Habituellement, ce pont sert surtout aux notables saoudiens désireux de pratiquer le culte de Bacchus dans les hôtels de l'émirat où le whisky coule à flots, loin des regards envieux. Une autre bonne nouvelle, cette fois-ci pour les fumeurs : le théologien Djamel Al-Bana remet en cause l'interdiction de fumer pendant le jeûne du Ramadhan. Il affirme qu'il n'y a aucun Verset ou Hadith qui peut servir de base à cette interdiction. Le frère cadet de Hassan Al-Bana observe que l'usage du tabac est postérieur d'au moins mille ans à la Révélation. "L'interdiction est donc une affaire d'herméneutique (Ijtihad) et peut être, par conséquent, sujette à l'erreur", affirme-t- il dans un long exposé savant sur la question. Djamel Al-Bana est sans doute la bête noire des théologiens de cour mais il va peut-être s'illustrer encore comme la providence des fumeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli " Le soir d'Algérie "&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/02/article.php?sid=43957&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/02/article.php?sid=43957&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-855644811518017508?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/855644811518017508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=855644811518017508' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/855644811518017508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/855644811518017508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/al-bana-la-providence-des-fumeurs.html' title='Al-Bana, la providence des fumeurs'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7692404562633159846</id><published>2007-01-08T02:05:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:07:12.015-08:00</updated><title type='text'>Karadhaoui bénit la chanson engagée</title><content type='html'>Ceux qui n'ont pas mis à profit l'été pour préparer le Ramadhan en seront pour leurs frais. Et ces derniers sont élevés à voir les prix des denrées alimentaires. Les commerçants pourront toujours invoquer les lois du marché qui supplantent aux étals les inquiétudes spirituelles. Ces phénomènes n'émeuvent plus outre mesure, tant ils sont devenus coutumiers. Ce serait plutôt leur disparition qui poserait problème. La tradition ne se contourne pas aussi facilement que la réglementation fiscale.Ceci dit, préparé ou non notre Ramadhan 2006 s'annonce des plus sereins puisque les sujets qui fâchent ne semblent pas devoir être invités. A propose de sujets qui fâchent, je dois préciser à quelques irascibles lecteurs de mes amis, et du reste, que je n'écris pas pour leur empoisonner la vie. Je ne mets pas en évidence des opinions minoritaires pour le simple plaisir d'essuyer leurs critiques, voire leurs anathèmes. En fait, je cite souvent des auteurs qui restent marginaux au sein de la Grande "Ouma", unie derrière la bannière de la foi une et indivisible. Je pars du principe que si les minorités ne participent pas à la conquête du monde, elles le font, du moins, avancer. Il faut donc porter sinon répandre la parole des intellectuels qui professent un point de vue minoritaire au sein de leur société. Ceci tendrait à montrer que ladite société est tolérante et a le souci de respecter la liberté d'opinion. C'est bon pour l'image de marque et ça empêche les défenseurs des droits de l'homme de nous assimiler à un canton du Darfour. Et puis, les émules de Muawiya qui sont aux affaires peuvent vous l'expliquer mieux que moi : comment démasquer un opposant intellectuel minoritaire si vous le censurez ? Halte à la censure donc au nom de salut de la communauté et de l'immuable tranquillité de ses élites dirigeantes ! C'est dans cet esprit que nos sociétés génèrent de fins limiers à dessein de relever toutes les pistes non conformes à celles de la meute officielle. Grâce aux médias, prompts à rapporter toutes atteintes à la parfaite image, nous pouvons communier dans la colère et l'indignation. Sans les médias qui ont démonté à temps les mécanismes du dernier complot papal, nous serions restés dans l'ignorance des pensées dissimulées du pape Benoît XVI. Cependant, nous disent nos guides de montagnes spirituelles, il faut surtout débusquer les adversaires les plus dangereux de nos certitudes : ceux qui vivent parmi nous ou se réclament de nous. Un de nos redoutables chasseurs de mécréants et d'apostats a réussi un exploit à la veille du Ramadhan : lire jusqu'au bout le dernier roman de l'écrivain algérien Anouar Benmalek, O Maria. Pourquoi ? Dans le seul but d'y récolter des phrases, des dialogues, des mots qui, livrés pêle-mêle, tendraient à faire passer l'auteur pour un nouveau Salman Rushdie. Le résultat de ces investigations littéraires a paru jeudi dernier à la Une du quotidien Al-Khabar. Il ressort de ce rapport inquisitorial que Anouar Benmalek aurait bafoué l'Islam sur plusieurs pages de son roman. Pour bien corser ce réquisitoire aux desseins homicides, le procureur de l'Index y a ajouté le détail de trop : Anouar Benmalek est né à Casablanca, au Maroc. Ce qui suggère, amis et ennemis lecteurs, que cet écrivain reconnu et au talent indéniable, n'est pas totalement algérien. Voilà qui dénote, avec le mépris pour nos voisins, un chauvinisme étroit que l'on ne rencontre plus que chez les mortellement patriotes bornés. Je sais que je ne suis pas dans mon créneau habituel en évoquant cet acte d'intimidation à l'encontre de notre écrivain mais il fallait que ce soit dit. Et comme nous parlons du Maroc, je ne laisserai pas passer l'occasion de vous parler des dernières frasques de Karadhaoui chez nos voisins de l'ouest. Voici les faits : la semaine dernière, le journal de la mouvance islamiste marocaine a publié une fetwa du mufti du Qatar et des provinces futures du califat. Karadhaoui qui n'est pas plus marocain que Benmalek a empiété sur le domaine réservé du Commandeur des croyants et insulté le royaume. La fetwa autorise, en effet, les Marocains à contracter des taux avec intérêts pour acheter leurs logements. Karadhaoui se base sur le fait qu'il a déjà autorisé les Marocains vivant en Europe à en faire de même. Ce qui revient à dire que les Marocains vivant au Maroc sont étrangers chez eux et que le Maroc n'est pas un Etat musulman stricto sensu. Autrement dit, le Maroc est assimilé à un pays européen et ses lois ne sont pas conformes à l'Islam. Tollé chez les autorités religieuses du pays qui considèrent que le cheikh qatari leur fait le coup du mépris. Non content de venir plastronner au Maroc l'été dernier et de donner des conseils, Karadhaoui se mêle de légiférer en leur lieu et place. Selon le quotidien koweïtien Al-Raï, même les officiels marocains auraient été offusqués par l'attitude de Karadhaoui. Un haut fonctionnaire du ministère des Affaires religieuses local a affirmé que le théologien qatari "n'avait pas le droit de parler au nom de l'Islam". De telles fetwas, a-t-il ajouté, détruisent au lieu de construire et divisent au lieu d'unir" et Karadhaoui s'est placé "au-dessus de la commanderie des croyants". Réagissant à l'article, un lecteur marocain a lancé : "Pourquoi Youssef Karadhaoui ne se proclame-t-il pas khalife du Prophète Mohammed sur cette nation qui a le malheur d'être accablée par un tel ramassis d'imposteurs et d'hypocrites ?" En fait, ce qui dérange le plus les autorités marocaines, ce sont les relations que Karadhaoui entretient avec la mouvance intégriste marocaine. Le mois dernier, celle-ci a organisé une grande messe en son honneur à Meknès. Et tout ce que le Maroc comptait de barbus et de "niqabs" a afflué vers la cité rivale de Fès. Outre son discours sur le juste milieu qu'il entend faire partager aux musulmans, Karadhaoui a donné sa bénédiction à la chanson religieuse. Recevant une jeune chanteuse palestinienne, Maissa Chelch. Celle-ci chante des textes religieux en s'accompagnant à l'orgue, un instrument très islamique comme chacun sait. Après l'avoir écoutée, en même temps que l'assistance ébahie, il l'a autorisée à chanter devant les hommes et à éditer des cassettes. Il a précisé toutefois que sa bénédiction ne couvrait que le seul secteur de la "chanson engagée". Ce qui exclut de fait toutes les autres chanteuses et les expose à la colère divine, selon Karadhaoui. Aux dernières nouvelles, enfin, le cheikh qatari n'a pas eu beaucoup de succès avec son appel à une journée de colère contre le pape vendredi dernier. Mis à part l'exécution en Indonésie de citoyens chrétiens, condamnés auparavant pour apologie de la violence, il n'y a pas eu d'embrasement. Echec à Karadhaoui et échec aussi à ceux qui voulaient envoyer en prison la romancière turque, Elif Safak. Un tribunal l'a acquittée la semaine dernière du crime de dénonciation du génocide arménien. Elif Safak est minoritaire mais elle vit dans un pays contraint à la démocratie pour cause de désir d'appartenir à l'Europe. Les Turcs sont peut-être de bons musulmans mais ils sont loin d'être fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie" : &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/25/article.php?sid=43660&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/25/article.php?sid=43660&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7692404562633159846?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7692404562633159846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7692404562633159846' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7692404562633159846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7692404562633159846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/karadhaoui-bnit-la-chanson-engage.html' title='Karadhaoui bénit la chanson engagée'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-6000956515790039455</id><published>2007-01-08T02:03:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:05:07.810-08:00</updated><title type='text'>Cet insupportable regard des autres</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/18/category-cat-8.php"&gt;Panorama&lt;/a&gt; : &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/18/article.php?sid=43387&amp;cid=8"&gt;KIOSQUE ARABECet insupportable regard des autresPar Ahmed HALLIhalliahmed@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A la différence des caricatures offensantes de l'année dernière, la réaction a été quasi immédiate. C'est que la machine de l'indignation est désormais rodée. Des Frères musulmans d'Egypte aux baathistes du Yémen, c'est l'unanimisme. Les musulmans d'aujourd'hui ne cherchent plus l'élévation spirituelle, ils vivent en état d'alerte permanente. Ils chassent le moindre glissement sémantique, la plus petite atteinte à leur vérité historique.Ils sont les Nemrod des dérapages verbaux, comme les déclarations du pape Benoît XVI. Les musulmans ont le doigt sur la détente des armes de l'indignation, de la colère et du ressentiment. Aujourd'hui, au moindre signal, la protestation s'organise et se transforme, pourquoi pas, en actes de représailles. Le pape, c'est combien de divisions ?, disait Staline pour tourner en dérision la supposée puissance du Vatican. Avec quelques phrases bien senties, dont certaines proviennent du fond des âges de l'Islam, ce pape-là vient de démontrer la puissance du verbe. Rendez-vous compte même le roi notre voisin incapable tout comme nous de secouer le cocotier, trouve le temps d'être choqué. Il rappelle son ambassadeur au Vatican en signe de protestation contre les déclarations du pape Benoît XVI. Après tout, il est dans son rôle de "Commandeur des croyants" même si la foi populaire vacille aussi au Maroc sous l'effet des vents d'est. C'est une véritable tempête qui s'est emparée de la "Oumma" arabe et islamique. Les islamistes, les baathistes, les nassériens et les mine de rien, tous unis, brandissent l'étendard de la révolte. Nos chers petits anges, taxés hâtivement de terroristes, se proposent comme instruments de notre vengeance. Ils menacent d'attaquer Rome et le Vatican et nous sommes tout disposés à les croire. Dans ce climat de fureur et de grondements collectifs, il est difficile de faire entendre la voix de la raison. Ayant abdiqué depuis longtemps toute tentation de scruter le fond de nos problèmes, il est normal que nous ne supportions plus le regard des autres. Surtout s'il est dépourvu d'aménité. Surtout s'il provient du pape de la chrétienté dont l'opinion sur l'Islam nous tient tant à cœur. Bien que le Benoît XVI n'ait jamais eu la réputation d'être un fervent admirateur de l'Islam, l'universelle naïveté musulmane croyait à sa prochaine conversion. Au lieu de cela, il nous poignarde dans le dos en affirmant que nous sommes devenus musulmans avec un couteau sur la gorge. Pourtant, à y regarder de près, Benoît XVI n'apporte rien de neuf en affirmant que l'Islam s'est propagé par l'épée. En dehors de quelques exaltés friands de mythes, tous les historiens l'ont écrit et, parmi eux, des Arabes et des musulmans. Il ne fait que répéter aussi ce qui se dit en Islam à propos du djihad. Quant aux commentaires et citations empruntées, il en existe tout un florilège dans la culture occidentale. Attendre du pape qu'il dise du bien de l'Islam, c'est comme demander à Karadhaoui de chanter les louanges de l'Eglise adventiste. Encore que… C'est un peu l'idée que défend, en solitaire, l'imam de la Porte-d'Aix à Marseille, Mohand Alili. Certes, cet imam n'aura jamais la faveur des chaînes satellitaires arabes mais il aura au moins le mérite d'aller à contre-courant du discours dominant. "Ce sont les musulmans qui ont la tête à l'envers" en pensant que le pape va glorifier l'Islam, dit-il. Benoît XVI "défend ce qu'il est" et c'est aux musulmans de dire : "Voilà ce que nous sommes." "Je ne vois pas pourquoi les musulmans s'en prennent au pape au lieu de s'en prendre aux leurs", à ceux "qui ont décrédibilisé l'islam", a encore noté Mohand Alili. "Je ne vois pas pourquoi je vais m'emporter contre le pape." Plus incisif, l'écrivain irakien Hani Nakchabandi signe dans le magazine Elaph ce point de vue dont nous extrayons l'essentiel : " Assurément, le pape a commis une erreur mais est-il le seul à être tombé dans l'erreur avec ses déclarations contre l'Islam et les musulmans? Je dis non ! Nous commettons tous les jours mille fois plus d'erreurs que lui. Dans chaque prêche du vendredi, nous insultons les pères des pères des chrétiens et les aïeux des aïeux des juifs. Dans chaque prêche du vendredi, nous demandons à Dieu de les détruire, de faire de leurs épouses des veuves et de leurs enfants des orphelins. Dans toutes nos écoles, nous apprenons à nos écoliers que les chrétiens sont impurs et voués à l'enfer. Dans chaque foyer nous apprenons à nos enfants qu'ils sont notre ennemi principal, que nous devons les tuer ou être tués. Nous interdisons même d'invoquer le salut pour leurs défunts même s'ils ont été des hommes de bien et utiles à l'humanité… Oui, le pape du Vatican s'est trompé mais comme lui nous nous sommes trompés et plus encore. Le mufti d'Al- Azhar, le mufti de Palestine, les théologiens de l'Arabie saoudite et du monde islamique, en général, où en sont-ils de la générosité de l'Islam qui prêche le bien et interdit de porter atteinte aux autres même en paroles ? Pourquoi ont-ils gardé le silence devant nos propos sur les chrétiens et ont-ils bougé lorsque le pape a évoqué la personne du Noble Prophète ? Même si les déclarations ultérieures du Vatican ne sont qu'un semblant d'excuse, elles comportent, dans le pire des cas, une reconnaissance de l'ampleur de l'erreur commise. Mais je n'ai pas entendu une seule fois de la bouche d'un mufti ou d'un cheikh musulman des mots pour dire que les injures et les anathèmes lancés contre les chrétiens n'étaient pas permis et s'opposaient à la tolérance de l'Islam. Je n'ai pas entendu un seul imam dire que ces comportements étaient erronés. Et prêcher avant tout à nos enfants et à nos écoliers l'amour du prochain. Oui, le pape s'est trompé, il s'est lourdement trompé. Mais nous nous sommes trompés comme lui et nous continuons à persévérer dans l'erreur tous les vendredis, et même tous les jours." Dans le même esprit, la Tunisienne Raja Benslama invite les musulmans à se réformer et à offrir une autre image d'eux-mêmes. "Nous voyons, dit-elle, les musulmans pleurer sur les atteintes à l'image de l'Islam et des musulmans. Comme si cette image n'était pas conforme à l'original. Ils déplorent la montée de l'islamophobie comme si l'Islam, tel que nous le vivons aujourd'hui, était indemne de toutes phobies. Phobie des femmes et des faibles, phobie des gens qui prient et pensent différemment. Viennent ensuite les cris de ceux qui ont imposé leur tutelle à l'Islam, enturbannés ou non. Ils prennent les devants et répètent à l'envi que l'Islam est la religion de l'amour, de la tolérance, de l'égalité et de la raison. Ils exigent de quiconque veut parler de l'Islam qu'il soit musulman comme eux, qu'il appuie leurs opinions sur l'Islam. Sinon qu'il s'excuse. Sinon malheur à lui !" "Les plumes se sont asséchées à force de réclamer la libération de la femme musulmane, depuis plus d'un siècle, note encore l'universitaire tunisienne. Les voix se sont enrouées à demander l'ouverture des portes de l'"ijtihad", l'abandon des châtiments corporels humiliants, la renonciation à condamner l'apostasie et la reconnaissance de la citoyenneté pour les minorités religieuses." "Nous sommes lassés des discours sur la réforme et des replâtrages, lassés des ruses des théologiens. Sans doute est-il temps de lancer un appel à reprendre l'Islam aux théologiens de la "Charia" et à libérer l'Islam lui-même de la "Charia". Libérer l'Islam des arsenaux d'une théologie ancienne et des délires des nouveaux théologiens", conclut Raja Benslama.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/18/article.php?sid=43387&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/18/article.php?sid=43387&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-6000956515790039455?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/6000956515790039455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=6000956515790039455' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6000956515790039455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6000956515790039455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/cet-insupportable-regard-des-autres.html' title='Cet insupportable regard des autres'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-6520975444683591112</id><published>2007-01-08T02:02:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:03:28.481-08:00</updated><title type='text'>Le chauve qui se bat pour un peigne</title><content type='html'>C'est à en pleurer de désespoir: Naguib Mahfouz est mort et Koléa n'est pas tombée. Naïvement, j'ai pensé que la vague d'émotion était si forte dans le monde arabe que tous les acteurs habituels des nécrologies de circonstance étaient frappés de mutisme.Non ! Rien à l'est, rien à l'ouest ! Naguib Mahfouz est mort, le prix Nobel de littérature n'écrira plus et tout le monde s'en f… Les télévisions satellitaires arabes, les journaux arabes avaient autre chose à faire. Et l'on découvre avec consternation que le plus grand auteur arabe contemporain est un illustre méconnu. Deux générations, au moins, d'Arabes sont passées à côté de ses œuvres sans les étudier, sans les lire, au moins. Ce qui fait dire au sociologue jordanien Chaker Nabulci que Naguib Mahfouz a vécu, a écrit dans une période de Djahilia (ignorance) arabe. Notre confrère Abderrahmane Errached relève, toutefois, dans Echarq-Al-Awsat, que Naguib Mahfouz a eu la chance de vivre cette époque : "Il a commencé sa romance avec la littérature en 1936, alors que les libertés étaient à leur apogée. Il la termine aujourd'hui où la liberté de créer est emprisonnée dans une cage malgré l'extension des progrès techniques. Des romans sont édités sous des pseudonymes ou condensés par la censure. De nombreux auteurs ont préféré conserver leurs manuscrits chez eux de peur des représailles. Au marché de la littérature, les écrivains vivent dans la peur, non seulement celle des gouvernants mais la peur d'une société de plus en plus fanatisée. Mahfouz a eu la chance d'arriver dans ces années où la littérature, le dessin, la peinture, la gravure, la parole et l'interprétation avaient un espace d'expression. Avant que l'extrémisme politique, religieux et social, officiel et populaire, intellectuel et analphabète où la toile d'araignée, comme il l'appelait, ne le fasse disparaître." Pendant ces temps, des oies blanches labellisées aux nouvelles normes religieuses sanglotaient à l'évocation du martyre d'un musulman à la bataille de "Badr". Et on s'aperçoit avec effarement que Omar Khaled, qui transforme les écrans en fleuves de larmes et Karadhaoui, l'ange de l'Apocalypse, sont plus connus et plus adulés que Naguib Mahfouz. De quoi avaler sans les mastiquer tout un recueil de Hadiths rapportés par Abou Horeira. Au fait, il n'y avait pas que des amis aux obsèques du grand écrivain, il y avait aussi des fossoyeurs et ils se sont empressés de remblayer des quatre mains, pour en finir vite. Sans doute, la palme de l'amnésie, librement consentie, revient-elle à la télévision égyptienne. Il y a du talent de ce côté-là, un talent fou pour exploiter les opportunités, retourner les situations. Ainsi, aux obsèques officielles de Mahfouz, ce commentateur zélé n'a pas laissé passer l'occasion. Il a rappelé que c'était Hosni Moubarak qui avait pris la décision d'organiser des funérailles officielles avec transport de la dépouille mortelle sur un affût de canon. Alors là, mes amis, nos brosseurs peuvent remballer leurs outils : dès le moment où le nom du président égyptien a été prononcé, il n'y en a eu que pour lui. Moubarak, ami des arts et des lettres, Moubarak grand lecteur de grands romans, Moubarak ceci, Moubarak cela. Une vraie opération de prestidigitation : bien enterrer Mahfouz pour mieux encenser Moubarak. L'écrivain est mort, vive le président ! C'est la conclusion désappointée de notre confrère Hakem Al-Baba, chroniqueur au quotidien londonien Al-Quds. C'est à en sangloter de rage : au bout du compte, les médias arabes n'auront même pas eu l'excuse de la mort de Mahfouz pour justifier la chape de silence entourant la mort d'un confrère soudanais. Il est vrai que Mohamed Tah n'a pas l'envergure de l'écrivain appelé à truster les lauriers. Il était simplement rédacteur en chef de l'hebdomadaire Al-Wifaq qui avait défrayé la chronique en mai 2005. L'hebdomadaire, en quête de sujets à sensation, avait repris des extraits d'un livre publié sur Internet et traitant de la vie privée du Prophète. Des partis et des associations islamistes avaient protesté et avaient demandé que Mohamed Tah soit poursuivi pour apostasie et injures au Prophète. Par la suite, Mohamed Tah avait reconnu avoir fait une erreur en reprenant des textes sans avoir vérifié leur authenticité. En fait, il semble bien que ce soit les évènements du Darfour qui sont à l'origine de l'assassinat de Mohamed Tah. Son journal avait osé critiquer le comportement de groupes islamistes dans la région, ce qui lui avait valu des menaces. Dans la soirée du mardi 5 septembre, le journaliste a été enlevé à son domicile à Khartoum. Il a été retrouvé, le lendemain, égorgé. C'est une première au Soudan où le Darfour est considéré comme une chasse gardée et où la dénonciation des massacres est assimilée à de la haute trahison. Ailleurs, on s'émeut de l'emprisonnement d'un journaliste arabe en Espagne tout en sachant qu'il a de fortes chances de sortir de prison en vie et même en bonne santé. Ce qui n'est pas évident partout, au Soudan pas plus qu'ailleurs dans nos contrées de liberté surveillée. Cette liberté surveillée, c'est celle dont semblait jouir jusqu'ici l'animatrice vedette de la chaîne Rotana, Hala Sarhane. Liberté toute relative mais Hala Sarhane a le doigté nécessaire pour arrondir les angles et mettre les intolérants de son côté en dépit de la hardiesse apparente de son émission "Le cinéma et les gens". Hala Sarhane sait, en effet, flatter les sentiments religieux de ses téléspectateurs sans toutefois verser dans la pudibonderie. Pourtant, un simple spot de soixante secondes a suffi pour déchaîner les passions contre elle. Ce spot annonce une série d'émissions prochaines sur les "Belles de nuit" (Banat Al-Laïl) en Egypte. Avant même la diffusion de cette série, des associations égyptiennes annoncent une pétition pour qu'elle soit interdite. Motif : elle serait de nature à encourager la prostitution chez les chastes jeunes filles de l'Egypte. Hala Sarhane se défend et contre-attaque dans le magazine Elaph. Elle réfute les accusations de ceux qu'elle appelle les "Oiseaux de nuit", les obscurantistes. "Ceux qui ont jugé l'émission et l'accusent de porter atteinte à la religion et à la morale sont eux-mêmes dénués de morale, dit-elle. Comment peut-on condamner une œuvre avant même de l'avoir vue. En réalité, ces gens-là veulent, par mon intermédiaire, intimider les créateurs épris de liberté et toutes les plumes libres. Notre société est-elle si faible au point de craindre une émission sur les "Belles de nui"?, s'interroge Hala Sarhane avant de noter qu'il existe en Egypte des courants qui veulent des journalistes et des médias formatés. Des gens qui procèdent par allusions de crainte de blesser les sentiments artificiels de ceux qui jouent à l'autruche. Ceux qui ne veulent pas reconnaître que la société a toutes les qualités et tous les défauts. Ils ne veulent pas admettre que l'évocation de sujets brûlants peut être un remède". Hala Sarhane précise, enfin, que cette nouvelle émission est programmée pour la période d'après le Ramadhan. En attendant, ajoute-t-elle, c'est au public de décider de son maintien ou de son retrait. En attendant le verdict populaire, Hala Sarhane peut méditer sur l'anecdote du chauve qui se bat pour posséder un peigne. Elle a été citée par l'écrivain iranien Amir Tahiri à propos de l'entêtement du président Ahmadinejad à posséder l'énergie atomique. "Le chauve, disait-il, n'a pas besoin de peigne mais il se bat pour en avoir un, juste pour montrer qu'il peut faire ce qu'il veut". A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/11/article.php?sid=42917&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/11/article.php?sid=42917&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-6520975444683591112?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/6520975444683591112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=6520975444683591112' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6520975444683591112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6520975444683591112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/le-chauve-qui-se-bat-pour-un-peigne.html' title='Le chauve qui se bat pour un peigne'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8185367104540676030</id><published>2007-01-08T02:00:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T02:02:07.704-08:00</updated><title type='text'>L’adieu à Pluton et au jeudi</title><content type='html'>Pendant que les groupes désarmés de la laïcité résiduelle attendent l'improbable retour au week-end universel comme d'aucuns attendent le Mehdi, d'autres avancent. Les Emirats arabes unis et Bahreïn ont adopté le repos hebdomadaire du samedi. Ce n'est pas tout à fait ça mais c'est mieux que les espoirs insensés formulés de-ci de-là.Les émirs ont donc donné le signal de ce qui pourrait être un mouvement de remise en cause des acquis. Certes, la sacro-sainte journée du vendredi n'est pas remise en cause mais elle perd le jeudi, ce qui n'est pas rien. Mais il faudra compter avec les autres acquis plus irréversibles que ceux du socialisme, comme le droit au bruit et au franchissement des lignes continues (1). Nous qui avons adopté le week-end islamiste par volonté de suivre les autres, ferons-nous le même chemin cette fois-ci ? Aurons-nous enfin un jour de repos moins lugubre et moins ennuyeux ? Nous avons hélas une trop forte résistance aux changements salvateurs. D'accord pour la prolongation du permis de tuer à points, d'accord pour étouffer les protestations des victimes du terrorisme mais pour le reste. Comment se résoudre à sacrifier le jeudi qui est après tout la veille du vendredi et donc son passage obligé ? C'est d'ailleurs ainsi que l'a compris cet imam du vendredi qui a été le seul à manifester publiquement son opposition à la suppression du jeudi. C'est du moins ce qu'avance le quotidien Al-Khalidj qui a salué l'évènement samedi dernier. "Désormais, le samedi est une journée sympathique et chère à nos cœurs, contrairement à l'opinion que nous en avions." A en croire notre confrère, tout le monde est content dans les Emirats à l'exception de cet imam grognon de Bahreïn confiné dans l'anonymat par le quotidien. Pour expliquer son hostilité au nouveau week-end qui coupe la poire en deux, il n'a pas invoqué le Coran ou des Hadiths oubliés. Il a usé simplement d'une logique, disons cartésienne, en avançant cette explication limpide : il est contre la suppression du jeudi parce que c'est devenu une journée de travail ordinaire. Or, c'est ce jour-là qu'il prépare son sermon du vendredi. Nous ne mettrons pas cet imam dans la gêne en lui demandant ce qu'il fabrique durant ses journées de travail. Quant aux autres catégories professionnelles, il semble que l'opposition au changement ait été assez forte chez les fonctionnaires des Emirats, rapporte Al-Khalidj. Une consultation organisée par le gouvernement il y a quelque temps a montré une majorité favorable au maintien du week-end arabo-islamique. Certains ont vu dans le projet de changement un résultat de l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et Bahreïn. D'autres sont allés beaucoup plus loin en dénonçant le "complot contre l'Islam" qui vise à supprimer le vendredi. En dépit de ces considérations, le gouvernement a opté pour le passage en force et a décidé de mettre en application le nouveau week-end dès le 1er septembre. Ce qui fait dire au quotidien des Emirats que les autorités ont agi suivant le principe cher aux gouvernants arabes : "Dites ce que vous voulez, nous ferons ce que nous voudrons." Et notre confrère de noter que la décision est sans doute mieux passée parce que tout le monde a eu droit à un week-end de trois jours avec le dernier jeudi du mois d'août. Alors, à vos agendas, messieurs les décideurs ! La suppression du jeudi, jour de repos, dans les Emirats suit d'ailleurs de près la disparition de Pluton du système des planètes. L'éviction de Pluton met Zaghloul Nadjar dans une position intenable en battant en brèche ses théories fumeuses sur le cosmos et l'univers. Pour les non-initiés, Zaghloul Nadjar se présente comme astrophysicien et défend la théorie du Coran, livre de recettes scientifiques. Il prévoit notamment, sur la base de sa lecture personnelle du Coran, que les déserts du Moyen- Orient reverdiront un jour. Ces "vérités scientifiques" du Coran, dites par Nadjar, sont fortement contestées par le journaliste et écrivain égyptien Khaled Mountassar. Ironisant sur les récents déboires télévisuels du pseudo-scientifique, notre confrère note que Zaghloul Nadjar a essuyé un premier échec avec son pseudoenregistrement du son produit par l'étoile du matin (Tarek en arabe). Il affirme, en effet, avoir été le seul être au monde à réussir un enregistrement du bruit occasionné par le passage de cette étoile. Ces élucubrations ont été réfutées par des scientifiques renommés qui ont opposé à Nadjar l'impossibilité d'entendre de pareils sons dans l'espace et, a fortiori, de les enregistrer. Impitoyable, Khaled Mountassar, ajoute: "Comme si cet échec ne suffisait pas pour l'abattre, un collège de scientifiques mondiaux lui a donné le coup de grâce. Il a exclu Pluton de notre système planétaire pour "délinquance" (2). Or, Zaghloul Nadjar a étayé sa théorie des "Onze planètes" par la Sourate de Joseph (3)." "Or, rappelle Khaled Mountassar dans le magazine Elaph, il y a à peine trois mois, et suivant les mêmes théories, Zaghloul Nadjar affirmait dans Al- Ahramque le système des planètes était immuable et qu'on ne pouvait ni y ajouter ni en retrancher. Or, les scientifiques de Pragues ont prouvé le contraire : on peut ajouter des planètes et on en ajoutera." "Il reste, souligne encore Mountassar, que le Dr Zaghloul Nadjar nous met dans une fâcheuse posture avec ses "théories miraculeuses". Il établit un lien forcé entre la religion qui ne connaît que des réponses et la science qui pose sans cesse des questions. La religion est conviction et la science est doute et rien ne sert de mélanger les deux. Sinon, nous risquons de tomber dans le doute religieux avec les bouleversements que causent Zaghloul Nadjar et les tenants du "miracle scientifique". Le miracle du Coran tient dans ses idées révolutionnaires qui vivront et non pas dans ses théories scientifiques qui changeront nécessairement. "Les tenants du miracle scientifique se servent de la religion et l'exploitent dans les supermarchés et les congrès du "miracle". Ils vendent l'illusion selon laquelle nous sommes les meilleurs et les plus forts, que l'avancée de l'Occident n'est que le résultat de nos découvertes contenues dans nos livres. C'est une vraie tragédie que les marchands de religion soient traités comme des stars et que les vrais défenseurs de la religion soient montrés du doigt et deviennent sujets à anathèmes, conclut Khaled Mountassar. Effectivement, les spécialistes du "business" religieux imposent leur domination aux médias et exercent une influence néfaste sur des masses de plus en plus subjuguées par le mensonge et la flagornerie. Ce n'est toutefois pas un hasard si les charlatans et les flatteurs de mémoires prospèrent un peu partout sur les chaînes satellitaires et dans les journaux. Pour notre consœur égyptienne Leïla Latrèche, les vrais responsables sont les gouvernants arabes. Ce sont eux qui encouragent systématiquement l'implantation et la propagation des idées fondamentalistes. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Pour vous donner une idée, voici un fait vécu : un jeune brandit une caméra à l'intérieur d'un mausolée. Le gardien l'interpelle en lui disant qu'il est interdit de filmer. C'est interdit, répète-t-il, en arabe et, doutant du peu d'effet de son intervention, il ajoute: "C'est Haram". Le jeune obtempère illico. Qui oserait enfreindre un tel édit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (2) En attendant que Zaghloul Nadjar soit exclu du monde scientifique pour charlatanisme et pratique illégale du commerce de la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) "J'ai vu onze étoiles, le Soleil et la Lune; oui, je les ai vus se prosterner devant moi" (Sourate XII).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "Le soir d'Algérie "&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/04/article.php?sid=42682&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/09/04/article.php?sid=42682&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8185367104540676030?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8185367104540676030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8185367104540676030' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8185367104540676030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8185367104540676030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/ladieu-pluton-et-au-jeudi.html' title='L’adieu à Pluton et au jeudi'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-2245505596353743250</id><published>2007-01-08T01:58:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T01:59:55.505-08:00</updated><title type='text'>Le Tigre, l'Euphrate et El-Harrach</title><content type='html'>Le chanteur égyptien Chabane Abderrahim a encore profité de "l'aubaine" libanaise pour faire un tabac avec un nouveau clip. Alors que les chaînes de télévision arabes ressortaient les vieux champs patriotiques des archives poussiéreuses, Chabane Abderrahim a chanté sur l'air de "Je vous l'avais dit". Pendant que les Israéliens semaient la mort et la destruction sur leur passage, Chabane a joué les chœurs des tragédies antiques. Avec un rien de condescendance, il a rappelé aux Arabes qu'il les avait mis en garde à maintes reprises contre la duplicité d'Israël. Il sait de quoi il parle le chanteur qui fait des tubes avec les déboires et les déconvenues arabes. Tant que durait la guerre, les rodomontades de Chabane Abderrahim n'émouvaient personne. Mais une fois le cessezle- feu établi, tout le monde n'est pas obligé d'apprécier comme en témoigne la réaction de Tel- Aviv. La chanson n'est pas loin d'être assimilée à une violation du cessez-le-feu, doivent estimer les Israéliens passés maîtres en la matière. C'est sans doute la conclusion de l'ambassadeur d'Israël en Egypte puisqu'il vient de protester officiellement contre les vitupérations de Chabane Abderrahim. Ce dernier ne s'en laisse pas conter et dénie aux Israéliens le droit de commenter ses chansons ou de protester contre leur contenu. Il va même plus loin en annonçant qu'il intentait une action en justice contre l'ambassade israélienne pour son manque de goût artistique. Ira-t-il jusqu'à se réserver le droit d'en faire un nouveau tube ? La chose n'est pas exclue avec cet intarissable donneur de leçons patriotiques et vedette incontestable des chaînes satellitaires. Au reste, ce n'est pas la première fois que des artistes égyptiens plus éprouvés et plus talentueux ainsi que des journalistes ont maille à partir avec des Israéliens qui expérimentent au Caire le fossé qui les sépare de la normalisation. Outre la presse qui exprime ouvertement son hostilité à l'établissement de relations normales avec Israël, le cinéma égyptien cède volontiers à la tentation de pourfendre l'ancien ennemi. Récemment encore, l'ambassadeur israélien s'est fendu d'une note de protestation officielle contre le film Une ambassade dans notre immeuble. L'œuvre traitait sur le ton de la comédie l'existence quotidienne de locataires d'un immeuble confrontés à un voisin indésirable, l'ambassade d'Israël en l'occurrence. La protestation visait surtout le fait que l'ambassadeur israélien était présenté comme un personnage agité et névropathe. Auparavant, le cinéma avait fait mieux, ou pire selon le point de vue, avec le feuilleton Un chevalier sans destrier, interprété par Mohamed Sohi. Le feuilleton s'appuyait sur les fameux "Protocoles des Sages de Sion" que le monde entier considère comme un faux grossier à l'exception de qui vous savez (1). Comme de bien entendu, les Américains ont emboîté le pas à leurs amis israéliens. Ils ont adressé une sévère mise en garde contre la diffusion du feuilleton dans les autres pays arabes. Résultat: toutes les télévisions arabes, à une ou deux exceptions près, ont acheté Un chevalier sans destrier. De là à en déduire que les Arabes font tout le contraire de ce que leur dicte l'Amérique, il y a un pas que seuls les Saoudiens peuvent franchir. Avec les Egyptiens, les Saoudiens sont les seuls à s'opposer aux Etats-Unis tout en étant tout contre à la manière de Sacha Guitry (2). Dans la série des justifications a posteriori, le quotidien saoudien Al-Charq-Al-Awsat a encore donné la preuve de l'incroyable capacité d'adaptation des dirigeants wahhabites. Hier, il a annoncé non sans en tirer quelque gloriole un événement retentissant. Il s'agit de l'absolution octroyée par la "Djamaa islamya" au royaume d'Arabie pour sa participation à la libération du Koweït, occupé par Saddam. Dans un livre à paraître prochainement, la "Djamaa" qui a assassiné Sadate et renoncé à la violence depuis quatre années, déclare que l'alliance saoudienne avec les Etats-Unis pour libérer le Koweït était légale du point de vue religieux. On se doute bien que le livre en question consacré à la bonne éducation dans l'art de la guerre n'évoquera pas le rôle de l'Arabie saoudite au Liban. Quant à notre ami Chaker Nabulci, il n'est pas près d'accorder la grâce amnistiante au Hezbollah du Cheikh Nasrallah. Malgré les insultes et les menaces, le sociologue jordanien persiste et signe : le Hezbollah entend bien fonder une république islamique au Liban à l'exemple de celle qui existe actuellement en Iran. Il l'affirme dans une chronique au titre évocateur : "Quand le mariage de jouissance entre l'Iran et le Hezbollah sera-t-il rompu ?". Répondant aux lecteurs du magazine Elaphqui lui reprochent d'être hostile au chiisme, il réplique qu'il s'en prend uniquement aux chiites duodécimains (3) qui sont au pouvoir en Iran. A coups d'arguments irréfutables, il démontre que la transformation du Liban en république islamique est bien l'objectif principal du Hezbollah. Nabulci démonte les liens qui unissent l'Iran et le Hezbollah jusque dans l'exercice du pouvoir. Il cite, entre autres, le fait que Nasrallah en soit à son troisième mandat successif et qu'il soit reconductible à son poste, comme en Iran, et comme la plupart des potentats arabes. Ce qui fait dire à notre confrère irakien Sammy Al-Buhairi qu'il faut absolument consacrer un séminaire au chiisme et décider une fois pour toutes s'ils sont des musulmans ou "refuzniks" à traiter selon la méthode d'Ibn Taymia. "Car, dit-il, je ne comprends pas qu'on puisse massacrer les chiites d'Irak en les traitant d'ennemis de Dieu et qu'on adule dans le même temps un autre chiite du Liban, Hassan Nasrallah, regardé comme l'étendard de l'Islam". On pourrait avoir une explication avec cette étude irakienne consacrée à la violence et qui a eu très peu d'échos dans la presse arabe. Cette étude tend à démontrer que le penchant des Irakiens pour la violence s'explique par l'influence du Tigre et de l'Euphrate. Les crues violentes et destructrices des deux fleuves nourriciers expliqueraient la vague de violence qui secoue actuellement l'Irak. En comparaison, note l'étude, les crues du Nil plus paisibles et plus modérées ont donné l'Egyptien actuel, pondéré et peu porté sur la violence. Avec cette théorie, ce sont donc nos torrents impétueux qui expliqueraient nos batailles fratricides. Ce que je comprends moins bien, c'est comment nous sommes parvenus au stade actuel : l'oued El-Harrach qui rythme nos élans productifs et notre pratique de l'hygiène. A. H. (1) Un débat intéressant que celui diffusé la semaine dernière par Al-Jazira sur le séminaire "Les médias arabes et la communication avec les autres". J'ai relevé certaines interventions pertinentes comme celle-ci : "Il faudrait d'abord apprendre à communiquer entre nous avant de vouloir communiquer avec les autres." Ou encore celle-là : "Ce n'est pas en ponctuant chaque prière par des anathèmes contre les Juifs et les chrétiens que nous arriverons à convaincre les autres du bien-fondé de notre cause." (2) Interrogé sur sa position à l'égard des femmes, l'humoriste misogyne avait répondu : "Les femmes, je suis contre, tout contre." (3) Le chiisme duodécimain ou "djaffari" constitue le groupe le plus important et c'est la doctrine officielle de l'Iran actuel. Cette doctrine repose sur le culte des douze imams, de Ali, le premier, à Mohamed Al Mahdi, le douzième. Ce dernier n'est pas mort mais a été occulté. Ce qui veut dire qu'il vit parmi nous (eux) mais qu'il ne peut se manifester de crainte de perdre son pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli Le soir d'Algérie &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/28/article.php?sid=42441&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/28/article.php?sid=42441&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-2245505596353743250?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/2245505596353743250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=2245505596353743250' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/2245505596353743250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/2245505596353743250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/le-tigre-leuphrate-et-el-harrach.html' title='Le Tigre, l&apos;Euphrate et El-Harrach'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-729960983765090742</id><published>2007-01-08T01:56:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T01:58:14.431-08:00</updated><title type='text'>La sombre réalité du Liban</title><content type='html'>La «paix» revenue au Liban et l'argent du Hezbollah se déversant sur les sinistrés, il aurait semblé plus opportun de s'intéresser à Nancy Agram ou encore à Faten Hamama. Las, toutes les deux et tous les artistes parlent uniquement du Liban. Ce sont d'ailleurs les seuls à avoir des accents de sincérité quand ils se lamentent sur les ruines d'un pays saccagé de fond en comble. Les artistes et les poètes savent trop bien ce que le Liban représente pour la culture et pour la liberté de dire.La «paix» revenue au Liban et l'argent du Hezbollah se déversant sur les sinistrés, il aurait semblé plus opportun de s'intéresser à Nancy Agram ou encore à Faten Hamama. Las, toutes les deux et tous les artistes parlent uniquement du Liban. Ce sont d'ailleurs les seuls à avoir des accents de sincérité quand ils se lamentent sur les ruines d'un pays saccagé de fond en comble. Les artistes et les poètes savent trop bien ce que le Liban représente pour la culture et pour la liberté de dire. Ce n'est pas par hasard si le bonheur de survivre des Libanais est tempéré à l'évidence par un sentiment de mutilation. Il y a, certes, le Hezbollah qui exulte et qui brandit, provisoirement il faut croire, la corne d'abondance au lieu de l'épée du «djihad». «Hezbollah a de l'argent», répète à l'envi le Merani (1) local représentant du Parti de Dieu, devant les caméras des télévisions occidentales toujours en quête de frissons à barbe. On sait d'où vient l'argent mais les certitudes s'estompent quant à sa destination finale. Un fait est indéniable : c'est le parti de Nasrallah qui tire les marrons du feu libanais. Magnanime, le Hezbollah va même jusqu'à concéder une parcelle de «gloire» à son allié syrien Bachar Al-Assad. Ce dernier s'est d'ailleurs empressé de sauter sur l'occasion : c'est lui qui a planifié cette guerre avec ses alliés de la résistance et en «coordination étroite» avec l'Iran. Il le dit et il le répète à tous vents : c'est une guerre savamment planifiée et menée qu'a vécue le Liban. Il faut donc s'attendre à une imminente guerre de libération du Golan (2) avec la destruction partielle de Damas et des villes tampons syriennes. Et si vous ne me croyez pas réécoutez son discours fleuve devant le congrès des journalistes syriens et relisez les trois ou quatre interviews qu'il a accordées aux confrères arabes invités d'honneur (3). En tout cas, j'ai noté une information de taille dans les propos de Bachar Al-Assad, à savoir que les Arabes n'avaient pas besoin de son autorisation pour aller combattre Israël. Réponse indirecte à notre agitateur belliciste, Ali Benhadj, qui guerroie toujours sur les hauteurs des Tagarins ou d'El- Mouradia. Au reste, « les Arabes ne sont pas décidés à se battre sinon qui les aurait empêchés de se masser aux frontières d'Israël et de combattre les Israéliens», note au passage le quotidien Al-Hayat qui reflète, comme on le sait, le point de vue saoudien. Porteparole de nos directeurs de conscience attitrés, les Saoudiens, Al-Hayat s'est mis à l'heure des bilans, triomphalistes pour les uns, mitigés ou franchement pessimistes pour les autres. Il faut donc le ranger parmi les grands déçus de la crise libanaise. Pour le quotidien saoudien, il y a finalement deux grands perdants dans ce conflit : Israël et le Hezbollah. Israël, dit-il, a perdu parce qu'il s'est montré incapable d'attaquer l'Iran et la Syrie, le principal pourvoyeur d'armes et leur passage obligé. Quant au Hezbollah, il a échoué dans son projet d'entraîner le monde arabe dans son djihad puisque les Arabes ont refusé de le suivre. Cela étant, notre confrère occulte, et pour cause, l'identité du troisième et plus gros perdant, j'ai cité les Saoudiens. Ils mettront au moins une dizaine d'années sinon plus à se relever du coup que leur a porté Nasrallah aux plans religieux et idéologique. Ce n'est pas demain, évidemment, que l'Adhan chiite viendra troubler le sommeil auroral des néowahhabites mais la graine est semée. Elle germe déjà entre deux sachets décrépis dans les espaces verts du Climatde- France et de Bab-el-Oued. Le chiisme comme «solution islamique» alternative au sunnisme à court d'imagination, pourquoi pas ? On a vu et entendu pire que ces insanités- là. C'est pourtant l'issue qu'appréhende à terme, pour le Liban, le penseur Chaker Nabulci. Dans sa contribution régulière au quotidien koweïtien Al-Siassa, il estime qu'une république islamique de type iranien au Liban est désormais probable. Chaker Nabulci estime, en effet, qu'auréolé de sa «victoire» au Sud-Liban, le Hezbollah peut aujourd'hui envisager cet Etat théocratique dont avait rêvé Khomeïni. Sinon, comment expliquer que le Hezbollah qui prétend incarner la résistance à l'occupation ne soit ouvert qu'aux seuls chiites et aux khomeïnistes de surcroît ? Comment se fait-il qu'il n'y ait ni sunnites ni maronites dans ce mouvement qui prétend libérer le sud du pays ? Comment un mouvement qui se prétend libanais peut-il défiler avec les seuls portraits de Khomeïni, de Khamanei et de Ahmadinejad ? Le Hezbollah est né et a grandi avec le soutien de l'Iran et de la Syrie sous le regard de tous les responsables libanais, note encore Chaker Nabulci. Les Américains aussi n'ignoraient pas les efforts accomplis par ce mouvement pour s'équiper et pour devenir la première milice armée du Liban et du monde arabe. C'est au vu et au su de tous que le parti de Nasrallah s'est introduit dans tous les rouages de l'Etat libanais pour s'enrichir et pour devenir plus fort. L'écrivain jordanien rappelle ensuite les propos récents tenus par un des dignitaires du régime des ayattollahs, Ali Akbar Mohtachemi, ancien ambassadeur d'Iran en Syrie et au Liban, à propos du mouvement de Hassan Nasrallah. Il disait : «Le Hezbollah fait partie du pouvoir en Iran. Le Hezbollah est un élément fondamental du dispositif militaire et sécuritaire iranien. La relation du Hezbollah avec l'Iran va plus loin que celle d'un régime révolutionnaire avec un parti ou une organisation révolutionnaires à l'extérieur du pays.» «Transposées sur le terrain, que traduisent ces trois phrases ? s'interroge alors Chaker Nabulci. Le Liban se transformera-t-il en république islamique comme c'est le cas aujourd'hui de sa partie sud, devenue une mini-république islamique avec comme guide suprême Hassan Nasrallah ? ». Notre confrère irakien Khoudhir Tahar va plus loin dans un article que publie le journal des Emirats Al-Itihad. Il prévoit un Etat chrétien sécessionniste dans la partie libanaise à majorité maronite. Khoudhir Tahar prévoit une reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël. Les gens qui pensent que le Hezbollah va désarmer commettent une lourde erreur, dit-il, et ce n'est pas dans les plans de l'Iran. Une nouvelle offensive israélienne lui portera des coups plus durs et il sera réduit à engager des hostilités avec les sunnites, les Druzes et les Maronites. En échange d'un cessez-le-feu, le Hezbollah acceptera de mettre fin à la guerre civile engagée contre les autres communautés libanaises. C'est alors que les chrétiens proclameront leur Etat et toutes les conditions sont réunies pour que cet Etat bénéficie de la reconnaissance internationale, prédit notre confrère qui explique cette issue en ces termes : «Si moi le musulman chiite, je suis en désaccord avec le Hezbollah chiite, comment peut-on demander à un Maronite que tout sépare du Hezbollah de cohabiter avec lui dans ces conditions ? ». République khoméiniste ou mini-Etats confessionnels, l'avenir du Liban, victime de sa réussite, devra encore être dicté en dehors du Liban. C'est la très banale et très sombre réalité. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Qui se souvient du chargé de l'action sociale du FIS de la belle époque ? Celui qui faisait croire au bon peuple, entre un gigot de mouton et un costume d'époque, que l'Etat islamique de Benhadj c'était la prospérité et la fin des séismes. Recrue providentielle de la concorde nationale première mouture, il s'est effacé depuis au profit de marathoniens plus aguerris.&lt;br /&gt;(2) Ce n'est pas le même relief ni le même pays mais sait-on jamais.&lt;br /&gt;(3) Triste époque : les «frères» algériens n'étaient pas conviés à la fête à moins qu'ils y aient joué le rôle de convives honteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/21/article.php?sid=42202&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/21/article.php?sid=42202&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-729960983765090742?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/729960983765090742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=729960983765090742' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/729960983765090742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/729960983765090742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/la-sombre-ralit-du-liban.html' title='La sombre réalité du Liban'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7363418270341200522</id><published>2007-01-08T01:53:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T01:56:24.973-08:00</updated><title type='text'>Voir un dirigeant arabe pleurer</title><content type='html'>C'est la semaine du politiquement correct, celle où il ne faut pas heurter de front des sensibilités ultra-patriotiques exacerbées par l'imminence d'un cessez- le-feu au Liban. Ceci, pour répondre à ce lecteur qui m'a lancé un tonitruant «Vive Nasrallah» sur mon email. Et comme il a bien appris ses leçons d'histoire, il me rappelle que c'est grâce à la révolution de 1954 que je peux écrire ce que j'écris. C'est la semaine du politiquement correct, celle où il ne faut pas heurter de front des sensibilités ultra-patriotiques exacerbées par l'imminence d'un cessez- le-feu au Liban. Ceci, pour répondre à ce lecteur qui m'a lancé un tonitruant «Vive Nasrallah» sur mon email. Et comme il a bien appris ses leçons d'histoire, il me rappelle que c'est grâce à la révolution de 1954 que je peux écrire ce que j'écris. Ce que j'admets volontiers, en soulignant au passage que c'est par la même filière que mon irascible lecteur est en mesure de me lire. Je n'irais pas toutefois jusqu'à établir par raccourci la corrélation entre Abane Ramdane et Hassan Nasrallah. Tenter comme on le fait de grandir le Hezbollah en le comparant à l'artisan de l'insurrection de Novembre, c'est tirer le FLN (1) vers le bas. Il y a suffisamment de démagogues prêts, en ce moment, à jurer que juillet 2006 est la réplique sismique de Novembre 1954. Il y a, certes, des conflits qui vous révèlent à vous-mêmes et vous mettent d'illustres inconnus en postures d'idoles mais gardons-nous des similitudes outrancières. Essayons d'être lucides même si toutes les salles Harcha du monde arabe résonnent de cris de guerre lancés par des tribuns endimanchés. Et surtout n'envoyons pas Larbi Ben M'hidi se faire immoler sur l'autel de la cause arabe. Son nom est synonyme de victoire et cela devrait suffire. Pour rester dans la semaine des bonnes résolutions, notons le silence pacifiste, et donc inhabituel, observé par notre voisin libyen. Relevons aussi la sourdine mise par tous les boutefeux médiatiques (2) à leurs attaques contre la «bande des trois». Il s'agit de l'Arabie saoudite, de l'Egypte et de la Jordanie. Ces trois pays sont désormais taxés de «traîtres» par les faiseurs d'opinions arabes. On a ressorti spécialement pour eux la bonne vieille étiquette de «réactionnaires» que les pays progressistes utilisaient contre les monarchies arabes. La discrétion des commentateurs s'explique peut-être par la participation active de ces trois pays à la campagne de solidarité avec le Liban. Ainsi en est-il de la reine de Jordanie et de la première dame d'Egypte qui sont particulièrement dynamiques sur le plan humanitaire. Cependant, il y a un quatrième «traître» (3) que les chroniqueurs attitrés des télévisions belligérantes ne citent pas et c'est le Qatar. Comme les relations entre l'Arabie saoudite et l'émirat du Qatar ne sont pas actuellement au beau fixe, le quotidien saoudien Al-Charq al- Awsat nous en dit plus. Selon son correspondant en Israël, le ministre qatari des Affaires étrangères, Hamed Ibn Djassem, est arrivé la semaine dernière à Beyrouth escorté par deux avions israéliens. Avant d'aller assister aux travaux de la conférence ministérielle de la Ligue arabe, le ministre qatari a fait une escale de quatre heures à Tel-Aviv. L'objectif de cette escale, selon le quotidien, était de justifier auprès des dirigeants les récentes déclarations officielles du Qatar. Les Israéliens, en effet, ont été particulièrement irrités par l'engagement verbal du Qatar à rompre ses relations diplomatiques avec Israël si un sommet arabe le recommandait. Cheikh Hamed Ibn Djassem a indiqué à ses interlocuteurs israéliens que cette déclaration était seulement destinée à faire cesser les attaques arabes contre le Qatar. Ce dernier, a-t-il souligné, est en butte aux critiques à cause de ses relations avec Israël. Or, personne ne s'enhardit à critiquer l'Egypte, la Jordanie et l'Autorité palestinienne qui sont dans le même cas. Al-Charq al- Awsat ajoute encore que les Israéliens se sont plaints de l'attitude hostile de la chaîne qatarie Al Jazira. Hamed ibn Djassem a répondu que la chaîne était une tribune libre qui donnait aussi la parole aux responsables militaires israéliens (4). Il a ajouté que la dernière chose à laquelle il s'attendait d'un Israël démocratique, c'est qu'il critique la liberté de la presse au Qatar. Toujours selon le même journal, le chef de la diplomatie qatarie a quitté ensuite Tel-Aviv escorté par deux avions militaires israéliens. Les mêmes Israéliens ont d'ailleurs mis en en garde leurs hôtes de passage sur les dangers qu'il y avait à emprunter le couloir aérien traditionnel entre Damas et Beyrouth. Ils ont mis en garde contre les risques encourus en raison de la multitude de missiles qui sillonnent cette région. Les Israéliens ont suggéré le couloir Tel-Aviv- Beyrouth, beaucoup plus sûr. Toujours sur le même registre, Al-Charq al-Awsatrelate un des échanges qui ont eu lieu lors de la conférence ministérielle de Beyrouth. Lorsque le ministre saoudien des Affaires étrangères a proposé la tenue d'un sommet arabe à La Mecque, son homologue syrien, Walid Al-Mouallem, a déclaré : «Nous bénissons cette initiative à condition qu'un tel sommet appelle à mobiliser les armées arabes et à arrêter les exportations de pétrole.» Ce à quoi le ministre saoudien Saoud Al- Fayçal a répondu : «Le pétrole c'est pour le développement et non pas pour la guerre.» Comme piqué au vif, le chef de la diplomatie libyenne, Abderrahmane Chelqam, a réagi en interpellant son homologue syrien : «Je ne comprends pas pourquoi on soulève de tels problèmes et on lance des slogans dont tout le monde sait qu'ils sont contreproductifs.» Le ministre syrien intervient à nouveau pour dire : «En ce qui nous concerne, nous parlons ici au nom de la dignité, de la fermeté et du sacrifice.» Réplique du Libyen, décidément surprenant : «Pourquoi vous n'appliquez pas alors ces principes au Golan.» Nouvelle polémique lorsqu'il s'est agi de désigner les membres de la délégation arabe au Conseil de sécurité. Le quotidien saoudien rapporte que le ministre des Affaires étrangères qatari a essuyé une rebuffade lorsqu'il s'est proposé comme membre de la délégation. L'affront est venu d'un ministre maghrébin, note le journal sans autres précisions. Tous ces éléments pourraient expliquer, a posteriori, le fait que le Premier ministre du Liban Fouad Siniora ait éclaté en sanglots devant les caméras des télévisions. Ce qui fait dire au chroniqueur syrien du quotidien londonien Al-Quds que ces larmes sont une vraie première. «De toute ma vie, écrit-il, je n'ai vu un dirigeant arabe pleurer. Ils ont toujours arboré, devant les caméras, ce sourire de satisfaction que l'on affiche en regardant une pièce de Adel Imam ou de Doreide Laham. De défaite en défaite et de beuveries en revers, les dirigeants arabes ont toujours veillé à garder le sourire comme s'il s'agissait pour eux de battre un record sportif.» En conclusion, notre confrère affirme qu'il n'est pas dans son idée d'appeler à un sommet arabe des pleurs. «Mais si un tel sommet se tenait, il résumerait mieux la réalité arabe que les autres sommets.» Un sommet lacrymal à La Mecque, ce n'est pas une si mauvaise idée. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Précision rudement utile : je parle ici du FLN originel qui a disparu dans le tumulte de l'été 62.&lt;br /&gt;(2) Avec une mention particulière à Fayçal Al Kassem, l'incroyable animateur de la chaîne qatarie Al Jazira qui propose d'ouvrir un front au Liban sur ses propres deniers.&lt;br /&gt;(3) A cette catégorie, il faudrait peut-être ajouter celle des indécis et des opportunistes comme ceux qui sont prêts à aller guerroyer au Sud-Liban, à condition d'être accompagnés de tambours et cornemuses. (4) Al Jazira ainsi que de nombreuses autres chaînes satellites arabes disposent de correspondants dans tous les territoires israéliens ou sous contrôle israélien. La réciprocité n'est pas pour demain, ce qui donne une idée de l'écart entre les deux camps en matière de communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli" Le soir d'Algérie "&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/14/article.php?sid=41986&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/14/article.php?sid=41986&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7363418270341200522?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7363418270341200522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7363418270341200522' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7363418270341200522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7363418270341200522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/voir-un-dirigeant-arabe-pleurer.html' title='Voir un dirigeant arabe pleurer'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7634245671799241284</id><published>2007-01-08T01:51:00.000-08:00</published><updated>2007-01-08T01:53:28.952-08:00</updated><title type='text'>Le sacrifice comme tenant et aboutissant</title><content type='html'>Il ne faut pas se leurrer : les mêmes causes produisant les mêmes effets, Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah libanais, est bien parti pour demeurer longtemps encore l'idole des foules arabes. Il n'a pas exterminé tous les Israéliens ni détruit l'entité sioniste comme le stipule son programme mais il résiste.Même si ses tirs de roquettes provoquent des dégâts sans commune mesure avec les destructions occasionnées au Liban par l'agression israélienne, Nasrallah est désormais un héros. C'est que les Arabes fatigués par les reniements, les capitulations en rase campagne et les défaites, habitués à voir des villes, des villages et des régions entières abandonnés à l'ennemi par une retraite honteuse, voient en Nasrallah sinon le libérateur du moins l'artisan de leur revanche. Le simple fait de tenir un village durant des jours et des semaines face à un adversaire, doté d'une supériorité écrasante, a l'éclat d'une victoire historique. Il y a longtemps qu'on avait perdu le goût de ces victoires- là dans les chaumières arabes. Oui ! On en est arrivé à espérer seulement une résistance acharnée, des exploits individuels ou de petits groupes que glorifieront les poètes avant la défaite inéluctable mais honorable. Mieux vaut être vaincu par un ennemi surpuissant que subir l'humiliation d'une retraite désordonnée, suivie de concessions politiques irrémédiables. Les Arabes savent que Hassan Nasrallah n'est pas l'archétype du héros qu'ils attendent mais ils font avec. N'a-t-il pas réussi, lui le chiite pro-iranien, pro- Assad et en l'espace de quelques semaines, à fédérer la «rue arabe» dans toutes ses composantes religieuses ? Et donc, Hassan Nasrallah ne devrait-il pas devenir le prochain Premier ministre du Liban, compte tenu du fait qu'il se présente en vainqueur, selon les normes arabes communément admises ? C'est la question que pose non sans dérision le sociologue jordanien exilé en Amérique, Chaker Naboulci. Dans sa contribution régulière au quotidien koweïtien Al-Siassa et au magazine Elaph, le chef de file des «nouveaux libéraux» expose les arguments en faveur de ce choix. «Certes, dit-il, la Constitution libanaise stipule que le Premier ministre doit être sunnite et non chiite mais celui qui a gagné une guerre doit gouverner, c'est la loi de la guerre. Et la victoire dans ce cas d'espèce, telle que la décrit le Hezbollah aux Libanais, aux Palestiniens et aux Arabes, le permet. Elle autorise Hassan Nasrallah, le héros libanais couronné et sans rival, à outrepasser la Constitution et à créer un précédent historique au Liban. Qui parmi les hommes politiques au Liban a plus de droits que lui à occuper cette fonction ?» Observant que le fait d'avoir provoqué autant de dégâts au Liban l'autorise autant qu'une autre personnalité à revendiquer le poste de Premier ministre, Chaker Naboulci nous refuse le droit à l'amnésie. «Nabih Berri n'est-il pas président du Parlement et deuxième personnage de l'Etat en vertu de la Constitution ? C'est pourtant lui, avec son mouvement Amal qui a tué en 1985 plus de 3000 Palestiniens à Sabra et à Chattila ainsi qu'à Bordj-Al- Baradjnieh et dans les camps du Sud-Liban». L'écrivain cite à l'appui de ses dires le livre de Abdallah Mohamed Al-Gharib Amal et les camps palestiniens. Il souligne que les massacres commis par Amal ont dépassé en cruauté ceux des Israéliens et des forces libanaises (maronites). «Pourquoi Hassan Nasrallah, qui a détruit intégralement le Liban, n'aurait-il pas le droit d'être Premier ministre en dépit du fait qu'il ne soit pas sunnite ? Et puis, lorsque le Hezbollah était un parti en devenir, n'a-t-il pas proclamé qu'il refusait l'humiliation de cohabiter avec des chrétiens ? (Journal Al-Nahar du 21/09/1989). Il n'était alors qu'un petit parti et il n'avait pas la puissance qu'il a aujourd'hui. Maintenant qu'il est le plus puissant parti, non seulement du Liban mais de tout le monde arabe et islamique, il peut rejeter la Constitution libanaise. Etant petit, le Hezbollah promettait de «déchirer les accords de Taëf» (Journal Al- Nahardu 13/10/1989). Qui l'empêche, dès lors qu'il sera sorti vainqueur de la guerre et qu'il aura défait la plus grande puissance militaire de la région, de dire : «Nous déchirerons la Constitution» ? Il a affirmé aussi que les accords de Taëf étaient une capitulation face à la politique maronite et à Israël. Qui l'empêchera de décréter que «la Constitution libanaise est aussi une capitulation devant les maronites, Israël, les laïcs occidentalisés et les agents de l'Amérique et de la France ?». Jouant sur le thème de la «régression féconde», le sociologue jordanien enchaîne : «Si les politiques libanais laïques ont échoué à bâtir un Etat puissant, pourquoi ne pas donner l'occasion aux religieux de le faire. Pourquoi ne pas offrir cette opportunité au Hezbollah qui bénéficie d'un si large appui de toutes les forces politiques et religieuses du monde arabe ?» Dans le sillage de cet aveu d'impuissance face à l'extase collective, l'universitaire tunisienne Raja Benslama s'arrête à cette phrase de Hassan Nasrallah : «Nous somme issus de la matrice du sacrifice». «Cette phrase, dit-elle, en dit long sur la nature de la résistance que dirige cet orateur. C'est une résistance qui ne consent pas de sacrifices pour la défense de la patrie, de son indépendance et de l'intégrité de ses habitants. Mais elle considère le sacrifice comme le tenant et l'aboutissant, il est le point de départ et d'arrivée. C'est du sacrifice pour le sacrifice. La résistance défend la patrie au nom du sacrifice, elle ne se sacrifie pas au nom de la patrie. Et c'est là le problème avec cette résistance : elle est née «de la matrice» du sacrifice, elle est née de la matrice de la mort et elle y retournera puisqu'elle est incapable de s'en détacher. C'est un attachement maladif qui tend à devenir une culture. Le sacrifice et non pas la vie, voilà le fondement idéologique de cette résistance armée. Le devoir d'aller au martyre est l'essence au détriment du droit à la vie.» Commentant l'attitude des élites intellectuelles arabes littéralement subjuguées par l'effet Nasrallah, Raja Benslama note encore : «Mais lorsque les élites culturelles de toutes tendances politiques s'impliquent dans la défense de ce parti et le considèrent comme un mouvement de résistance libanais. Lorsque ces élites manifestent pour le Liban en arborant des portraits de Hassan Nasrallah et d'autres leaders du même acabit, cela signifie que nos intellectuels ne sont pas immunisés contre les prêcheurs et contre les prêches destructeurs. Cela veut dire qu'ils ne sont pas sortis de l'aire de conscience tribale basée sur le soutien aux natifs de la matrice, c'est-à-dire le soutien au frère qu'il soit «agresseur ou agressé» selon la logique primaire : le Hezbollah est l'ennemi d'Israël et l'ennemi de l'ennemi est un ami. Plus prosaïquement, nos élites ne sont pas encore sorties de la logique de l'éclat et de la provocation infantiles : le Hezbollah défie, ceci est suffisant et peu importent la finalité et le prix du défi (…) Lorsque la folie s'empare de deux belligérants, il faut qu'une tierce partie soit là pour rappeler qu'il existe une alternative précieuse au-dessus des combattants. Et cette alternative précieuse c'est le droit et la légitimité morale. Or nos élites ne jouent pas ce rôle de tiers, elles entrent au contraire dans la spirale de la guerre en soutenant une des parties. Elles prennent fait et cause pour la tuerie et pour la logique de haine qui l'entretient », conclut l'universitaire tunisienne. Qu'ajouter de plus sinon prier pour que le ciel nous préserve des hallucinations collectives.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Alli "&lt;em&gt;Le soir d'Algérie&lt;/em&gt; "&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/07/article.php?sid=41769&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/07/article.php?sid=41769&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7634245671799241284?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7634245671799241284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7634245671799241284' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7634245671799241284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7634245671799241284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2007/01/le-sacrifice-comme-tenant-et.html' title='Le sacrifice comme tenant et aboutissant'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8085380236814678275</id><published>2006-11-30T09:58:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:59:21.948-08:00</updated><title type='text'>La séduction fatale du chiisme</title><content type='html'>Nabih Berri est le chef du mouvement chiite Amal. A ce titre, et en vertu de la Constitution, il est aussi le président du Parlement libanais. Il a été, enfin, délégué par le Hezbollah pour négocier en son nom, en particulier avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice. Quand il parle de paix, il faut donc l'écouter et essayer de saisir dans ses propos ce qui lui appartient en propre et ce que pourrait dire Hassan Nasrallah.Jusqu'à la fin des années 80, le mouvement Amal tenait le haut du pavé. Mais comme le Fatah en Palestine, Amal, miné par la corruption de ses dirigeants, s'est laissé déborder par le Hezbollah. L'autochtone, vieilli et délabré, a été peu à peu supplanté par un produit, d'importation certes mais jouissant d'une popularité grandissante. A la suite de l'Etat libanais, les cadres de Nabih Berri ont peu à peu laissé le sud du pays au Hezbollah lui abandonnant de facto le monopole de la résistance. C'est ainsi qu'aujourd'hui, Hassan Nasrallah résiste quelque part dans un bunker et que Nabih Berri porte sa parole aux négociateurs américains. Le second est un notable usé par le pouvoir et les délices de Capoue, le premier a déjà pris la succession et aspire à prendre tout le reste. Je n'ai pas aimé dans les récentes déclarations de Nabih Berri teintées d'amertume et reprochant aux pays arabes de rester passifs devant le drame libanais. Je me suis arrêté surtout à la pointe de ressentiment contre l'Algérie. Il a cru bon, en effet, de rappeler que tout le Liban s'était mobilisé pour Djamila Bouhired durant la guerre de Libération nationale. Ce qui est vrai mais pourquoi citer précisément cet exemple pour mettre en exergue l'indifférence arabe. Un petit tour à la salle Harcha l'aurait pourtant convaincu que toute la classe dirigeante algérienne est en première ligne avec le Hezbollah. Avec un peu d'imagination, on aurait pu voir dans le ciel de Harcha les multiples sillages des roquettes et des fusées tirées en direction d'Israël et de Condoleezza Rice. Les discours galvanisants et guerriers ont proprement ravi le patron du Hamas, promoteur du meeting de soutien au Liban et d'autres spectacles servant la cause de son mouvement. Quant aux envolées contre l'impérialisme yankee et ses plans machiavéliques pour "désarabiser" les Arabes, ce fut un vrai festin pour baathiste en fin de carême. Toute cette agitation politicienne est accompagnée, comme il se doit, par un regain d'intérêt et d'affection pour le chiisme. Aux yeux des sunnites les plus bornés, les chiites retrouvent enfin le statut de musulmans qui leur était contesté. Même leur Adhan qui fait explicitement référence à l'imam Ali ne hérisse plus les oreilles salafistes. Derrière leurs grosses lunettes noires, des midinettes en djilbab lancent des regards énamourés et des baisers furtifs au nouveau play-boy du monde arabe et islamique. Ceci marque-t-il, pour autant, l'abandon du wahhabisme et l'entrée dans les ordres chiites via la milice du Hezbollah ? C'est une perspective d'avenir mais ce n'est pas encore la conversion de masse stimulée par l'éternel opportunisme des zélotes religieux. Pour l'instant, en effet, le royaume de La Mecque reste sûr de lui et dominateur. Tellement sûr de lui que sa principale chaîne d'information Al-Arabia fait la course en tête avec sa rivale Al-Jazira pour couvrir les évènements. Avec cette différence que la glorification du Hezbollah par Al-Arabia a des allures d'acte de contrition. A priori, Riyad ne semble pas gêné par ce sens des opportunités médiatiques et fait valoir les critères du professionnalisme. Et puis, pendant que Al- Arabia s'épuise à tenir la corde avec Al-Jazira, l'appareil médiatique saoudien s'emploie à défendre les positions de Riyad dans le conflit libanais. La déclaration officielle saoudienne est commentée de manière à faire ressortir le leadership qu'entend assumer désormais le royaume saoudien. Il n'y a pas de doute que c’est le rôle que veut assumer le roi Abdallah en se présentant comme le défenseur d'un Liban arabe face à l'impérialisme iranien. Cette ambition est largement portée par les éditorialistes saoudiens qui parlent d'un nouveau rééquilibrage des forces dans la région. Ce qui induit implicitement un rôle de locomotive du nouveau nationalisme arabe pour l'Arabie saoudite, épaulée par une monarchie, la Jordanie, et une république monarchique, l'Egypte. Le quotidien de Londres Al-Charq-al-Awsat le dit sans ambages : "Le peuple libanais doit savoir qu'il n'est pas seul et que son seul choix est d'être dans la mouvance arabe, avec son avant-garde le royaume d'Arabie saoudite. Il n'est pas dos au mur et il n'est pas acculé à jouer sur l'alliance avec l'Iran (…) Durant des années, après que le Hezbollah eut devenu un Etat en armes dans un Etat désarmé, la conviction a prévalu chez de larges pans de la société libanaise que le choix iranien était inéluctable. Ceci, après que l'influence arabe ait subi un reflux et que l'on eut fait l'impasse sur les réalisations stratégiques de Taef. Si les accords de Taef avaient connu seulement un début d'exécution, rien de tout cela ne serait arrivé (…) Nous n'en serions pas aux promesses de Hassan Nasrallah, alors qu'Israël détruisait tout sur son passage, lorsqu'il a affirmé que l'Iran reconstruirait tout ce qui a été détruit. Des propos qui ont résonné comme un défi lancé, non seulement aux Libanais mais à tous les Arabes." Ce que ne dit pas clairement la presse saoudienne et qu'il faut lire entre les lignes, c'est que le défi du Hezbollah est perçu par Riyadh comme un défi religieux. Nasrallah mène une guerre de religion au Liban et les Saoudiens obéissent à la même motivation. En fait, l'enjeu est le statut de la citadelle sunnite-wahhabite face à la montée d'un chiisme belliciste et séduisant par là même. C'est au moment où les télévisions saoudiennes font la part belle aux actes de solidarité avec la population libanaise que l'accroc est apparu dans l'habit pseudo-nationaliste du royaume saoudien. Le Cheikh Abdallah Bendjebrine, une des principales références religieuses wahhabites, a lancé une fetwa interdisant toute aide matérielle ou morale au Hezbollah. Sous forme de "layadjouze" comminatoires, le cheikh a successivement proscrit le soutien à ce parti "rafidhi" (déserteur — un des nombreux gentils noms attribués aux chiites). "Il ne faut pas combattre sous leurs ordres, ni prier pour leur victoire. Je conseille aux sunnites de rejeter ces gens et ceux qui les rejoignent et de dénoncer leur hostilité de toujours à l'Islam et aux musulmans." En fait, si les dirigeants saoudiens situent la nouvelle guerre du Liban dans un contexte de rivalités de puissances régionales, la fetwa la resitue dans son contexte, celui de la bataille impitoyable entre deux intégrismes : le sunnite et le chiite. Or, chaque jour de guerre au Liban renforce le second au détriment du premier. Le naturel féminin est de fuir le vieillard édenté et impotent pour le viril et courageux chevalier. La "rue arabe" est aussi frivole qu'inconsciente mais elle reste dominée par le naturel féminin, l'envie d'essayer autre chose. Certes, tout le monde arabe respire toujours wahhabite et ment encore wahhabite mais le chiisme, incarné par Nasrallah, exerce une séduction dangereuse et, à la longue, fatale. C'est peut-être la vocation de la "rue arabe" de jouer les remake de "séduite et abandonnée". C'est sans doute aussi la destinée des peuples arabes d'hypothéquer toujours l'avenir en optant parfois pour le pire.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/31/article.php?sid=41723&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/31/article.php?sid=41723&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8085380236814678275?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8085380236814678275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8085380236814678275' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8085380236814678275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8085380236814678275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/la-sduction-fatale-du-chiisme.html' title='La séduction fatale du chiisme'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7099246079759469453</id><published>2006-11-30T09:52:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:57:16.785-08:00</updated><title type='text'>Entre la peste et le choléra</title><content type='html'>Avec la sauvagerie de sa riposte disproportionnée à un acte de kidnapping sans gloire (1) et, à défaut de libérer ses soldats, Israël a réussi à faire l'union sacrée au Liban. Il n'y qu'à voir et à écouter les déclarations des dirigeants libanais les plus hostiles à l'alliance syro-iranienne au Liban. Comment ne pas s'émouvoir de la pudeur et de la retenue dont fait preuve un Walid Djoumblatt face à l'agression et à la destruction systématique de son pays ? Tout comme le trublion Hassan Nasrallah, le leader druze ne tempête pas, il ne vocifère pas comme nous savons si bien le faire à leur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le chef du Hezbollah décrète que la Liban est le champ de bataille de l'"Ouma", que cela plaise aux Libanais ou non, il répond simplement: "D'accord, mais pourquoi ne pas commencer par libérer le Golan et pourquoi la Palestine devrait être libérée à partir du seul territoire libanais?". Le parlementaire libanais reproche, en fait, au leader du Hezbollah de ne pas avoir consulté ses partenaires du dialogue interlibanais avant son initiative. "Je veux bien mourir mais je voudrais savoir pourquoi?", affirme-t-il à mots couverts. Plus lancinante encore est cette interrogation, teintée d'ironie cinglante, d'une consœur maronite. Elle dit :"Supposons que le Hezbollah gagne sa guerre contre Israël et que l'Etat sioniste soit anéanti (2). Quel sont les plans du Hezbollah pour le Liban? ". Autrement dit, quel sera le sort des minorités religieuses dans un système politique dominé par le fondamentalisme chiite? (3). Nous n'en sommes pas encore là et, pour l'instant, les Libanais se renvoient cette litanie, écrite pour Magda Roumi par Nizar Qabani, le poète amoureux qui aima à Beyrouth et aima Beyrouth: "Nous reconnaissons devant Dieu, le Juste, que nous te jalousions, que ta beauté nous agressait, que nous n'avons jamais été reconnaissants ni cléments à ton égard, que nous ne t'avons ni compris ni excusé, que nous t'avons offert, à la place de la rose, la lame du couteau, nous t'avons blessé et éprouvé, nous t'avons incendié et fait pleurer. (Nous reconnaissons) que nous t'avons fait porter, O Beyrouth, le poids de nos péchés, Beyrouth, maîtresse du monde, Beyrouth, sans toi, aucune vie ne peut nous combler. Maintenant, nous savons que tes racines sont profondément implantées en nous. Aujourd'hui, nous mesurons l'étendue (du mal) que nous avons fait de nos propres mains". Jalousie, voilà le maître mot qui peut expliquer, à lui seul, les malheurs du Liban, seul Etat multiconfessionnel et démocratique du Moyen-Orient et condamné, par conséquent, aux complots permanents. Pour les tyrans et les sociétés cloîtrées arabes, le Liban est un défi permanent, celui de l'intelligence à la bêtise. Loin de ressentir un sentiment quelconque de culpabilité, comme l'y invite Qabani, le Hezbollah minimise l'étendue des dégâts. Son chef annonce l'arrivée d'un argent "pur" pour reconstruire les infrastructures détruites par les bombardements sionistes. Comme par provocation, la chaîne de télévision du Hezbollah Al- Manar appelle les Libanais à la colère. Cependant, c'est la rue arabe qui a entendu l'appel, à en croire l'inénarrable secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Selon des indiscrétions recueillies par le quotidien de Beyrouth Al-Nahar, auprès de la dernière réunion ministérielle de la Ligue, l'émir du Qatar se serait converti, lui aussi, au concept de "rue arabe". En somme, il aurait joué les "va-t-en-guerre". Il en a les moyens et il ne s'en prive pas. Le propriétaire de la chaîne Al-Djazira (4), adossé à la plus importante base militaire américaine, s'est d'ailleurs fait remonter les bretelles par ses amis saoudiens. Pour ces derniers, seule la "rue arabe" qui va à La Mecque, qui manifeste, au signal, contre les caricatures danoises, est digne d'intérêt. La "rue arabe" qui applique, spontanément et sans ordres, les instructions et les recommandations du sérail wahhabite ne saurait exister. Elle est donc nulle et non avenue. Grosse colère saoudienne, donc, contre le "porteur de bois" (5) qatari dont ses traditionnels alliés dénoncent la duplicité. Toutefois, notre confrère égyptien Nabil Charef Eddine estime dans le magazine Elaph que la "rue arabe" n'est pas à dédaigner même si elle est sous influence. Cette influence qui fait des masses arabes une force de manœuvre pour les groupes radicaux est la conséquence de la "guerre des fondamentalismes" qui sévit au Moyen-Orient. Fondamentalisme sunnite contre fondamentalisme chiite en Irak, fondamentalisme sunnite avec le Hamas en guerre contre le fondamentalisme de la droite juive. La droite juive étant elle-même confrontée au fondamentalisme chiite au Liban. Le chroniqueur égyptien dit comprendre que la corruption et la mauvaise gestion poussent les peuples à rejeter leurs dirigeants. Mais il ne comprend pas que les peuples puissent pousser l'aveuglement jusqu'à épouser des thèses extrémistes qui vont à l'encontre de leurs intérêts à moyen et à long terme. Nabil Charef Eddine, opposant déclaré au régime Moubarak, n'admet pas que la "rue égyptienne" s'enflamme contre les crimes d'Israël et reste passive devant les atteintes aux droits humains commises dans le pays. La réalité, constate le journaliste, c'est que le monde arabe est désormais impuissant face aux courants fondamentalistes. Il se soumet à leurs provocations et surenchérit à leur discours absurde qui a abdiqué toute sagesse. C'est là sans doute le témoignage le plus probant de l'échec de tous les projets humanistes et éclairés face aux kamikazes et à leurs projets qui conduisent les peuples et les nations au chaos. Pour les dirigeants arabes, conclut Nabil Charef Eddine, l'enjeu consiste à gérer le mal, à cohabiter avec lui et non à lui trouver un remède. Pire encore: tous les régimes arabes sont en train d'aplanir le terrain pour les courants fondamentalistes". Le danger fondamentaliste peut donc se résumer à cette formule du Washington-Post, reprise par Elaph: "Si Israël représente la peste pour les Arabes, le Hezbollah est leur choléra." Alors, laissons la "rue arabe" s'agiter, secouons-la au besoin pour ne pas être secoués et fredonnons "Ya Beyrouth". En attendant que le phoenix libanais renaisse de ses cendres, une perspective aussi illusoire que la prochaine disparition d'Israël. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) On peut difficilement croire que le kidnapping de deux ou trois soldats puisse constituer une action d'éclat dans cette région où l'adversaire n'attend qu'un prétexte, acceptable pour la communauté internationale, afin de lancer une guerre totale contre un pays désarmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) C'est évidemment le rêve du président iranien. Alors que le Liban croule sous les bombes, il répète que la seule solution c'est la disparition d'Israël. Grâce à lui, le Liban disparaîtra peut-être avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Pour le savoir, notre consœur n'a qu'à consulter le mot d'ordre du Hezbollah qui proclame que "les ulémas sont les héritiers des prophètes". Les ulémas, dans notre nouveau système de pensée, ce sont les chefs politico-religieux. Le slogan a fait florès à Alger, aujourd'hui toute personne qui monte au "minbar" est susceptible de revendiquer l'héritage des prophètes. Et quand on a l'héritage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Comme par hasard, Al-Djazira a été la seule chaîne arabe à obtenir une interview de Hassan Nasrallah après une semaine de bombardements israéliens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) Allusion d'un journal saoudien à la femme de Abou Lahab, vouée à la géhenne pour avoir alimenté le brasier que son mari avait allumé sur le passage du Prophète (Verset CXI).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/24/article.php?sid=41454&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/24/article.php?sid=41454&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7099246079759469453?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7099246079759469453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7099246079759469453' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7099246079759469453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7099246079759469453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/entre-la-peste-et-le-cholra.html' title='Entre la peste et le choléra'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8271288024120236131</id><published>2006-11-30T09:50:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:52:09.773-08:00</updated><title type='text'>Nouvelle alerte au djins</title><content type='html'>L'immeuble Yacoubian, le film qui met en émoi les futurs épicuriens du paradis, ne sera finalement pas interdit. Le Parlement égyptien, une fois n'est pas coutume, n'a pas suivi les 112 pétitionnaires menés par Mustapha Bacri, député et journaliste aux heures creuses. Le film relate la vie quotidienne d'un immeuble du centre du Caire au milieu du siècle dernier. Mustapha Bacri, appuyé par les Frères musulmans (1) relais naturel du mouvement nassérien, avait demandé la constitution d'une commission d'enquête parlementaire.&lt;br /&gt;Il s'agissait, selon lui, de décider d'interdire le film, projeté actuellement dans les salles, après avoir constaté ses atteintes à la morale islamique. Le principal reproche fait au film du jeune réalisateur Marwan Hamed est de nuire à l'image de l'Egypte en s'attardant sur un personnage aux mœurs hétérodoxes. L'homosexualité étant, de notoriété publique, un phénomène complètement étranger aux sociétés musulmanes. Or, la commission, aussi dévote que Mustapha Bacri et ses "Frères", en a décidé autrement. L'Immeuble Yacoubian poursuivra sa carrière dans les salles. Il s'attaque à des problèmes réels. Les personnages qu'il décrit sont représentatifs de la société égyptienne, a estimé la commission. La production du film avait fait valoir un argument similaire ajoutant que l'œuvre ne défendait pas l'homosexualité puisque le personnage "homo" était tué à la fin du film par un voleur qu'il avait lui-même introduit chez lui. La morale est donc sauve. Reste à dire que le réalisateur du film, Marwan Hamed, a eu beaucoup de mal à trouver un acteur pour interpréter le rôle du gay Hatem. Tous les acteurs célèbres approchés se sont récusés, ce qui est la moindre des précautions dans nos sociétés. La presse égyptienne rapporte même que des dames autruches, choquées, sont sorties pendant la projection du film pour exprimer leur désapprobation. Quant à Ala Al-Assouani, l'auteur du roman dont le film est tiré, il est revenu longuement, la semaine dernière dans le magazine Elaph, sur l'œuvre cinématographique et littéraire. Il évoque notamment les reproches qui lui ont été faits concernant la critique de la révolution nassérienne, présente dans le film. "Je suis plus proche de la pensée nassérienne que d'aucune autre pensée, dit-il. Cependant, Nasser a commis une seule erreur dont nous payons encore aujourd'hui le prix. Il était le seul leader à pouvoir conduire le monde arabe vers la démocratie mais il ne l'a pas fait et c'est ça son erreur. Hormis cela, c'est un rêve, Nasser était un rêve. Il est plus grand qu'un leader." Evoquant les changements intervenus dans la société égyptienne, l'écrivain estime que "le grand problème, c'est la perception qu'avait l'Egypte de l'Islam et celle qu'elle en a aujourd'hui. L'influence du wahhabisme en Egypte est une catastrophe pire que celle de la défaite de1967, dit-il. La religion, c'est la religion et la différence tient entre sa lecture positive ou négative. Nous, en Egypte, nous avons troqué la lecture ouverte de l'Islam contre une lecture fermée. "Lorsque Sadate a accédé au pouvoir en Egypte, les idées de gauche étaient puissantes. Il a estimé que la pensée wahhabite était le moteur idéal pour le pouvoir. C'est ainsi que pendant vint-cinq ans et plus, nous avons vu à la télévision des "cheikhs" énoncer des idée bizarres et sans aucun contenu objectif." On reparle de wahhabisme avec la Somalie où des débats théologiques intenses agitent les "tribunaux islamiques" au pouvoir à Mogadiscio. Après avoir interdit les matchs de football pendant le Mondial et prohibé les fêtes, les nouveaux maîtres de la capitale pensent à infliger la peine de mort aux personnes qui ne font pas la prière. Les Somaliens vont plus loin que leurs maîtres saoudiens: au lieu d'emmener les gens à la mosquée à coups de nerfs de bœuf, il faut les menacer de les tuer. Comme ils sont férus de technologie, ils installeront sans doute des pointeuses aux entrées (et sorties) des mosquées. Ainsi, tout le monde participera à la grande messe de diabolisation des juifs et des chrétiens qui s'organisent en riposte à la destruction du Liban par Israël (2). Wahhabisme encore et toujours, une nouvelle fetwa divise ces jours-ci la nomenklatura bien pensante de Ryadh : le droit légitime d'utiliser la magie et les djinns pour lutter contre l'ensorcellement. La trouvaille est de Cheikh El-Obeikane, membre éminent de l'autorité religieuse officielle. Dans un article publié la semaine dernière par le très officiel Al-Charq al-Awsat, Al-Obéikane défend le droit d'avoir recours à la magie pour défaire un acte de même nature. Il s'appuie, comme tous ses confrères, sur un Hadith authentique (toutes les causes en ont) pour justifier son propos. Commentant cette querelle de clercs, le chroniqueur du site "Middle East Transparency" ironise sur cette énième fetwa, il souligne que de telles sornettes prêteraient à rire si elles venaient d'un petit pays africain comme la Somalie. "Cependant, que cela vienne de la classe des théologiens d'Arabie saoudite (avec ses juges, ses tribunaux, sa police islamique, ses cheikhs spécialisés et ses délégations étrangères chargées de répandre la lumière du wahhabisme) à laquelle appartient El-Obeikane (cet ancien terroriste), voilà qui n'est pas ordinaire. Cette classe coûte au pays entre 10 et 20 milliards de dollars par an. C'est-à-dire que les frais d'entretien de la "classe religieuse wahhabite" sur une période de dix ans suffiraient à rembourser la moitié de la dette globale saoudienne. Pourquoi l'Etat saoudien ne crée-t-il pas un "ministère de la magie, de la sorcellerie et de l'explication de rêves" et ne désigne-t-il pas El- Obeikane comme superministre ? "Une nouvelle fois, un théologien saoudien confirme que l'historien Bernard Lewis (3) avait raison de dire que la place du wahhabisme dans l'Islam est semblable à celle qu'occupe le Ku Klux Klan dans la chrétienté", conclut notre confrère. Pour votre édification, le numéro du supplément bihebdomadaire d' Al- Khabar, "Hawadeth", daté du 3 au 16 juillet, consacre sa "une" au monde des djinns. La journaliste qui traite du sujet commence par nous mettre en garde contre la tentation de nier l'existence des djinns en citant un verset du Coran. Ainsi tétanisés, nous ne pouvons que donner du crédit aux histoires de Aïcha, Louiza et Mourad. Aïcha élève un enfant né des œuvres d'un djinn. Louiza n'a pas encore atteint ce stade mais ça ne saurait tarder. Un djinn l'a enlevée et l'a épousée au su de toute la ville de Boudouaou, selon notre consœur. Quant à Mourad, son cas est bien plus grave: sa femme le trompe avec un djinn et dans son propre lit. Alors, méfiez-vous jeunes gens, les djinns sont parmi vous. Un conseil intéressé: lorsque vous abordez une jolie femme, commencez par réciter des incantations. Si la cible s'enfuit à toutes jambes, c'est qu'elle est soit une laïque invétérée, soit un djinn femelle. Dans les deux cas, vous aurez perdu l'occasion de votre vie. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Une précision ici : les députés Frères musulmans, parti non autorisé, n'ont pas signé la pétition contre le film mais le mouvement a soutenu indirectement la campagne de Mustapha Bacri sur son site Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Au passage, j'ai apprécié cette déclaration d'un dirigeant palestinien qui a qualifié la conférence ministérielle du Caire de "piqûre anesthésiante". Ce qui veut dire que s'il y a un sommet, ce sera pour l'ablation d'organes essentiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) L'historien anglais établi aux Etats-Unis est la référence du gouvernement américain en matière d'Islam. Bernard Lewis a, notamment, inventé la formule du "choc des civilisations" par laquelle les extrémistes des deux camps maintiennent l'ordre établi&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/17/article.php?sid=41190&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/17/article.php?sid=41190&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8271288024120236131?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8271288024120236131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8271288024120236131' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8271288024120236131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8271288024120236131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/nouvelle-alerte-au-djins.html' title='Nouvelle alerte au djins'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-2261553269202116597</id><published>2006-11-30T09:49:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:50:42.284-08:00</updated><title type='text'>Habiter seul avec sa maman</title><content type='html'>Une commission spéciale du Parlement égyptien siège sans discontinuer depuis quelques jours pour dire si un film, projeté actuellement au Caire, constitue une agression grave contre l'Islam et le retirer de l'affiche, éventuellement. Le film qui rencontre un grand succès s'appelle L'Immeuble Yacoubian, un édifice célèbre du centre-ville. Il est adapté d'un roman du même nom, écrit par un écrivain, Ala Al-Assouani, que les députés censeurs n'ont sans doute jamais lu. Ils sont, en effet, 112 parlementaires à avoir signé une pétition demandant la constitution d'une commission d'enquête ad hoc pour traiter de L'Immeuble Yacoubian.&lt;br /&gt;Ce long métrage a, entre autres particularités, celle d'avoir eu le plus gros budget consacré à un film égyptien, soit 4 millions de dollars. Le film, réalisé par un jeune cinéaste, Marwan Hamed, est interprété, notamment, par deux géants du cinéma égyptien : Nour Cherif et Adel Imam. D'où son succès populaire qui n'a pas suivi les critiques adressées, en particulier, à l'interprétation de Nour Cherif. On y raconte la vie quotidienne et l'évolution des habitants de l'Immeuble Yacoubian dans la première moitié du siècle dernier. Il s'attaque donc à des évènements et à des personnages lointains, ce qui aurait dû suffire à dissuader toute polémique. Seulement, le film suggère en filigrane que ce qui se passait au milieu du siècle dernier se reproduit encore de nos jours. En témoigne la présence du cireur, joué précisément par Nour Cherif, qui devient immensément riche grâce au commerce de la drogue. Un destin courant qui ne choquerait aujourd'hui qu'un Abou Dhar Al-Ghiffari (1) s'il était encore de ce monde. Non content de dénoncer l'enrichissement subit et illicite qui est la marque du siècle, le réalisateur met en scène un personnage, disons atypique. Hatem, c'est le jeune qui a habité seul avec sa maman dans un des vieux appartements, propriété d'un certain Yacoubian. Habiter seul avec sa maman, ça craint, dirait Charles Aznavour. Pour corser le tout, Hatem est rédacteur en chef d'une revue francophone. Il a hérité de l'appartement et de l'argent de ses parents mais il possède, en propre, une inclination irrépressible pour ses camarades du même sexe. Et c'est là que le bât blesse le chameau fondamentaliste. Qu'on soit voleur, menteur, hypocrite au jour d'aujourd'hui, d'accord mais "homo"! Voilà un travers qui ne saurait avoir droit de cité dans nos sociétés normalisées et aseptisées par une foi, dont l'ardeur s'élève jusqu'à crever la voûte céleste, en sus de nos tympans. Il est évident, pour les 112 députés égyptiens qui ont pris d'assaut "L'Immeuble Yacoubian" que montrer un seul déviant sexuel dans une société musulmane, droite comme I majuscule, c'est suggérer que les membres de cette société pourraient ne pas suivre la voie rectiligne. C'est une offense à la religion, proclame le chef de file des inquisiteurs, le député-journaliste Mustapha Bacri. Ce dernier dirige, en plus de son mandat parlementaire, une revue Al-Ousbou ( l'Hebdomadaire) qui a juré de se battre contre Israël jusqu'au dernier Palestinien. Il y a chez cet homme qui se dit nationaliste nassérien, version "salafiste" borné (2), un partage équitable des tâches. Tandis que le journaliste chante dans sa revue les exploits, à la Pyrrhus, du "Hamas" palestinien, le député Mustapha Bacri se fait le porte-étendard de la morale islamique. Selon le découpage qu'il a fait de L'Immeuble Yacoubian, un tiers du film serait consacré à des scènes équivoques (3). Ces scènes, affirme-t- il, relèvent de la pornographie (3). Elles tendent à faire l'apologie de la déviation sexuelle et à les traiter comme un phénomène coutumier dans notre société. En fait, ce qui révolte le plus l'islamo-nassérien Bacri dans ce film, et il le dit, c'est que le conscrit Abdou s'arme de la foi et en appelle à Dieu pour résister aux avances de Hatem, le corrupteur. Car, ce Hatem-là, en plus d'être ce qu'il n'aurait pas dû être dans une communauté musulmane saine de corps et d'esprits, ce Hatem-là est un ignoble tentateur. Il se sert de son argent pour appâter sa proie, Abdou, le conscrit venu de Haute-Egypte avec sa pauvreté comme viatique. La morale du film est sauve puisque Abdou échappe à son riche suborneur en puisant dans sa piété. Cependant, Mustapha Bacri, le vertueux, n'admet pas qu'un croyant puisse être sujet à la tentation et puisse en référer au ciel pour fortifier son âme. A cette heure-ci, le film L'Immeuble Yacoubian aura sans doute été retiré de l'affiche à la grande joie des tartufes arabes sans rien changer au sort des Palestiniens. Le roman éponyme continue, lui, à se tailler un succès d'estime stimulé par son passage à l'écran. L'auteur, Ala Al-Assouani, chirurgien dentiste, s'est fait connaître déjà par un roman précédent au titre emprunté à la première guerre du Golfe Des tirs amis. La semaine dernière, il a animé une conférence sur son œuvre à l'Institut des sciences de l'information de l'université du Caire. On a noté que seuls les étudiants étaient présents au débat. Le directeur et les enseignants de l'institut étaient tous absents. Il faut dire qu'en plus d'être écrivain, Ala Al- Assouani est un dangereux opposant. Il est l'un des animateurs du mouvement Kifaya (Ça suffit) opposé à la prolongation du règne de Moubarak par progéniture interposée. La carrière, c'est important messieurs, et on ne la joue pas inconsidérément. Etre au bon cimetière, au bon meeting de soutien à la Palestine, coller aux bons mandats, c'est le nec plus ultra de la gestion d'un CV! La censure, encore et toujours mais cette fois en Somalie, pays membre des deux saintes ligues, l'arabe et l'islamique. Mardi dernier, des hommes ont été tués lorsque les milices des "Tribunaux islamiques" ont dispersé la foule qui regardait le match de football Italie- Allemagne. Pour les nouveaux maîtres de Mogadiscio, regarder la Coupe du monde est un acte impie et une perte de temps. Le quotidien libanais Essafir qui commente l'incident note que c'est la première fois qu'un mouvement islamiste au pouvoir s'attaque au sport le plus populaire du monde. L'interdiction de la Coupe du monde ne se base pas sur une fetwa émise par une référence religieuse reconnue mais elle émane au mieux de l'opinion d'un des cheikhs des "tribunaux" somaliens, souligne le quotidien. Essafir observe que "la Somalie vit une période révolutionnaire semblable à celle qu'a vécue et vit encore l'Iran où la lutte entre tradition et modernité a aussi pour théâtre les stades de football. La femme y est interdite d'accès. En Somalie, c'est plus sévère, même les hommes n'ont pas droit au football". D'où la crainte de notre confrère de voir un régime "taliban" s'installer en Somalie. Crainte d'autant plus justifiée que les étudiants, ici, ont bouclé leur cursus. Ils sont devenus juges et ont érigé leurs propres tribunaux. La Somalie, ce serait l'Afghanistan avec des "étudiants" qui ont réussi à obtenir leurs diplômes. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Compagnon du Prophète, il critiquait sévèrement le comportement de ses contemporains. Observant un jour le khalife Othmane qui surélevait sa maison, il lui dit : "Si tu fais ça avec ton argent personnel, c'est du gaspillage et si c'est avec l'argent du peuple c'est du vol. Dans les deux cas, tu es coupable."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) C'est fou ce que le monde change. Aujourd'hui, le Soudanais Sadek Al-Mahdi anime un comité pour entretenir la mémoire de l'écrivain Kawakibi. Sadek Al-Mahdi, converti à la démocratie avec la bénédiction des Nations unies, c'est à peine croyable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) C'est étonnant et à peine croyable quand on sait la redoutable vigilance de la censure égyptienne qui ne laisse même plus passer les baisers de "happy end".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/10/article.php?sid=40902&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/10/article.php?sid=40902&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-2261553269202116597?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/2261553269202116597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=2261553269202116597' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/2261553269202116597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/2261553269202116597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/habiter-seul-avec-sa-maman.html' title='Habiter seul avec sa maman'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4335941026421904196</id><published>2006-11-30T09:47:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:49:10.127-08:00</updated><title type='text'>Cet obscur objet de fixation</title><content type='html'>Est-il naturel que la religion soit réduite au hidjab ? Est-ce qu'il est naturel que nous accordions au couvre chef de la femme musulmane plus d'importance que la prière, le jeûne et le respect d'une saine morale ? Est-il normal que le hidjab soit devenu la préoccupation majeure de la société et le point axial du débat entre les gens et dans les médias ? Est-ce qu'il est normal que les jeunes filles et les dames qui ne portent pas le hidjab soient soumises à une terrible guerre psychologique et à des humiliations dans la rue algérienne ?" "Si nous sommes d’accord pour dire que le port du hidjab est une affaire de liberté personnelle, il nous faut admettre que les pratiques qui entourent la question contredisent la notion de liberté et la notion même de personne avec.&lt;br /&gt;Il y a un climat qui prédomine dans la rue, les universités et sur les lieux de travail et qui fait du port du hidjab un symbole de vertu. Ce qui signifie que la moralité et le comportement de celle qui ne met pas le hidjab sont sujets à caution. "A partir de là des milliers de jeunes filles sont victimes d'attaques agressives et de conseils assortis de menaces lorsqu'elles sortent de chez elles, têtes nues. Et tout ceci contredit les principes de tolérance de l'Islam tels que le verset divin qui proscrit la contrainte en religion ou encore le Hadith prophétique qui affirme : "Dieu ne vous juge pas à votre image et à votre apparence mais Dieu vous juge selon votre cœur et selon vos actes." "Or, depuis quelque temps, on entend parler d'un prêcheur qui s'est juré de mettre sous hidjab toutes les femmes d'Algérie, mariées ou célibataires. Nous voyons aussi dans les universités, les rues et même dans les voitures de métro des affiches qui appellent au port du hidjab et promettent malheurs et calamités à celles qui n'obtempéreraient pas. Cette fixation étrange sur la question du hidjab suscite la perplexité, voire la suspicion. Qu'y a-t-il donc derrière ces comportements récurrents et tellement opiniâtres ? "Si nous mettons ces comportements sur le compte d'une volonté farouche de faire appliquer les prescriptions religieuses, ce qui est un objectif estimable, nous devons rappeler que l'Islam nous appelle, en priorité à la prière, au jeûne et à l'observance d'une saine morale. L'Islam incite chaque individu à agir dans l'intérêt général et à rejeter le mensonge et l'hypocrisie. Ceux qui placent le hidjab au sommet de leurs préoccupations premières tiennent- ils compte de toutes ces prescriptions qui sont, de loin, plus importantes que le hidjab ? "On raconte aussi que des actrices se sont vu promettre de grosses sommes d'argent et des avantages énormes en contrepartie du port du hidjab. Que cela soit vrai ou pas, nous sentons ces jours-ci que le problème du hidjab est devenu la cause première des hommes et des femmes du monde arabe. C'est comme si nous étions engagés dans une guerre sainte que nous gagnerons lorsque toutes nos femmes porteront le hidjab. "Récemment, une star de cinéma à la carrière brillante et prometteuse (1) s'est convertie au hidjab. Personnellement, je respecte sa décision mais je dois dire quel a été mon étonnement de voir l'ampleur des manifestations de joie et d'extase qui ont accueilli ce geste. On aurait cru avoir gagné une bataille décisive contre l'ennemi. Pourquoi tout ceci et comment en sommes-nous arrivés là? "Il est sûr que le complexe vis-à-vis de la femme joue un grand rôle dans les sociétés arabes mais il y a une autre explication beaucoup plus inquiétante et en rapport avec notre situation actuelle. Il y a, en effet, derrière cet acharnement suspect à mettre en avant le hidjab des parties qui s'emploient à instrumentaliser la religion pour des objectifs politiques. Ces groupes exploitent le sujet de la propagation du hidjab pour donner l'illusion qu'ils contrôlent les consciences des gens mieux que ne le fait le gouvernement avec ses médias et ses institutions culturelles. Le hidjab est leur démonstration de force dans la rue algérienne et arabe et c'est un symbole de leur présence au sein de la société. "Il est évident que toutes les femmes en hidjab ne sont pas des extrémistes et qu'elles n'ont rien à voir, ni de près ni de loin, avec la politique. Cependant, ce serait tomber dans le piège que d'ignorer le lien qu'il y a entre cet acharnement douteux sur le hidjab et sa signification politique qui me semble être la plus importante et la plus dangereuse. "Ma conviction est que l'Algérie est un objectif. Je ne doute pas un seul instant qu'il y a là des intérêts externes et internes qui voudraient que l'on gaspille notre énergie dans des questions de forme et qu'on laisse l'essentiel aux peuples avancés." Ce que vous venez de lire n'a pas paru dans un journal arabophone algérien (2), ce que je déplore. J'ai utilisé un petit subterfuge que vous me pardonnerez, je l'espère, en prenant la liberté de substituer l'Algérie à l'Egypte dans le texte qui précède. Il s'agit, en réalité, d'un commentaire de Cherif Choubachi, un des chroniqueurs attitrés du quotidien cairote Al-Ahram. Les faits et les situations décrites pourraient avoir pour cadre n'importe quel pays arabe et, a fortiori, l'Algérie. C'est ici que des refoulés agressent les femmes qui ne répondent pas à leurs avances par des injonctions du genre: "Assatri rouhak". Autrement dit, cache ta beauté à mes yeux de crainte que je ne puisse maîtriser mes sens. Une situation que résume, d'ailleurs, ironiquement la chanteuse indonésienne, Anguun, en ces termes : "En Indonésie, nous portons le hidjab pour protéger l'homme contre ses bas instincts. Ce qui démontre la supériorité de la femme sur l'homme." L'expansion du hidjab, cet obscur objet de fixation, la généralisation des prières "djahr" à micros ouverts (3) ne sont que les prémices de la société formatée aux normes wahhabites. La transformation des fêtes joyeuses de jadis en veillées sépulcrales serait la cerise sur le gâteau, en quelque sorte. On peut avoir un avant-goût des ces sociétés en observant les récents évènements du Koweït. Voilà un pays où presque toutes les femmes sont aux normes islamistes : hidjab, niqab et tout l'arsenal du camouflage. On leur dit que c'est pour être conformes à la religion. Une fois "hidjabisées", on leur ferme les portes du Parlement par des élections "propres et honnêtes". Vous me direz : "Mais à qui la faute si des femmes ont voté pour des hommes et non pas pour les candidates du même sexe qu'elles ?" C'est justement la question que je me suis toujours posée et, comme à chaque référendum, les réponses féminines ne sont jamais conformes à l'idéal démocratique. Serait-ce que le naturel féminin arabe est d'être proie et non pas d'être chasseur ? A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Il s'agit, pour les non initiés, de l'actrice égyptienne Hanane Turc qui donne notamment la réplique à Kadhem Essahr dans le clip vidéo "Ahibbini" (Aime-moi). Quand on a vu Hanane Turc et entendu parler de ses problèmes financiers, on peut dire que le hidjab est arrivé à point. Reste à savoir s'il y a un chèque à la clé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Je pense que pour déterminer, aujourd'hui, la ligne éditoriale d'un journal algérien arabophone, il faut lire ses pages religieuses. L'empreinte du salafisme y est plus que présente, pesante même. Quant à la presse francophone, elle oscille, à de rares exceptions près, entre une laïcité honteuse et un islamisme d'opportunité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Je vous parie le dernier clip de Shakira contre une cassette de Sendoussi que le premier quidam interrogé vous dira que c'est normal, au cas où il y aurait des doutes sur la religion officielle du pays.&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/03/article.php?sid=40637&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/03/article.php?sid=40637&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4335941026421904196?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4335941026421904196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4335941026421904196' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4335941026421904196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4335941026421904196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/cet-obscur-objet-de-fixation.html' title='Cet obscur objet de fixation'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-63168880847189205</id><published>2006-11-30T09:45:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:47:21.948-08:00</updated><title type='text'>Ben Laden chute à Amman</title><content type='html'>Des nouvelles de notre ami Djamel Al-Bana: il persiste et signe. Le livre qu'il compte publier prochainement au Caire s'attache à réfuter la peine de mort infligée aux apostats. Le magazine Elaph l'a interviewé la semaine dernière à Dubaï. Le frère cadet de Hassan Al-Bana revient sur des points de vue qui suscitent encore la controverse et la polémique. Le penseur égyptien, décidément en verve, enfonce le clou en réitérant ses idées concernant le droit de la femme à exercer le sacerdoce d'imam.&lt;br /&gt;Il estime que le refus de ce droit est une forme de ségrégation sexiste. Concernant le hidjab, il déplore que "le monde entier soit tourné vers des problèmes de puissance et de sciences alors que nous ne pensons qu'à ce petit morceau de tissu pour en couvrir les cheveux féminins. Et si la femme ne couvre pas ses cheveux, c'est le branle bas de combat et c'est l'Islam qui est déshonoré. Ce sont des sornettes sans intérêt et il y a des dames sans hidjab qui sont les meilleures représentantes de l'Islam". Djamel Al-Bana développe encore son opinion sur l'apparition des compagnons (du Prophète) et des khalifes dans des films cinématographiques. Ils ne sont pas immaculés, dit-il, et je ne vois pas pourquoi on ne les montrerait pas au cinéma. Al-Bana estime que le débat actuel en Occident est un signe encourageant pour les cinéastes arabes. Comme il a la dent dure contre certains personnages, il suggère même de consacrer le prochain film à Muawiya. "Si Muawiya, fils de Abou-Soufiane (1) avait été stigmatisé en l'an 40 de l'hégire pour avoir transformé la khalifat en monarchie absolue, jusqu'à nos jours, ça n'aurait été que justice", affirme-t-il. Concernant son prochain livre, il traitera, entre autres, des penseurs actuels égyptiens et de leurs réserves à l'égard de la liberté religieuse (article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme relatif au libre choix religieux). Les plus grands penseurs chez nous sont des fondamentalistes qui n'arrivent pas à se libérer de l'emprise du "salafisme". Alors que nous disons qu'il n'y aura aucun progrès sans passer outre le "salafisme". Lorsque chaque musulman se rattache l'un des quatre rites et prend pour argent comptant les paroles des exégètes et des rapporteurs de "Hadiths", il ne peut avoir de renouveau". A l'instar du Syrien Mohamed Shahrour, Djamel Al- Bana pense qu'il faut d'abord réformer la religion. "La réforme de la religion est plus importante que la réforme politique, dit-il. Elle s'attache d'abord à réformer l'homme et c'est, en sens, qu'elle est profitable à la politique. Même si la politique est bonne, que peut-on faire d'un homme paresseux qui ne pense pas et dont la conscience est tournée exclusivement vers l'adoration religieuse ? A partir du moment où cet homme pratique la prière et le jeûne, il peut être opportuniste et menteur et aucune réforme politique ne pourra le changer". Ces propos me font penser à l'insoutenable cynisme des députés islamistes qui ont défié le peuple jordanien en rendant hommage au terroriste Zarqaoui. Sous la plume de Ahmed Abou- Matar, le quotidien qatari Al-Raya ironise sur la fetwa des quatre "élus" confiant les clés du paradis à Zarqaoui. La provocation a atteint son paroxysme, selon notre confrère, avec la fetwa de l'un des islamistes-zarqaouistes, Mohamed Abou Fares. "Cette fetwa complémentaire que le député a sortie de sa caissette personnelle octroie à Zarqaoui les qualités de chahid, de Moudjahid (2) et d'intercesseur, dans son Au-delà, pour soixantedix personnes parmi les membres de sa famille et ses amis." "Evidemment, ironise Ahmed Abou Matar, il ne nous éclaire pas sur les fondements théologiques de ce chiffre de soixante-dix dont je n'ai trouvé trace nulle part dans les livres. Ce qui m'amène à penser qu'il a choisi le chiffre de soixante-dix pour qu'il soit supérieur d'une dizaine aux soixante innocents que le criminel a assassinés dans les explosions de Amman (3) le 9 novembre 2005." Le journal cite également la réaction de l'avocat et député jordanien Abdelkrim Deghmi qui somme le mouvement des Frères musulmans (dont sont membres les quatre trémulants) de prendre clairement position. Il dénonce à son tour l'apparition d'un courant dominant dans la mouvance islamiste qui procède par l'anathème et forment des gens comme Zarqaoui. "Cette tendance extrémiste est influente au sein des organisations islamistes dans plusieurs pays arabes, souligne-t-il. Sinon, comment expliquer autrement ces propos du leader des Frères musulmans d'Egypte, Mehdi Akef : “Toz à l'Egypte, au père de l'Egypte et à tout ce qu'il y a en Egypte.” Dans un autre entretien, ajoute Abdelkrim Deghmi, il a prétendu que "le peuple égyptien était prêt à donner des coups de pied aux opposants des Frères musulmans". Ce courant qui sévit dans tout le monde arabe est le plus dangereux pour nos sociétés. On a vu les malheurs qu'il a provoqués en Algérie. Il tente encore, de temps à autre, d'imposer les mêmes méthodes en Arabie saoudite, en Egypte et dans d'autres pays", conclut le parlementaire jordanien. La réprobation suscitée au sein de la population jordanienne par l'attitude des quatre députés islamistes s'explique sans doute par la baisse de popularité de Ben Laden dans ces contrées. Un sondage réalisé par l'institut américain "Pew Global Attitude Project" (http://pewglobal.org/ ) le confirme, en tout cas. Ce sondage, rendu public jeudi dernier, montre, en effet, que le capital de confiance dont jouissait Ben Laden dans les pays musulmans est en régression. Cette régression est particulièrement significative en Jordanie où Ben Laden a dégringolé de 60% à 24% de cote de popularité. En Egypte, en Turquie et en Indonésie, les opinions sont majoritairement partagées entre "peu de confiance" et "pas de confiance du tout". Par contre, le Pakistan et le Nigeria, connus pour avoir des opinions publiques extrémistes, sont en majorité pour le chef d'Al-Qaïda (l'Algérie n'est pas citée dans le sondage). Autre élément qui ne constitue guère une surprise : la majorité en Indonésie, en Turquie, en Jordanie, en Egypte ainsi que 56% des musulmans de Grande- Bretagne ne croient pas que les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis ont été commis par des Arabes. Ce qui nous conduit à parler de l'autre aspect du sondage qui concerne la façon dont les musulmans voient les Juifs. 99% des Jordaniens, 98% des Egyptiens et 94% des Pakistanais ont une opinion négative des Juifs. De plus 28% des Jordaniens et 22% des Egyptiens considèrent que les Juifs sont la cause des mauvaises relations entre les musulmans et l'Occident. Cela, bien entendu, sans que la question leur ait été posée sous cet angle. En attendant le prochain sondage, nos écoles et nos mosquées continuent imperturbablement à distiller le bon message, que ce soit sur le terrorisme ou sur les rapports avec les Juifs.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Abou Soufiane conduisait la coalition contre le Prophète. Il s'est converti quand il a vu que tout était perdu. La féroce Hind, son épouse, s'est, elle aussi, convertie. C'est le couple "marsien" de l'Islam. Ils ont poussé leur fils jusqu'au trône et, aujourd'hui encore, ils sont parmi nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Une question taraude mon esprit et sans doute le vôtre: comment seront traités les "moudjahidine" qui assassinent actuellement nos soldats et nos policiers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Sur Al-Jazira, toujours, un "douktour" islamiste, hôte d'un pays de "kouffars", a affirmé que l'erreur de Zarqaoui a été de tuer des Jordaniens. Ce qui a amené les services jordaniens à contribuer à sa perte. En somme, s'il s'était limité à massacrer des Irakiens, il aurait poursuivi encore sa carrière de boucher. Les experts d’Al-Jazira ont décidément une explication à tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/26/article.php?sid=40303&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/26/article.php?sid=40303&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-63168880847189205?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/63168880847189205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=63168880847189205' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/63168880847189205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/63168880847189205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/ben-laden-chute-amman.html' title='Ben Laden chute à Amman'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-3664815280086905693</id><published>2006-11-30T09:42:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:44:28.183-08:00</updated><title type='text'>La preuve par Zarkaoui</title><content type='html'>Une vieille tradition de ce pays veut qu'on enterre un parent, victime d'un meurtre, juste devant l'entrée de sa maison. Afin, dit-on, que le ou les meurtriers n'enjambent pas la tombe du défunt, rééditant ainsi le crime. Les diplomates algériens Belaroussi et Belkadi, assassinés par Zarqaoui, n'ont pas eu de sépulture mais leurs tombes virtuelles sont régulièrement profanées, sous les yeux de leurs familles indignées et de leurs concitoyens apathiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai qu'on vit une époque où seules les victimes sont sommées d'être algériennes et de pardonner en vertu de la loi. Les victimes ne sont qu'algériennes et ne doivent allégeance qu'à leur drapeau. Les bourreaux et leurs théoriciens n'ont de comptes à rendre qu'à Dieu, c'est ce qu'ils disent, et les frontières de leur patrie sont celles que dessinent Zarqaoui et les siens. C'est au nom de ce principe que Benhadj et d'autres islamistes, en fuite ou salariés, justifient qu'on tue des Algériens, ici ou là-bas. Jusqu'à la mort de Zarqaoui, ses émules n'osaient pas trop pousser des cris d'allégresse au récit de ses carnages. La disparition du terroriste jordanien a, paradoxalement, libéré ses partisans et ses admirateurs de toutes entraves, comme celles de la pudeur et de la décence. Dans cet exercice, on notera la "performance" des quatre députés jordaniens Mohamed Abou Fares, Ali Abou Sakar, Ibrahim Al- Machoukhi et Djafar Al-Hourani (1). Ces quatre élus de la mouvance islamiste, vous l'aurez deviné, se sont déplacés à Zarqa, village natal de Abou Mossaab, pour rendre hommage au terroriste défunt. Le théologien attitré du groupe, Abou Fares, a décerné la qualité de "chahid" à Zarqaoui, la confisquant du même coup aux victimes de ses attentats en Jordanie même. Devant la tempête de protestations, les dirigeants du "Front de l'action islamique" (Frères musulmans), parti des quatre parlementaires, a usé de la formule traditionnelle. Leur porte-parole ne condamne pas la démarche et les propos mais précise qu'elle est de la seule responsabilité de ces élus. Quant à la qualité de "chahid", le débat n'est pas encore tranché, aux dires de ce monsieur, puisque des divergences existent dans ce domaine. Une réponse que vous pouvez entendre aussi bien à Amman qu'au Climatde- France. En Palestine, on a fait mieux : des manifestations "spontanées" ont éclaté en signe de protestation contre l'assassinat (sic) de Zarqaoui par les Américains. Hamas, dont une branche arthritique sévit en Algérie, a rendu hommage au terroriste. Ce qui conforte les inquiétudes du président palestinien quant à une accointance du Hamas avec le groupe Al-Qaïda. Comme c'est la saison des rappels, notez que Ben Laden a d'abord servi les Etats-Unis avant de se retourner contre eux. Quant aux liens du Hamas avec Israël, il faut juste se souvenir de l'époque où ses hommes paradaient impunément en Cisjordanie alors que les autres groupes palestiniens étaient impitoyablement traqués. La preuve par Zarqaoui ainsi établie, il ne faudra pas vous étonner, demain, que les familles Belaroussi et Belkadi vous claquent la porte au nez si vous les sollicitez au nom de la solidarité arabe. Ne soyez pas choqués encore que le président Chirac "demande" aux Palestiniens de reconnaître Israël et "prie" Ehud Olmert de négocier avec les Palestiniens. Entre demander et prier, la nuance est de taille. C'est le gouffre qui sépare Israéliens et Arabes dans le regard de l'Occident. Ce n'est pas le soutien occidental à l'Etat sioniste qui rend les Arabes irréductibles mais plutôt l'inverse. Depuis la volée de bois vert arabe infligée à Bourguiba, parce qu'il proposait de négocier avec Israël, il y a toujours un clan influent pour dire non à n'importe quelle initiative même après avoir dit oui à tout. On est loin du retour aux frontières d'avant juin 1967 et les Palestiniens s'installent sur des lambeaux d'Etat mais les "refuznik" sont toujours là. Avant, ils le faisaient au nom de l'unité arabe, ce qui était compréhensif, aujourd'hui, c'est l'Islam qui est attaqué. Ils proclament le "djihad" et la nécessité de tuer beaucoup de musulmans pour sauver la religion. Zarqaoui a tué beaucoup plus d'Arabes un peu partout qu'Israël en Palestine mais les grands médias, comme les télévisions satellitaires, en ont fait un martyr. Où s'arrêteront le délire et la frénésie des trémulants? Le fécond et non régressif chroniqueur du magazine Elaph, Khaled Mountassar, ne voit pas de limites à cette quête systématique du divin. "L'islam se décline sous toutes les étiquettes commerciales, dit-il, que ce soit pour la coiffure islamique, le maillot de bain islamique, le téléphone islamique ou la grippe aviaire islamique". Sur ce dernier point, il brocarde le dernier avatar d'un homme politique, Mohamed Abdelal, qui vient de publier un livre intitulé l'Islam et la grippe aviaire. Cet ouvrage est une compilation de références religieuses sur la manière de combattre la grippe aviaire. Il affirme, entre autres, que la maladie est une punition de Dieu, une croyance très largement répandue aujourd'hui. Khaled Mountassar se souvient que Mohamed Abdelal a créé avec le chanteur Chaabane Abderrahim (2) un mouvement de soutien à Moubarak pour contrer le mouvement "Kifaya". Khaled Mountassar, qui dénonce régulièrement l'expansion de la superstition et de la crédulité populaires, cible en particulier les télévisions qui sont les principaux instruments du développement de ces phénomènes. Il note ainsi l'apparition d'une nouvelle mode qui consiste à proposer le "niqab" comme étape obligée après celle du "hidjab". Lisez plutôt : "Pouvez-vous imaginer ou concevoir que Dieu le Très Haut, le Miséricordieux, puisse mettre le feu à une maison et y détruire tout ce qu'elle contient rien que pour obliger une femme à abandonner le "hidjab" ou l'écharpe pour le "niqab"? C'est pourtant ce que j'ai vu et entendu de la part de la téléspeakerine repentie et retraitée Kamélia Al-Arabi. Elle est la sœur de l'acteur repenti et retraité, héros du film Hammam Al-Malatili, Mohamed Al-Arabi. C'est également la sœur de l'acteur repenti et en semi-retraite, Ouejdi Al-Arabi". Kamélia raconte que sa maison a brûlé et que tout l'argent de son mari, réalisateur de clips musicaux, a brûlé avec. Il avait retiré toutes ses économies de la banque (3) parce que celle-ci pratiquait l'usure (comprendre intérêts). Elle raconte également qu'un exemplaire du Coran est resté intact. C'est ce qui l'a déterminée à passer à franchir l'étape du "niqab". Perplexité encore de Khaled Mountassar qui se demande comment un exemplaire du Coran, en papier, peut échapper aux flammes alors que des billets de banque ont brûlé. Dans ce cas, dit-il, pourquoi ne pas brûler l'argent des banques suisses ? (4). Le chroniqueur égyptien interpelle, enfin, Cheikh Salah Kamel, propriétaire d'ART : "L'Islam, ce n'est pas la Coupe du monde pour que vous puissiez vous permettre de le monopoliser comme vous le faites pour le football." Khaled Mountassar devrait pourtant savoir que les monopoles prospèrent d'abord en religion. Le reste ou la conséquence viennent après. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Je ne cite pas ces noms pour vous donner des écorchures aux lèvres mais pour vous en souvenir au cas où… la mémoire des victimes est plus fragile que celle des bourreaux, c'est connu. Qui sait ? Ces députés pourraient bien être invités, un jour, à venir ranimer notre foi vacillante.&lt;br /&gt;(2) Vous savez, celui qui chante contre la grippe aviaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Le repentir est une excellente raison sociale pour une entreprise familiale. Au fait, essayez de comparer les "intérêts" de la banque "Al-Baraka" avec ceux des autres établissements financiers dans les crédits voitures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/19/article.php?sid=39967&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/19/article.php?sid=39967&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-3664815280086905693?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/3664815280086905693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=3664815280086905693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/3664815280086905693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/3664815280086905693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/la-preuve-par-zarkaoui.html' title='La preuve par Zarkaoui'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7828194489707919061</id><published>2006-11-30T09:40:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:42:33.772-08:00</updated><title type='text'>Et si on en embrassait le oua-oua !</title><content type='html'>L'ambiance est au football. Nous ne sommes pas à la Coupe du monde mais tout le monde parle de nous à cause de "Cheikh Salah". Heureusement, le bon vieux réflexe romain a joué : "Panem et circenses". Du pain et des jeux ! Certes, le pain est un peu rassis, en plus d'une tendance à l'anémie qui ne doit rien à un virus étrange mais nous avons les jeux du stade (1), comme jadis les Romains avaient ceux du cirque. Le parallèle est aussi limpide qu'une passe de Zidane et il n'aura pas échappé à nos clairvoyants dirigeants.&lt;br /&gt;Le temps restant quand même à l'orage, j'ai résolu de vous divertir plutôt que d'assombrir votre lundi avec des problèmes trop sérieux. Sérieux, les Koweïtiens ne le sont pas. Je veux parler de la male engeance du Koweït. Ces messieurs daignent relâcher, enfin, leur emprise sur les femmes. Ils leur accordent le droit de voter et d'être éligibles et le monde entier applaudit cette avancée spectaculaire dans un pays stagnant (2). Toutefois, et à deux semaines des législatives, les Koweïtiens se demandent si les Koweïtiennes ne vont pas, contrairement à eux, prendre leurs bulletins de vote au sérieux. Alors, ils leur cherchent des poux sous le hidjab. Ils ont pour cela un grand expert en la personne de Mohamed Ettatabaï (3), doyen de la faculté de théologie à Koweit City et grossiste en fetwas. La semaine dernière, il en a lancé une sur le marché qui a suscité autant d'engouement masculin que les cartes ART de tonton Salah. La fetwa, citée par Echarq-al-Awsat, proclame que "le vote de la femme mariée doit être conforme au choix de son mari même si son intention était de voter pour un candidat rejeté par son époux. Si ce dernier brandit la menace de la répudiation, celle-ci devient effective au cas où la femme voterait pour un candidat non agréé par son mari. Ceci, même si la désobéissance a été commise en secret (4) et n'a pas été portée à la connaissance du conjoint". Réagissant à ce texte, pour le moins alambiqué, la candidate Aïcha Errachid a dénoncé "cette ingérence flagrante et ce sabotage du libre choix des femmes par l'intimidation et l'incitation à s'abstenir de voter". Suivant la théorie de contre-feux, le "Cheikh" (!!) Ettatabaï a tempéré progressivement ses propos. Sans doute instruit par ceux qui lui versent ses salaires, il a affirmé qu'un mari n'avait pas le droit d'influencer le vote de sa femme. Un revirement explicable de la part d'un membre éminent de la communauté des théologiens de cours. On appréciera, pourtant, sur le registre du regard sur les femmes, la réaction de l'obédience chiite par la voix de Mohamed Baker Al-Mehri. Ce dernier considère, au départ, que la fetwa du doyen de la faculté de théologie "n'est pas conforme à l'esprit et à la lettre de l'Islam". Il dénie donc aux maris chiites (minoritaires hors foyer) du Koweït le droit de décider du vote de leurs femmes. Cependant, il croit devoir rappeler aux épouses, tentées de pavoiser, certaines réalités, à savoir : "L'Islam confère à l'homme certains droits sur son épouse, comme le droit de jouissance, l'obligation pour l'épouse de suivre son mari dans ses déplacements. Le mari peut également ne pas autoriser sa femme à sortir." L'interdiction de sortir sera-t-elle applicable le jour du vote ? La réponse est, bien entendu, laissée à l'appréciation du mari. Le terrain de la réconciliation est ainsi ouvert à tous les sunnites et chiites, misogynes ou presque. Dans un tel climat, on comprendra pourquoi l'écrivain libéral koweïtien n'est pas pressé de rentrer chez lui et préfère couler des "jours tranquilles" à Beyrouth. C'est le titre de sa chronique que publiait hier le quotidien Al-Siassa. Ahmed Baghdadi raconte la ville et ses dangers, celui des voitures et des engins piégés et la mort présente partout. Tout ceci pour conclure finalement qu'il y a un plus grand drame que la mort et c'est celui de la dignité outragée, la sienne en l'occurrence. C'est pour cela qu'il avoue se sentir beaucoup plus en sécurité à Beyrouth qu'au Koweït, son pays. Le Koweït où une condamnation pénale l'oblige à respecter la morale et l'ordre publics. En clair, il doit surveiller ses paroles et ses écrits jusqu'en 2008 sous peine d'aller en prison. Au Koweït, deux délinquants ont été récemment condamnés à la même peine mais pour une période moins longue, note amèrement Ahmed Baghdadi. Apparemment, notre ami koweïtien n'a pas entendu le fracas d'une autre guerre qui se livre actuellement à Beyrouth. Cette guerre est celle du "oua oua" et, contrairement à ce qu'elle suggère, la race canine n'y (5) est pas impliquée. Cette guerre sans victimes oppose une obscure chanteuse, Dominque Hourani, à son altesse sérénissime Haïfa Wahbi. La première reproche à la seconde de lui avoir volé "sa" chanson. Le "oua oua" appartient à tout le monde, a répliqué Haïfa Wahbi. Or, c'est cette dernière qui fait fureur actuellement avec son clip Bous el oua oua ( Embrasse le oua oua). J'ai écrit à plusieurs journaux libanais pour avoir la signification du mot "oua oua" mais c'est finalement sur un chat français que je l'ai trouvée. Merci à cette internaute libanaise pour avoir éclairé nos lanternes ! Le "oua oua", donc, c'est le mot enfantin pour dire la blessure, le "bobo". C'est là l'explication de la présence du petit enfant dans le clip de Haïfa qui incite à embrasser aussi bien l'écorchure au genou que la blessure du cœur. Dans la foulée, une poétesse libanaise s'est lancée dans la bagarre. Elle prétend elle aussi que le "oua oua" est un poème qu'elle a composé et déposé à l'office des droits d'auteur. Ce qui n'est pas très flatteur, vu que les paroles de la chanson servent juste de fond sonore aux évolutions de la fascinante Haïfa. C'est sans doute pour cette seule raison que des internautes tirent à boulets rouges sur la chanteuse et sur son clip. Le plus hypocrite est sans doute celui qui invoque la protection de l'enfance pour s'en prendre à Haïfa Wahbi. Il se dit même prêt à prendre la place du bébé mis en scène dans le clip. A la queue comme tout le monde ! Juste retour de manivelle, la guerre de Beyrouth s'est transposée en Syrie. Dans une grande avenue de Damas, la diffusion par hauts-parleurs de la chanson de Haïfa a provoqué un embouteillage monstre. Tous les automobilistes se sont arrêtés et sont descendus de voiture pour se trémousser au son de Bous el oua oua. Même le policier qui réglait la circulation s'est pris au jeu. Comme toujours, il s'est trouvé des grincheux pour crier au scandale. Et si on se mettait tous à embrasser le "oua oua" cet été? Nous avons de sérieuses raisons de le faire, non? A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) J'ai finalement acheté cette maudite carte mais je me sens grugé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (2) Un pays émergeant, c'est un pays qui peut sortir la tête hors de l'eau, de temps en temps, pour respirer. Le Koweït n'en est pas un malgré ses richesses, tous les autres aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) L'ENTV ne l’a pas encore invité sur son plateau? Comme c'est curieux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Pauvres Koweïtiennes ! Dans le secret de l'isoloir, elles ont le choix entre le mensonge qui peut mener à l'enfer et la répudiation si elles disent la vérité à leurs maris. Ce sont des initiatives comme celles-ci qui provoquent une forte abstention féminine. (5) Juste pour expliquer à un certain confrère que même si le "Y" est l'avant dernière lettre de l'alphabet et qu'il faille l'utiliser de temps à autre par esprit de charité, il ne faut pas le faire n'importe comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/12/article.php?sid=39652&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/12/article.php?sid=39652&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7828194489707919061?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7828194489707919061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7828194489707919061' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7828194489707919061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7828194489707919061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/et-si-on-en-embrassait-le-oua-oua.html' title='Et si on en embrassait le oua-oua !'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8606567786621831723</id><published>2006-11-30T09:39:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:40:20.799-08:00</updated><title type='text'>Le liban aux deux visages</title><content type='html'>Le Liban est un Etat multiconfessionnel. Hormis l'état civil et la pratique religieuse, rien ne distinguait un Libanais chrétien d'un Libanais musulman, un sunnite d'un chiite. Le Liban était un vivier d'hommes de culture, comparé aux autres pays arabes. Les libertés individuelles, en particulier la liberté d'expression, n'étaient pas remises en cause au nom de la foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Liban vivait en paix jusqu'à ce que ses voisins arabes en décident autrement. Les Arabes sont comme ça: ils ne tolèrent pas que le voisin ou le parent festoie pendant qu'ils font carême. La solidarité arabe, c'est d'abord l'obligation de partager le malheur, en attendant un bonheur mythique. Le Liban était un pays de liberté avant que l'alliance de Téhéran et du "Mal de Damas" ne l'attaquent de l'intérieur. Au nom de la lutte contre Israël, le Hezbollah pro iranien et les agents syriens ont décrété le pays territoire conquis. Ils l'ont proclamé zone de guerre et en état d'urgence. Jusqu'ici, la liberté d'expression était tolérée à condition de ne pas trop répéter que : - Le Liban est un pays souverain occupé militairement et civilement par la Syrie. - Le Hezbollah est le cheval de Troie des mollahs iraniens au Liban. En échange, les journaux étaient libres d'écrire des pamphlets contre Assad. Il n'en a rien à cirer: le peuple est avec lui et il appartient à une minorité musulmane nourrie au despotisme "halal" (1). Les télévisions, elles, avaient toute latitude de diffuser des clips libertins et des "Stars académies" qui choquent les malveillants et libidineux vieillards voisins. Elles avaient accessoirement le droit de brocarder les hommes politiques locaux. C'est un peu ce que faisait la chaîne LBC (Lebanese Broadcasting Corporation). Dirigée par le maronite Pierre Daher, LBC est considérée comme une chaîne chrétienne, bien qu'elle ne dispense pas des cours de catéchisme. En revanche, elle exploite habilement le filon des Talk-shows et des émissions de jeu à succès. C'est ainsi que LBC a popularisé "Star Académy" que tous les Arabes (sauf quelques irréductibles comme les Algériens) suivent dans le secret de leurs alcôves. Pour ne rien gâter, la chaîne chrétienne est propriété à cinquante pour cent du Prince Walid Ben Talal. Comme quoi, point de contrainte en affaires pour cause de religion. Et c'est là qu'intervient l'ayatollah Nasrallah, chef suprême du Hezbollah, parti chiite qui a supplanté le mouvement Amal de Nabih Berri, trop embourgeoisé, dans les escarmouches sporadiques contre Israël. Nasrallah, c'est l'idole d'une jeunesse chiite qui explose là où elle peut. Il galvanise et il manipule les foules à sa guise, aidé en cela par une voix de stentor. Sur ce chapitre, et comparé à lui, notre Ali Benhadj ferait figure de capé d'une école de castrats. Ne pouvant le diviniser comme le fût Néron, pour raisons religieuses, les admirateurs de Nasrallah lui ont érigé un piédestal intermédiaire (Bayn al manzilataïne). Ne pouvant le traiter comme prophète, ils ont décrété comme le fit le poète pour le maître d'école, qu'il en avait la stature. La semaine dernière, une émission de la LBC a donc osé caricaturer le vénéré et infaillible chef du Hezbollah. Le résultat: vous l'avez vu sur tous les écrans. Contrairement aux manifestations anti-danoises, les fidèles de Nasrallah ont réagi avec une singulière promptitude pour venger l'offense. Des émeutiers déchaînés ont tout saccagé sur leur passage à Beyrouth. Ils ont tabassé deux ou trois chrétiens, dont le fils de l'ancien président Gemayel et ont failli brûler une église. Bien sûr, le chef est apparu sur sa télévision "Al- Manar" pour dire à ses ouailles:"Maintenant que vous avez extériorisé votre légitime colère, rentrez chez vous!". La démonstration de force était ample et suffisante. Avec contrition, la direction de la LBC a présenté ses excuses à Nasrallah et a juré de ne plus recommencer. Quant à une réaction de solidarité des chaînes, propriété du Prince Walid, ou des autres chaînes arabes, inutile d'épuiser les piles de vos télécommandes (2). C'est ainsi que ce vendredi 2 juin 2006, un nouvel attentat a été commis contre la liberté de la presse au Liban. C'est ce qui arrive quand des extrémistes chiites comme Nasrallah entrent dans l'arène politique tout en revendiquant l'immunité (Isma) due aux prophètes. Nasrallah, c'est le visage repoussant et inquiétant et là un des visages hideux de l'intégrisme chiite. En voici un autre qui impose respect et considération. C'est en quelque sorte l'anti-Nasrallah. Hani Fahs est membre du Haut conseil islamique chiite au Liban. Il a milité dans la résistance palestinienne et a vécu en Iran au début de la révolution khoméiniste. Universaliste, il a découvert le nationalisme iranien, ce qui l'a ramené vers ses racines et sa citoyenneté libanaises. Hani Fahs était l'invité, vendredi dernier, de l'émission de Turki Dakhil "Idha'ate" (Eclairages) sur la chaîne "Al-Arabia". Dans cette interview repiquée sur "Al-Arabia-Net", Hani Fahs expose ses idées sur ce Liban pluraliste et démocratique auxquels aspirent les Libanais. Il rappelle sa fameuse réplique selon laquelle "Un Liban sans les chrétiens est un Liban insipide. Il milite pour la présence des Maronites dans l'exercice du pouvoir. Et c'est ce Liban là, dit-il, que réclament aussi bien le cœur que la raison. C'est la société, avec ses intellectuels et ses penseurs, qui instaurent les règles d'une vie commune. L'Etat est là pour renforcer ces règles en se renforçant d'autant et il s'affaiblit en les affaiblissant. Evoquant les rapports entre l'Etat et la religion, Hani Fahs, homme de religion, refuse de se dire laïc mais il prône la distinction entre le politique et le religieux. Il refuse de mélanger Etat et religion. "L'Etat a sa place et la religion a la sienne. Ils ont chacun des champs de connaissance et d'action différents et complémentaires. Je ne veux pas que l'Etat produise de la religion et que la religion produise de l'Etat". Hani Fahs proclame son attachement à la liberté. "Je veux la liberté, répète-t-il, et la liberté n'est pas un danger pour la religion". A son interlocuteur qui objecte qu'il y a des libertés qui peuvent être importées, il réplique:"La liberté ne vient pas de l'étranger. La liberté n'est pas un virus importé de l'étranger. La liberté est une aspiration intrinsèque. J'ai besoin de liberté, je dois donc la pratiquer". Hani Fahs se prononce également pour l'allégeance à la patrie et non pas à la communauté religieuse. Interrogé, de ce fait, sur la situation en Irak, il estime que c'est la négligence des Arabes qui renforce l'influence iranienne dans ce pays. Au reproche qui lui est fait de prêcher la modération aux chiites des Emirats qui réclament plus de droits politiques, il répond:"Je préfère l'assurance d'exister que les avantages superflus de l'existence". En attendant, c'est Nasrallah qui remplit les stades et les places publiques où Hani Fahs n'a aucune chance d'être entendu. On peut se consoler en pensant qu'une poignée d'abeilles vaut mieux qu'un plein sac de mouches mais l'avantage reste toujours aux plus nombreux sous le ciel de Nasrallah. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) A propos de Alaouites, j'ai été surpris de voir l'un des théologiens attitrés de Assad, Ramadhan Al-Bouti, mobilisé avec Karadhawi pour défendre "l'Islam en danger en Kabylie"(sic). Avec de tels procédés, la Kabylie risque d'accepter en dix ans ce qu'elle a refusé en cent trente ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) On ne dira jamais assez le mal que fait TPS aux Algériens désireux d'échapper aux chaînes de l'ennui et de la torpeur. TPS, allié providentiel de l'insipide et du morbide et, surtout, TPS fossoyeur de la francophonie en Algérie. Amen !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/05/article.php?sid=39319&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/06/05/article.php?sid=39319&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8606567786621831723?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8606567786621831723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8606567786621831723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8606567786621831723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8606567786621831723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/le-liban-aux-deux-visages.html' title='Le liban aux deux visages'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-3908374902938022756</id><published>2006-11-30T09:37:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:38:48.608-08:00</updated><title type='text'>Ne cherchez pas à comprendre</title><content type='html'>Le vent de la réconciliation souffle partout entre les hommes de bonne volonté. On pourrait même dire qu'il décoiffe, ce vent, si les hidjabs ne poussaient pas, drus, sur son passage. Le père Noël réconciliateur en a plein sa hotte et aucun refus ne sera accepté. Réconciliateurs et éradicateurs sont enfin unis sous la bannière d'un Islam pur et dur, pourvoyeur de mandats multiples. Comme dans l'Irak de Hadjadj Ben Youssef, aucune tête ne doit dépasser, surtout si elle est féminine et que les cheveux sont visibles.Les laïcs frileux se cherchent une tenue plus seyante pour la période sans qu'ils aient besoin de retourner leurs vestes. On les voit déjà s'entraîner au "qamis" et au "Nisf-Essaq" (pantalon à mi-mollet) le vendredi. Il suffit d'un signal pour que ce soit vendredi tous les jours de la semaine. Désormais, un bon musulman s'apprécie à son accoutrement et à son enthousiasme pour la collectivisation des prières. La réconciliation, c'est encore la presse saoudienne qui fête le retour des prisonniers de Guantanamo comme des libérateurs. En attendant les locaux commerciaux et les pensions d'invalidité. Il nous restait un peu d'espoir avec nos voisins de l'est et de l'ouest mais il semble que là aussi tout soit joué. La Tunisie prospère, certes, mais à l'ombre d'un "Muawiyaa" plébiscité par toutes les chancelleries. Les droits de l'homme? Vous n'y pensez pas? Et d'ailleurs, les droits de l'homme, c'est un pléonasme dans le monde musulman. Ceux qui ont codifié notre religion ont tout prévu; alors, évitons de cogiter à leur place. Cessons de vouloir comprendre. "Ma thawasch tafhem" ! (Ne cherche pas à comprendre). C'est notre formule magique, celle par laquelle nos geôliers ont fermé les portes de l'Idjtihad. "Ma thawasch tafhem", c'est l'argument massue ou matraque de l'agent de police qui vous retire les papiers de votre voiture. C'est le premier article non écrit de toutes les constitutions à l'usage des potentats "démocratiques". Il faudra vous en souvenir lorsque vous irez voter pour la nouvelle Constitution. Chez nos amis marocains, l'espoir était encore plus grand et aussi bien entretenu par les médias d'outre-mer. Le nouveau roi a d'abord apporté quelques retouches libérales au statut de la femme. Par atavisme, les islamistes du coin ont élevé des protestations véhémentes tout en sachant que l'essentiel était sauvegardé. Ce mois-ci, la polémique a rebondi à l'occasion de la promotion de cinquante jeunes femmes en qualité de "mourchidates" (guides spirituelles, aumônières). Etait-ce un premier pas vers le droit pour les femmes de diriger la prière collective? Que non, a répliqué le ministre marocain des Affaires religieuses. Il n'y a pas et il n'y aura jamais de femmes-imams dans notre pays, a-til asséné. Et de refiler le brûlot au "Haut conseil scientifique (en théologie)", que préside le Roi Mohamed VI en personne. Samedi dernier, la "fetwa" a été proclamée et le Haut conseil a confirmé: aucune femme ne dirigera la prière sous le ciel du Maroc. A noter que la "fetwa" se réfère au rite malékite, pris lui aussi dans les turbulences de la réconciliation. Voilà les Marocaines rassurées sur leur avenir, à la veille de la fête de Mères. Le mouvement islamiste "Al-adl oual ihsane", présent au Parlement, qui a protesté contre la nomination des cinquante "mourchidates" pour la forme, n'a pas encore réagi. L'hebdomadaire "Al-Ahdath-Al- Maghribia" nous apprend, cependant, que ce parti a une conception particulière de la fonction parlementaire. La semaine dernière, les députés islamistes ont provoqué un chahut dans les travées pour empêcher le ministre, chargé des Relations avec le parlement, d'être entendu. La télévision a du interrompre la retransmission en direct de la séance qui a été levée, peu après, dans le désordre. Il s'agissait tout simplement d'empêcher l'orateur d'exposer le genre de questions écrites que posent les élus islamistes au gouvernement. Selon l'hebdomadaire marocain qui a interrogé le ministre chahuté, les questions posées au gouvernement relèvent surtout de l'intermédiation, du népotisme et du clientélisme. Il ne s'agit pas pour ces députés de contrôler le gouvernement mais d'obtenir des faveurs pour leurs proches ou pour leurs électeurs. On retrouve ainsi des questions tout à fait saugrenues comme celle du député Lahbib Shoubanide au ministre de la Justice. Il s'agit d'une femme qui se plaint de la dépravation des mœurs sexuelles de son mari qui accuse, en retour, son épouse d'infidélité. Le ministre de la Justice est sommé, aux termes de cette missive, de réhabiliter cette dame (!!!). On peut, évidemment, imaginer tous les scénarios possibles et imaginables, pour peu qu'on ait l'imagination un peu fertile. Mais souvenez-vous : évitez de trop chercher à comprendre. Et si vous cédez à la tentation, faîtes le en silence et en cachette, dans les règles de discrétion et de la "Hichma" (pudeur). C'est au nom de la "Hichma", d'ailleurs, que l'actrice égyptienne Hanane Turk a annoncé, à grand renfort de publicité, sa décision de porter le hidjab. Ce qui a amené notre confrère Mohamed Abderrahmane à se pencher, dans le magazine "Elaph", sur le phénomène du hidjab en milieu artistique. Il note d'abord l'ampleur exagérée des réactions par rapport au fait lui-même, en particulier sur les sites Internet. "Partout, on congratule et on félicite Hanane et les écrans des ordinateurs ont failli exploser en "you-you" à la lecture de la nouvelle. C'est comme si Hanane avait proclamé sa conversion à l'Islam, comme si le seul hidjab de Hanane signifiait la fin des problèmes de l'"oumma" et le triomphe de l'Islam.90% des admirateurs de l'actrice qui aimaient tous ses films, y compris les plus controversés, ont approuvé sa décision. L'effet troupeau (moutons de Panurge) a donc encore agi en plus du fait que chacun de ces admirateurs souhaitait que leur actrice préférée se mette sous hidjab, ainsi que toutes les autres. Ceci, pour une raison bien simple: de par leur nature, les Egyptiens ne peuvent pas dire non à toutes les formes de la pratique religieuse. C'est un point fondamental dans la relation que les Egyptiens ont eu, de tous temps, avec l'artiste. On ne peut pas nier que jusqu'à aujourd'hui, il y a des gens qui ne respectent pas l'artiste même s'ils vont le voir au cinéma. Il y en a qui applaudissent lorsque les artistes ont des problèmes et qui ne croient pas que les baisers échangés à l'écran soient du cinéma. Jusqu'à présent, il y en a qui n'admettent pas que la grande majorité des musulmans croient que le hidjab est une obligation même s'ils ne s'y soumettent pas. Nombreux sont ceux qui ont considéré le hidjab comme une victoire de l'Islam dans sa bataille contre l'Occident. A l'opposé, des insatisfaits ont brandi l'argument selon lequel la foi est une affaire de cour et non pas de coiffe sur les cheveux. Ils affirment que le hidjab constituait un retour en arrière pour l'Egypte. Comme si le pays était engagé dans un bond en avant et que la décision de Hanane avait brisé cette volonté de rénovation". Bref, un débat qui n'en finit pas même s'il tourne de plus en plus en faveur des islamo-hidjabistes. En ce qui la concerne, l'écrivaine saoudienne Ala Al-Hadhloul a tranché. Elle a provoqué un mini esclandre l'année dernière, au salon du livre de Ryadh, en refusant de se couvrir les cheveux. Dans une interview à "Elaph", elle raconte qu'au moment de la vente- dédicace de son roman, "Le suicide stipendié", un "cheikh" les a accostés, elle et sa sœur, en criant:" Dieu, bâillonne-les avec un bâillon de feu !". Tout ça, parce que les cheveux sont source de "fitna" à l'exclusion de tout le reste.A. H.&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/29/article.php?sid=39027&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/29/article.php?sid=39027&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-3908374902938022756?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/3908374902938022756/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=3908374902938022756' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/3908374902938022756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/3908374902938022756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/ne-cherchez-pas-comprendre.html' title='Ne cherchez pas à comprendre'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4378171653473695205</id><published>2006-11-30T09:35:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:37:15.030-08:00</updated><title type='text'>Les nouvelles couleurs de l'Iran</title><content type='html'>Les peuples ont le dos large, c'est connu et on peut donc leur coller autant de choses qu'on veut. Des tyrans tyrannisent au nom du peuple, des injustices sont rendues aussi au nom du peuple. En son nom, on peut commettre autant d'excès que d'actions louables et souvent beaucoup plus. Il y a cependant des peuples qui ont le dos plus large que d'autres sans que l'anthropologie physique puisse l'expliquer.C'est le cas du peuple palestinien. Des dos larges comme ça, il n’y a qu'en Algérie qu'on peut trouver l'équivalent. Longtemps après que les Palestiniens auront fini de s'entretuer et qu'ils vivront à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, ils porteront encore leur fardeau. A ce jeu préféré des Arabes du pourtour, les Palestiniens eux-mêmes se sont laissé prendre. C'est au nom du peuple palestinien que le porte-parole du Hamas Abou Zohri (d'après l'état civil salafiste) est allé collecter des fonds en Egypte. Ceux qui ont donné l'argent ont agi par solidarité avec la cause palestinienne et ça fait soixante ans que ça dure. Là où le bât blesse, en dépit du dos large et tanné, c'est qu'au retour vers Ghaza, le très médiatisé porte-parole, improvisé convoyeur de fonds, a été pris la main dans le sac. Il essayait de faire passer la somme rondelette de 650 000 euros sans les déclarer aux douaniers du poste frontière de Rafah. Les douaniers qui agissent, eux aussi, au nom du peuple palestinien, ont trouvé l'affaire suffisamment louche pour décider de saisir l'argent. Indigné, Abou Zohri a ameuté les milices du Hamas et a brandi son arme suprême : cet argent est destiné au peuple palestinien ! Ainsi donc, l’imperturbable représentant du Hamas voulait distribuer cet argent au peuple sans le déclarer au préalable. Il voulait faire une belle surprise au peuple et pratiquer envers lui la plus noble des charités, celle qui se fait de façon anonyme. Que cet argent ait été destiné à alimenter les caisses du Hamas pour parachever son coup d’Etat rampant n’est que pure spéculation. Le chef du gouvernement Hamas l’affirme : l’armée barbue qu’il est en train de mettre en place est destinée à rétablir l’ordre et la loi. Dans ce cas, pourquoi avoir attendu le voyage du président de l’Autorité palestinienne pour déployer les milices du Hamas ? C’est la question à laquelle toutes les chancelleries ont répondu : le Hamas veut prendre le pouvoir, tout le pouvoir, sans aucune perspective d’alternance. La guerre civile semble être inévitable et c’est le Hamas palestinien qui déclenche les premières escarmouches. En tout cas, les intentions du Hamas semblent suffisamment troubles pour que le quotidien Echarq-al-Awsat s’y intéresse cette semaine avec cette interrogation : "Zarqaoui en Palestine?" Sous la plume de Abderrahmane Errached, le quotidien saoudien de Londres rappelle que "depuis des années, Al-Qaïda invoque la cause palestinienne pour justifier ses attentats dans le monde sans, pour autant, tirer un seul coup de feu contre Israël ". Cependant, note le journal, des indices récents font état de la volonté du mouvement d'activer dans les territoires occupés. Le président palestinien lui-même a fait état de sa préoccupation devant l'arrivée d'éléments d'Al-Qaïda dans les territoires occupés. Cette semaine, des informations font état de l'entrée en clandestinité d'un activiste du Hamas connu pour ses accointances avec Al- Qaïda. Tout le monde mesure l'étendue du préjudice causé à tous les pays du monde arabe par les attentats terroristes d'Al- Qaïda, ajoute le quotidien. A l'exception de la Palestine qui a gardé un capital de sympathie intact au sein de la communauté internationale. S'il y a bien une chose que souhaite Israël, souligne Echarq-al-Awsat, c'est d'impliquer Al-Qaïda dans le conflit palestinien afin de tirer des bénéfices politiques et économiques de l'aversion que suscite Al-Qaïda dans le monde. Si le mouvement arrive en terre de Palestine, nous entrerons dans une période plus dangereuse que toutes celles que nous avons connues. Nous verrons des zarkaouistes tuer des Palestiniens sous prétexte qu'ils sont chrétiens ou qu'ils sont en relation avec des personnes ayant des divergences avec Al-Qaïda, tout comme en Irak. Israël s'assurera alors une présence plus durable dans les territoires occupés à moins qu'elle ne parvienne à une situation qui ferait d'elle une force d'appui à des parties palestiniennes victimes d'Al-Qaïda. Rappelant que beaucoup de gens au sein de l'Autorité palestinienne et en dehors d'elle accusent Hamas d'être le cheval de Troie d'Israël, le quotidien saoudien souligne que si ces accusations sont fondées, le mouvement palestinien finira sur la même voie. Le Hamas a-t-il besoin de jouer une carte perdante alors qu'il a gagné des élections et qu'il est arrivé au pouvoir par les urnes ?, interroge Echarq-al-Awsat avant de conclure : "Les divergences de Hamas avec le Fatah autour de l'exercice du pouvoir ne peuvent expliquer le recours à Al- Qaïda que si cette organisation a choisi de se suicider et de détruire la cause palestinienne." Ce qui est sûr, par contre, c'est que le conflit interpalestinien va faire gagner dix ans, si ce n'est plus, à Israël. Un délai qu’il mettra à profit pour imaginer de nouveaux moyens de gagner du temps. Comme de créer un nouveau Hamas, comme il l’a fait avec l’actuel. Tout cela sans perdre de vue les intérêts redessinés, morcelés, émiettés du peuple palestinien qui gardera tout de même l’intégrité de son dos sans que l’anthropologie y comprenne quoi que ce soit. En attendant, c'est l'Iran de Mahmoud Ahmadinedjad qui offre matière à réflexion, et à étonnement aussi, tant aux anthropologues qu'aux personnes moins bien intentionnées. Le président iranien s'efforce, en effet, de justifier tout le mal qu'on dit de lui. En fait, ce n'est pas l'Occident qui diabolise Ahmadinedjad, c'est Ahmadinedjad qui se fait l'apôtre le plus convaincu du démonisme. Sa dernière trouvaille : un uniforme unique pour tous les hommes et toutes les femmes d'Iran. Cet uniforme auquel le Parlement iranien vient d'apporter les dernières retouches, sera conforme aux canons islamiques et donc obligatoire. Quant aux minorités religieuses, elles devront s'habiller différemment des musulmans. Pour les juifs, on n'a pas cherché très loin, on s'est inspiré de ce bon vieux "cheikh" Hitler. Les juifs porteront donc du jaune, comme à l'époque du nazisme triomphant. Les chrétiens seront costumés en rouge et les zoroastriens seront autorisés à sortir en bleu. Du rouge et du bleu pour mettre en valeur le jaune ! Aucun uniforme, hormis sans doute le linceul, n'est exigé des athées qui se garderont bien de se délester du voile de la dissimulation. Il y a, d'autre part, une trouvaille dans cette loi puisqu'elle proscrit le port de la cravate qui renvoie à la croix, selon les législateurs. Il faut préciser que cette loi dormait déjà dans les cartons à projet du parlement depuis plusieurs années. L'ancien président Mohamed Khatami l'avait bloquée pour rester fidèle à son image de réformateur. Les partisans de Ahmadinedjad ont profité du climat de passion suscité par la bataille de l'Iran contre le reste du monde pour ressortir le projet. La loi votée n'est pas encore applicable tant qu'elle n'a pas été approuvée par le guide suprême de la révolution, Ali Khamanei. Les dirigeants arabes qui ont hurlé d'effroi devant le péril nucléaire iranien, pour être en phase avec Washington, observent un silence assourdissant devant ce racisme proclamé à la face du monde.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/22/article.php?sid=38715&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/22/article.php?sid=38715&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4378171653473695205?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4378171653473695205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4378171653473695205' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4378171653473695205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4378171653473695205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/les-nouvelles-couleurs-de-liran.html' title='Les nouvelles couleurs de l&apos;Iran'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-1798331970473737387</id><published>2006-11-30T09:32:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:34:56.975-08:00</updated><title type='text'>Le Caire comme vous y serez</title><content type='html'>Des coiffeurs qui vous massacrent les cheveux jusqu’à les faire dresser en épi, ça existe. Il y a aussi des coiffeurs qui tiennent un état détaillé des mouvements plus ou moins licites du quartier. Des coiffeurs qui savent tout sur les mésaventures conjugales de l’imam du quartier, il y en a encore partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai une certaine tendresse envers les coiffeurs, surtout depuis qu’ils se font trancher la gorge à Baghdad pour des histoires de cheveux coupés en quatre. Mais des coiffeurs tueurs à gages par conviction religieuse? C’est la preuve que tout peut arriver en… Egypte. C’est l’histoire de Ashraf Abderrahim Mohamed, coiffeur de profession et pratiquant inspiré. Il a été arrêté la semaine dernière devant un théâtre du Caire où se produisait le grand comédien Adel Imam. Au moment de son arrestation, il a affirmé qu’il était venu pour convaincre Adel Imam de revenir sur le droit chemin. Ashraf possédait, en effet, les ustensiles de la rédemption, en l’occurrence des opuscules religieux et des flacons d’acide sulfurique en guise d’eau bénite. A croire que l’alchimie des deux vous fait retrouver la voie du salut. Très vite l’enquête a montré que le coiffeur avait programmé trois autres cibles artistiques, en plus de Adel Imam. Il s’agit de Fifi Abdou, Shirine Seif Ennasr et Medhat Salah. Les victimes désignées devaient être seulement vaporisées à l’acide, ce qui a sans doute requis la qualification professionnelle du coiffeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une faveur que la toujours belle Fifi Abdou aura sans doute appréciée. Fifi Abdou, ai-je besoin de le rappeler, est la danseuse par excellence. Il n’y a que Shakira qui peut rivaliser avec elle mais dans un tout autre registre. Fifi Abdou, qui a alimenté les rêves libidineux de deux générations d’émirs milliardaires, devait être la première, et pour cause. Comment Ashraf Abderrahim Mohamed est devenu un exécuteur stipendié de l’ardente foi ? Par la voie la plus sinueuse, celle qui vous échange un fauteuil de coiffeur contre une chaire de mosquée. Très inspiré, Ashraf a d’abord troqué sa condition contre celle de prédicateur et d’Imam (1). Il a ensuite rencontré un ancien fonctionnaire de l’Etat qui a complété sa formation "religieuse". Le théoricien l'aborde convaincu que l'art, sous toutes ses formes, était "haram". Il fallait donc recourir à la force pour redresser le tort que ces artistes causaient à la société. Le cerveau du complot avait promis à Ashraf 50.000 livres égyptiennes (6700 euros environ) pour chacune des cibles vitriolées. D'après le plan arrêté, Ashraf ne devait pas agir seul mais servir de comparse à un autre homme de main. Il avait touché 10.000 livres égyptiennes à titre d'avance pour l'attentat contre Fifi Abdou (2) et encaisser le reste de la somme après. Pour l'attentat projeté contre Fifi Abdou, notre coiffeur- imam avait la charge de conduire une moto avec l'exécutant principal comme passager. Ce dernier devait se déguiser en femme camouflée derrière un niqab et son conducteur habillé en policier. Une fois leur forfait accompli, ils auraient pris la fuite en moto puis en voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il semble, d'ailleurs, que ces projets d'attentat contre les artistes ont eu des retombées jusqu'au Liban. La chanteuse suave Haïfa Wahbi annonce au quotidien de Londres Al-Quds que son avenir est sous le hidjab. Classée par un magazine américain parmi les quatrevingt- dix plus belles femmes du monde, Haïfa déclare que ses déhanchements lascifs ne l'empêchent pas d'avoir des convictions religieuses. En foi de quoi, elle décrète qu'elle se mettra au hidjab incessamment sous peu, sans précision de date ou de… comptes en banques. Dans cette affaire, on sait ce que perdra le public masculin de Haïfa mais il faudra surtout évaluer les avantages qu'en tirera la religion. En attendant, la "trahison" de la vénus du Liban ne va pas améliorer le regard des Arabes sur le corps, en général et sur celui des femmes, en particulier. Notre confrère égyptien Khaled Mountassar se fait l'écho du curieux débat qui agite actuellement les écoles des beaux arts à propos des statues et des peintures de nus (3). Observateur lucide et acerbe de sa société, Khaled Mountassar se demande si la campagne contre la statuaire et certaines formes de peinture ne vont pas faire disparaître des pans entiers des beaux arts. Dans la foulée, il voit s'imposer à la longue une vision du monde imposée par Ben Laden. Celle qui divise le monde en deux camps, celui des croyants, le sien, et celui des athées, l'Occident en particulier. Khaled Mountassar cite le cas paradoxal de ce grand peintre égyptien dont la plupart des œuvres sont rejetées par les religieux et qui tient le même discours qu'eux à la télévision. Il dénonce, en particulier, ce délire narcissique qui consiste à dénier à l'Occident tout apport à la culture universelle. Parlant de ce peintre, Khaled Mountassar se dit abasourdi par les propos surréalistes qu'il tient sur l'Internet, considéré comme une invention diabolique de l'Occident (4). Pour mieux illustrer la démonstration, notre confrère cite un lecteur du Caire qui décrit l'état de régression auquel est parvenue la société égyptienne. Je vous en livre l'essentiel: "Les musulmans, rue Aziz Billah dans le quartier Zeïtoun, aujourd'hui, boivent de l'urine de chameau. Des cheikhs de la mosquée Aziz-Billah font de la réclame pour un Hadith selon lequel le Prophète recommandait aux musulmans de boire le lait et l'urine des chameaux. Des vendeurs s'installent dans la rue à même le sol et des passants leur achètent du lait et de l'urine mélangés pour traiter l'impuissance, l'hépatite C et l'ulcère d'estomac. Les prix atteignent jusqu'à 17 livres le flacon d'un litre de lait et l'urine est gratuite!!! Je vous invite Dr Khaled à visiter cette rue car j'ai de la peine à décrire cette catastrophe. Le lieu ressemble à un rassemblement de tribus des siècles passés. Tous les commerces se sont transformés en locaux où se vendent des cassettes extrémistes, des livres wahhabites, des niqab et des gants, etc. Tous les prêches de la mosquée sont des imprécations contre l'Occident chrétien et contre toutes les communautés musulmanes à l'exception de celle promise au salut. De gigantesques hauts-parleurs ont fait de la rue un enfer et le cheikh affirme que les femmes ont une intelligence réduite afin qu'elle soit en harmonie avec celle de leurs enfants. Je crains que la mosquée ne proclame un jour sa sécession avec l'Egypte. C'est l'anarchie au nom de la religion. Je laisse le soin de juger au ministre des Affaires religieuses et au ministre de la Santé." Fin de la missive. Est-il besoin d'ajouter que tout ceci se passe dans les quartiers du Caire et que toute ressemblance avec des scènes et des discours similaires ne peut être que le simple fait du hasard? Je confirme: c'est tout à fait par hasard que j'ai lu les articles cités. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Pour les procédures de conquête des mosquées, évitez l’amateurisme et les charges d’éléphant du FIS. Privilégiez plutôt la démarche la plus efficace en entrant au gouvernement. Ensuite, il suffit de quelques coups de fil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) D'aucuns trouveront que la somme promise est dérisoire pour une femme qui se vantait récemment d'être l'une des plus grosses contribuables de l'Egypte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Heureusement que nos Beaux-Arts à nous sont plus libéraux. Y sont seulement proscrits les baisers furtifs entre élèves de sexes opposés et la contestation. (4) Il faut être débile pour traiter d'invention diabolique l'arme principale de l'intégrisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/15/article.php?sid=38370&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/15/article.php?sid=38370&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-1798331970473737387?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/1798331970473737387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=1798331970473737387' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1798331970473737387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/1798331970473737387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/le-caire-comme-vous-y-serez.html' title='Le Caire comme vous y serez'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4626102272035034376</id><published>2006-11-30T09:29:00.000-08:00</published><updated>2006-11-30T09:32:17.893-08:00</updated><title type='text'>Les minarets réduits au numérique</title><content type='html'>J’ai appris incidemment la semaine dernière qu’un parti politique islamiste allait déposer un projet de loi favorisant la liberté de la presse. Effectivement, certains journaux ont confirmé la nouvelle. Le parti du MSP-Hamas, qui se dit démocratique, imperméable à la corruption (1), tolérant et tout et tout, s’est pris à aimer les journalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce parti de la coalition gouvernementale veut faire voter à l’APN un texte proscrivant la prison pour les journalistes. Mais comme nous sommes au pays des ventes concomitantes et que ces gens-là avancent toujours masqués. L'astuce, cousue de fil blanc, consiste à unir dans un même package les journalistes et les imams. Prêches virulents et éditos au vitriol seront désormais traités sur un pied d'égalité. Journalistes et imams, unis dans un même combat pour la liberté d'expression. Il n'y a qu'en Algérie que de telles associations sont envisageables. Pourquoi pas, me suis-je dit, nous avons bien été unis aux traducteurs et aux interprètes au temps du parti unique (2). Un syndicat regroupant des journalistes et des imams n'est pas une idée aussi absurde. Elle aurait l'avantage d'empêcher les imams d'excommunier les journalistes. Ces derniers, à leur tour, écouteraient sans broncher les imams glorifiant la bombe atomique iranienne et annonçant la chute d'Israël. C'est dans l'air du temps (3) et ça permet d'être bien vu. Il faut juste prendre en considération le fait qu'il ne s'agit pas juste d'interdire la prison aux journalistes mais d'assurer l'impunité aux imams. C'est la première conclusion s'agissant d'un parti lorgnant les mosquées avec le même appétit que le FIS à la veille des législatives de 1991.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième conclusion s'énonce d'elle-même quand on évoque l'attitude actuelle de la mouvance islamiste à l'égard de la presse dans certains pays arabes comme le Bahreïn. Dans cet émirat très riche et aussi très libéral, par endroits, la liberté de la presse est sérieusement contestée. Cible principale des attaques islamistes, le quotidien Al Ayam peine à susciter autour de lui l'élan de solidarité qu'on voit en Europe, en de semblables circonstances. Al Ayam n'est pourtant pas un journal laïc prônant la séparation du religieux et du politique. Il proclame à tout bout de colonne son attachement aux traditions religieuses et à la famille régnante. Dans ce cadre assez étriqué, Al Ayam s'efforce de s'ouvrir à la raison et à l'esprit critique, version wahhabisme réformé. Voici ce qu'il dit à propos de ce qu'il appelle la crise du hidjab : “C'est une nouvelle crise qui s'ajoute à notre longue chaîne de crises. Nous la gérons, soit comme une boule de feu qui mord et brûle ceux qui l'approchent, soit comme une boule de neige. Nous poussons celle-ci et elle grandit, au fur et à mesure, jusqu'à constituer un mur de glace infranchissable. Ce mur nous empêche de choisir un autre chemin et de voir que le hidjab est un choix personnel et non pas un ensemble de commandements assortis de mesures coercitives. Nous découvrons alors que nous sommes face à des chaînes d'interdits qui sont des verrous non seulement pour les femmes mais pour toute la société, désormais soumise à des règles dictées par un hidjab mental. C'est ce hidjab mental qui a imposé son rideau de fer à certains esprits qui ont inventé des hidjabs innombrables à la société.” Enchaînant sur la “loi sur la pudeur”, votée par le Parlement bahreïni, Al Ayamajoute : “Ce sont ces esprits qui ont fabriqué la crise du hidjab et pour finir la crise de la pudeur, les vêtements pudiques et la loi sur la pudeur. La loi la plus étonnante et la plus étrange qui soit dans le monde. La loi sur la pudeur est, en définitive, partie intégrante de la loi du plus fort imposée au plus faible, sans autre souci de savoir si le plus fort est un savant ou un ignorant.” De tels propos ont de quoi susciter l'ire islamiste mais il faut surtout considérer la dénonciation par Al Ayam de certains actes de corruption impliquant des partis religieux. La Tribune nationale islamique, branche bahreïnie du mouvement des Frères musulmans, est le principal instigateur de cette campagne, relayée par certaines mosquées. Elle rappelle les philippiques du FIS contre les journalistes, suivies d'assassinats de membres de la corporation.&lt;br /&gt;L'objectif est le même : réduire au silence les adversaires potentiels, que ce soit par l'intimidation ou par l'élimination physique. Un autre mouvement Al Assala (l'authenticité) s'est joint à la campagne mais semblait, ces derniers temps, effrayé par l'enjeu. Il a désavoué un de ses responsables, auteur de propos incendiaires contre la presse en général et contre le quotidien Al Ayam, en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat sur le hidjab, relancé par les récentes fetwas de Hassan Tourabi, est analysé sous un autre angle par notre confrère Nabil Charef Eddine du magazine Elaph. Le journaliste égyptien raconte le cas d'une consoeur qui s'est convertie au hidjab. Sans s'appesantir sur les motivations de la journaliste Cherry, jeune femme ouverte et sans complexes, il raconte surtout sa transformation. “Ce qui est frappant, dit-il, c'est le changement profond intervenu chez Cherry. Elle est devenue plus maussade et moins heureuse de vivre. Le pire c'est qu'elle s'est mise à faire sienne la "théorie du complot" à tout bout de champ. Elle est ainsi convaincue, sans supporter la moindre contradiction, que ce sont les Juifs qui ont commis les attentats du 11 septembre. Ce sont eux aussi qui sont derrière les explosions du Sinaï, de Londres et de Madrid et ils sont probablement responsables du trou dans la couche d'ozone.” Comme quoi, la passerelle entre un journaliste et un imam n'est pas si difficile à établir dans ces sphères idéologiques et culturelles. Une très bonne nouvelle, en revanche, pour les habitants du Caire : dans un an ou deux, ils seront réveillés au petit matin par un seul appel à la prière. Comme les muezzins ne peuvent pas régler leurs montres pour lancer leur adhan à une heure précise, il a fallu recourir à la technologie. Après une période d'essai raisonnable qui sera mise à profit pour réduire les réticences, Le Caire se mettra au minaret unique. Un appel préenregistré, et un seul, sera diffusé à l'heure dite pour tous les habitants de la capitale égyptienne. Comme les Egyptiens ont du goût, les plus belles voix de muezzins seront sélectionnées pour éveiller les Cairotes sans les faire sursauter et sans écorcher leurs oreilles. Un unique appel, prodigué par une voix unique et agréable à entendre, surtout. Les voix de crécelles ne seront plus admises et les quintes de toux prohibées. La révolution numérique aura finalement raison de la discordance des minarets. Le Caire va faire ses adieux à la cacophonie engendrée par des milliers d'appels étalés parfois sur dix à quinze minutes. Vous réalisez, amis algérois, ce que cette initiative représente pour vous. Si tout se passe bien, et comme nous sommes les suivants de ceux qui suivent, il y a de fortes chances pour que vos aurores soient plus gaies. Pour cela, il faut évidemment que l’affaire mette moins de temps à aboutir que celle du métro d’Alger, comparée à la même réalisation au Caire (4). La chance est encore avec nous puisque nous ne sommes pas obligés d’avoir un prix Nobel de littérature. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Si c'est une façon de nous dire qu'ils viennent d'une autre planète, nous les croyons volontiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) A l'époque, j'avais timidement suggéré que les journalistes soient associés aux sourds et muets au sein d'une même organisation. (3) C'est aussi dans l'air du temps que certains clips musicaux, disons provocants, disparaissent au profit de resucées de champs religieux comme Talaa al badrou alayna. (4) Si mes souvenirs sont bons, le premier métro du Caire a été ouvert en 1987.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/08/article.php?sid=38058&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/08/article.php?sid=38058&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4626102272035034376?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4626102272035034376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4626102272035034376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4626102272035034376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4626102272035034376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/les-minarets-rduits-au-numrique.html' title='Les minarets réduits au numérique'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7398668759130415479</id><published>2006-11-29T08:27:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:29:23.413-08:00</updated><title type='text'>Tempête dans un sablier figé</title><content type='html'>Hassan Tourabi continue de faire des vagues avec ses fetwas audacieuses concernant la femme. Il a, ce faisant, touché tous les dignitaires musulmans là où ça fait mal. Il sait, le bougre, que des sujets pareils font monter l'adrénaline chez les vieux théologiens, en principe réduits à la portion congrue sur ce terrain-là. Diable ! C'est qu'il s'attaque à la source et à la vitalité des fonds de retraite pour vieillards libidineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a, en effet, que la perspective de perdre des avantages comme les ersatz de “Houris” sur terre qui peut les faire se lever comme un seul homme. Enfin, comme un seul homme qui peut encore se mettre debout. Bref, ne tombons pas dans le trivial. Pour faire court, disons que Hassan Tourabi n'aurait pas dérangé autant s'il avait délivré des fetwas sur le sexe des anges ou le mariage d'un djinn musulman avec une mortelle loubavitch. C'est donc la tempête dans les Sarl musulmanes mais une tempête dans un sablier fermé. En l'occurrence, ce sablier-là est hermétiquement obturé dans sa partie étranglée pour empêcher le temps de s'écouler. Nous sommes donc dans le cas d'une société qui n'est même pas autorisée à se rendre dans l'autre partie du sablier. Celui-ci a, d'ailleurs, été retourné par précaution et toute l'agitation est confinée dans sa partie inférieure. Une tempête dans un verre d'eau chaude (avec tendance à l'ébullition) recouvert par une dalle en béton. C'est une situation caractéristique de la vacance de l'intelligence et de l'esprit critique, priés d'aller voir ailleurs sous peine de tribunaux d'exception. De ce point de vue, notre ami Djamel Al-Bana ne verse pas dans l'excès avec cette formule : “Les peuples musulmans ont donné congé à leurs cerveaux depuis mille ans.” En lançant sa salve de fetwas (1), il y a une dizaine de jours, Hassan Tourabi savait très bien qu'il n'ébranlerait pas le mur des certitudes qui entoure les peuples de l'Islam. Il a juste redonné vie au malentendu en donnant à croire qu'il y a un débat d'idées à l'intérieur de notre “Guantanamo” spirituel et culturel. Il refait, à son détriment peut-être, l'unité d'un monde unifié sous la bannière de l'intolérance religieuse et dominé par des clercs qui agissent comme tels mais refusent d'endosser l'uniforme. En fait, il y a débat mais les seules idées tournent quasi exclusivement autour de cette question : “Comment châtier le coupable, c'est-à-dire Tourabi?”. Les réactions dans les médias aux propos du dirigeant soudanais reflètent assez bien cette réalité. Hormis quelques rares approbations, la condamnation est quasi unanime comme en témoigne le dossier consacré au sujet par Al- Khabar Hebdo. En posant la question de savoir si Tourabi était “un rénovateur ou un hérétique”, notre confrère entendait sans doute obtenir des avis algériens partagés. Les quatre avis “autorisés” vont tous dans le même sens même s'ils diffèrent par la sévérité du discours. Mohamed Cherif Gaher, président du comité de la fetwa au Haut- Conseil islamique (HCI), est, comme à son habitude, sans nuances. Il affirme que tous les dignitaires du monde musulman doivent prendre leurs responsabilités. Ils doivent inciter Tourabi à revenir dans le droit chemin, sinon ils s'exposent, lui et ses semblables, “aux mesures qu'impose la religion afin de protéger l'Islam de la déviation”. Car, ajoute-t-il, les musulmans ne peuvent se taire devant ces fetwas qui frappent l'Islam au cœur”. Avec plus de doigté, le président du même Haut-Conseil botte en touche. Sur la question du droit de la femme à diriger la prière et l'Etat, Cheikh Bouamrane refuse de se prononcer. “Il appartient à l'ensemble des théologiens musulmans de réfléchir (ijtihad) au problème et de le trancher”, dit-il. Encore faudrait- il, cher Monsieur, que les portes de l'ijtihad soient à nouveau ouvertes. Ce qui est loin d'être le cas. Même réponse de Cheikh Bouamrane en ce qui concerne le hidjab, source de divergence d'interprétations. Il renvoie le débat sine die. Quant au retour du Messie (2) que Tourabi estime improbable, “il appartient d'abord aux chrétiens d'en débattre et nous ne devons pas trop nous y attarder”. Prudence, prudence ! On retiendra tout de même la position médiane de Cheikh Abderrahmane Chibane, président des Ulémas algériens. Lui, au moins, sait ce qu'est une tempête dans un verre d'eau chaude et il sait encore que la voie du milieu est la plus appropriée sur les autoroutes de la foi. Hassan Tourabi “a pratiqué l'ijtihad et il s'est trompé mais nous ne disons pas qu'il est hérétique et nous refusons de jeter la suspicion sur sa foi et sur ses orientations”, dit-il. Plusieurs articles accompagnent ces réactions dont l'un a particulièrement attiré mon attention. Il ressemble étrangement, par le titre et par le contenu (3), à un texte publié en 2003 sur le site “Islam on line”(http://www.islamonline.net /arabic/famous/2003/06/article 03.shtml). On y apprend que le Soudanais le plus controversé “est l'un des meilleurs penseurs islamistes au monde et, en même temps, le pire des hommes politiques”. Hors des usines à fetwas, en phase de surproduction et dont les cours grimpent aussi vite que le prix du pétrole, des hommes continuent de réfléchir et de proposer. C'est le cas de l'Egyptien Mohamed Sobhi Mansour, théologien défenestré de l'université Al-Azhar, qui vit aujourd'hui au Canada (4). S'appuyant sur une argumentation solide, il affirme dans un premier article publié jeudi dernier par le magazine Elaph que la représentation des prophètes dans une pièce ou un film n'est pas interdite. A la question “la représentation du Prophète dans une œuvre dramatique est-elle “haram”? Il répond non et il explique : “La règle dans la Charia islamique est la permissivité (Ibaha) et l'interdiction (haram) est l'exception. Le Coran énumère dans le détail ce qui est licite et ce qui est illicite et tout ce qui n'est pas explicitement interdit est donc permis. La représentation physique des prophètes n'est pas stipulée comme haram dans le Coran. Elle n'est donc pas interdite.” Mohamed Sobhi Mansour relance un très vieux débat et règle, en même temps, un vieux compte avec l'université cairote qui l'a exclu. Il rappelle, en préambule à sa réflexion, la position de ses ex-confrères au sujet du film de Mustapha Al- Akkad, Errissala ( Le Message). Le regretté cinéaste syrien avait pris soin de choisir Hamza, l'oncle du Prophète, comme personnage central de son film. Malgré ce choix, les cheikhs d'Al-Azhar continuent, en effet, d'interdire la projection du Message en Egypte, affirme cet “azhari” remercié pour la hardiesse de ses idées. Ce qui pouvait lui arriver de mieux. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Des amis m'ont fait remarquer que j'avais omis de mentionner la fetwa sur la consommation de vins et spiritueux. J'ai imaginé la réaction de mes détracteurs qui aurait été sans doute la suivante : “Bien sûr, il n'a pas raté l'occasion. La fetwa sur l'alcool arrange les fans de Bacchus comme lui.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Là encore, je m'accuse d'autocensure mais, par les temps qui courent, parler du Messie fait partie des sujets qui fâchent. Je ne voudrais pas me risquer à mettre en péril la concorde nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Comme j'ai une frilosité très marquée vis-à-vis des copistes et des plagiaires, je me suis posé des questions. Il appartient à mes estimés confrères de l'hebdomadaire en question d'en juger. (4) Ailleurs, il aurait été traité comme Tourabi. Mais comme il n'a pas une armée de militants prêts à se battre pour lui, comme le dirigeant soudanais, il a opté pour la sécurité d'un pays démocratique et accueillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/24/article.php?sid=37484&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/24/article.php?sid=37484&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7398668759130415479?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7398668759130415479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7398668759130415479' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7398668759130415479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7398668759130415479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/tempte-dans-un-sablier-fig.html' title='Tempête dans un sablier figé'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8301683290530647497</id><published>2006-11-29T08:25:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:27:19.096-08:00</updated><title type='text'>Hassan Tourabi, le champion des femmes</title><content type='html'>Pauvre Hassan Tourabi ! Il a incarné pendant des décennies l'islamisme pur et dur. Tous les excités du monde, les apprentis prophètes de quartier ne juraient que par lui. Avec son ex-compère Omar Al-Bachir, il a veillé à l'application de la «Charia», c'est-à-dire son aspect pénal et répressif. En somme, de quoi réussir une bonne carrière de porteflamme (qui ne se brûle jamais) de l'islam politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hassan Tourabi avait les avantages de vedette de Ben Laden, dont il a été l'ami et le confident, sans avoir les Américains aux trousses ; si tant est qu'ils lui courent toujours après. Dans ce soudan où tout peut arriver, décidément, Hassan Tourabi a soudain rompu son silence pour secouer le cocotier et réveiller ses compagnons qui somnolaient sous ses branches. Qu'a-t-il fait pour faire sursauter un gotha islamiste en phase d'éveil, selon les théoriciens du déclin des civilisations ? Quand vous vous posez des questions sur l'origine de la fureur des théologiens décatis, ne vous cassez plus la tête, cherchez la femme ! Non, Tourabi n'a pas épousé Fella (1) ni donné sa bénédiction au mariage «Missiar», comme les théologiens saoudiens. Il a voulu simplement jouer les réformistes religieux dans un monde musulman où la réforme consiste à faire machine arrière. Lors d'une conférence organisée la semaine dernière à Khartoum, Tourabi a surpris son auditoire et l'aréopage des «savants» de l'Islam. Il a légitimé le mariage d'une femme musulmane avec un chrétien ou un juif. L'affirmation selon laquelle ce genre de mariage est un péché n'est que «paroles en l'air, idioties, illusions et tromperies», a-t-il affirmé devant un auditoire médusé. Ceux qui propagent de telles insanités ont pour seul objectif de ramener la femme en arrière, a-t-il asséné. Prenant à contre-courant les pratiques et les us vestimentaires imposés par le wahhabisme au reste du monde arabe et musulman, Tourabi a encore évoqué la question du hidjab. Selon lui, le hidjab est un élément vestimentaire, destiné à cacher la poitrine. «Le hidjab signifie le cloître et il a été imposé aux femmes du Prophète afin qu'elles ne soient pas vues par ses nombreux visiteurs», a-t-il souligné. Il a aussi critiqué l'obligation du tuteur pour une femme contractant mariage ainsi que la règle proclamant que deux témoignages féminins égalent un témoignage masculin. «La femme doit être l'égale de l'homme», a-t-il proclamé. Reprenant à son compte l'opinion de penseurs comme Mohamed Sobhi Mansour ou Djamel Al-Bana, le dirigeant soudanais a soutenu le droit de la femme à diriger la prière collective. «Si elle possède des compétences supérieures à celles de l'homme.» Ajoutons que cette conférence était organisée par le parti Al-Ouma de Hassan Tourabi. Elle a porté sur le «renforcement du rôle de la femme dans la fondation d'un pouvoir éclairé». Les journaux arabes ne précisent pas si des islamistes algériens étaient invités à cette conférence. Si c'est le cas, nos «représentants » n'en sont pas encore revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il l'a sans doute prévu, Hassan Tourabi a suscité des réactions indignées de la part de l'establishment wahhabite. Au Soudan même, Mohamed Abdelkrim, membre du conseil des théologiens soudanais, a traité Tourabi d'apostat. Il a annoncé mardi dernier qu'il avait intenté une action en justice contre Hassan Tourabi. Vendredi dernier, Youcef Karadhawi, envoyé spécial de la chaîne Al Jazira au Caire, a déclaré comme nulle la fetwa de Tourabi autorisant le mariage d'une musulmane avec un non-musulman. Le «cheikh» a noté qu'il ne fallait pas remettre en cause une interdiction vieille de quatorze siècles (!!!). Au passage, Karadhawi était au Caire pour y installer la section égyptienne de l'association internationale des théologiens musulmans dont il est le dirigeant suprême (2). C'est lors de cette installation qu'il a fustigé les propos de Hassan Tourabi qui créent une véritable lézarde dans la muraille islamiste. C'était en réponse aux interpellations d'une partie de l'assistance masculine composée, en majorité, de professeurs et d'étudiants azharis. Bien entendu, l'assemblée masculine, outrée par les nouvelles tendances féministes de Tourabi, n'a pas pipé mot au sujet de la dernière sortie des théologiens saoudites. En effet, le conseil théologique saoudien a adopté mercredi dernier une série de dispositions sur le mariage. Celles-ci légalisent désormais le mariage dit «zawadj al-missiar » (mariage-visite de courte durée), appelé aussi «zawadjal- mourour» (mariage-passager). Le «missiar», je vous en ai déjà parlé. Le mari est, en quelques sorte, visiteur chez son épouse ou au domicile de ses parents. Les Saoudiens ont introduit une distinction avec deux contrats différents : le premier implique que la femme se désiste de son droit au logement et à l'entretien. C'est elle qui reçoit le mari à son domicile où il peut la «visiter» à toute heure du jour ou de la nuit. Dans l'innovation saoudienne qui n'est pas «bidaâ» (hérésie) loin s'en faut, le contrat change. Il autorise l'heureux époux à «visiter» sa dulcinée au domicile de ses parents ou à la «rencontrer» en tout autre lieu. La seule surprise vient du fait que les théologiens saoudiens ont formellement interdit le traditionnel mariage «mutaâ», ou de jouissance, en usage chez les chiites. Ce qui est compréhensible dans le climat actuel des relations entre sunnites et chiites. Beaucoup moins de bruit et de fureur, là encore, pour les attaques contre les églises coptes à Alexandrie. Il est vrai que la version officielle a de quoi laisser pantois. La première réaction des autorités égyptiennes a été d'attribuer les attaques contre les quatre églises à Boumaârafi. Non ! Je délire. Il s'agit d'un déséquilibré mental qui aurait attaqué les quatre lieux de culte. De la vraie comédie surréaliste. Imaginez Ravaillac (3) se réveillant un matin, pris de fureur homicide, couvant de surcroît un don d'ubiquité et planifiant, de ce fait, quatre attaques simultanées en quatre endroits différents. La hiérarchie copte a donc protesté contre cette version absurde qui dédouane l'extrémisme islamiste, seul vrai responsable des attentats contre les coptes. Les coptes ne croient pas une seconde que les autorités égyptiennes puissent aller jusqu'à considérer les illuminés intégristes comme des déséquilibrés mentaux. Le problème est que le gouvernement d'Egypte ne veut pas ou ne peut pas contraindre la mouvance intégriste à renoncer à la violence. Ce gouvernement n'a même pas réagi lorsqu'un dirigeant des Frères musulmans a lancé son fameux «toz» à l'Egypte. Ce qui est une façon de briser son lien de citoyenneté avec un pays et de proclamer son allégeance au califat islamique mondial en construction. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) C'est juste une clause de style. Fella est trop belle et trop talentueuse pour être associée à un vieux bonze. Mais son prochain mariage fait l'actualité. L'élu de son cour est Omar Bachir, compositeur et luthiste irakien de renommée internationale. Il n'est autre que le frère du défunt et génial luthiste Mounir Bachir avec qui il a fait ses premiers pas dans la musique. Pour voir une Fella rayonnante de bonheur, voici la bonne adresse : http://www.elaph.com/Elaph Web/Music/2006/4/141905.htm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Karadhawi prochain «pape» de l'Islam ? Pourquoi pas ? Dans un monde arabe en plein marasme spirituel et intellectuel, il ne manque qu'un «pape» de ce calibre pour précipiter la déconfiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Ravaillac est le déséquilibré mental qui a assassiné Henri IV, premier roi protestant de France. C'est du moins l'histoire qui le dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/17/article.php?sid=37145&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/17/article.php?sid=37145&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8301683290530647497?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8301683290530647497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8301683290530647497' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8301683290530647497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8301683290530647497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/hassan-tourabi-le-champion-des-femmes.html' title='Hassan Tourabi, le champion des femmes'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-7602136563592527610</id><published>2006-11-29T08:22:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:24:46.254-08:00</updated><title type='text'>A la tienne ma patrie</title><content type='html'>L'un s'en est allé, l'autre est revenu. Le départ de l'un a suivi de près le retour de l'autre. Mohamed Al-Maghout, poète et dramaturge syrien nous a quittés lundi dernier. Il s'est éteint dans sa retraite de Damas où il vivait en reclus, se déplaçant en fauteuil roulant ou à l'aide d'une canne.&lt;br /&gt;Sans doute en raison de sa maladie et de son infirmité, il recevait rarement des journalistes ou encore quelques amis. Dans la Syrie des Assad, on ne garde pas beaucoup d'amis lorsqu'on est Maghout et qu'on a connu l'exil et la prison. Le poète qui est mort à 72 ans a surtout connu la notoriété dans le monde arabe grâce à ses pièces de théâtre et à ses scénarios relayés par la télévision. L'acteur et réalisateur syrien Doreïd Laham a transposé au cinéma deux de ses œuvres, Al- Houdoud (Les frontières) et Al- Taqrir (Le rapport). Toutefois, c'est incontestablement sa pièce Kassek ya watani (A la tienne, ma patrie!) qui est l'œuvre maîtresse de l'auteur aux yeux du monde arabe (1). Maintes fois jouée mais jamais éditée, la pièce écrite après la défaite (ou le revers) de 1967 était un pamphlet virulent contre les régimes et les divisions arabes. Lorsqu'elle a été présentée pour la première fois à Damas, dans les années soixante-dix, c'était en présence de Hafedh Al-Assad lui-même. Le dictateur ne devait pas se sentir trop concerné par les critiques virulentes contre l'inertie du monde arabe. Il estimait sans doute avoir apporté sa contribution à la libération de la Palestine en perdant le Golan et une partie notable de son armée. C'est d'ailleurs la lecture que suggérait fort habilement Mohamed Al-Maghout et c'est cette lecture qui justifiait, en partie, la présence de Hafedh Al-Assad à l'avant première. Toujours est-il qu'à la fin de la pièce, Assad est monté sur les planches pour féliciter Doreïd Laham et les autres interprètes. Le voyant venir vers lui pour le féliciter, Doreïd a tendu vers Assad ses deux bras, poignets en avant comme pour les offrir aux menottes. A ce moment-là, Al-Maghout était rentré en grâce et le président Assad lui avait promis de le laisser écrire tout ce qu'il voulait. "Mohamed Al-Maghout avait fraternisé avec la pauvreté et le dénuement. Il s'était résigné à l'errance et avait transformé son exil de Beyrouth en patrie aimée et itinérante(…). Il a pardonné à ses amis et à la faiblesse humaine partout dans le monde. Mais il n'a pas pardonné au destructeur qui a bafoué sa dignité, il n'a pas pardonné au geôlier. Il n'a pas pardonné à l'homme qui jette les poètes en prison comme on jette les chats affamés par la fenêtre (…). Il a transformé son emprisonnement en poèmes mais il n'a pas oublié l'humiliation. Il a toujours poursuivi son geôlier jusqu'à la mort. C'est ce policier qui l'a poussé à dire: "Un jour, je trahirai ma patrie." C'est l'écrivain et journaliste Samir Attalah qui rend cet hommage à Mohamed Al-Maghout dans le quotidien Al-Charq-Al- Awsat. Samir Attalah avait côtoyé le poète dans les colonnes du prestigieux et défunt hebdomadaire Al- Moustaqbal. Al-Maghout y écrivait une chronique sous l'intitulé Alice au pays des merveilles, satire sociale et politique savoureuse que seul Al-Moustaqbal (2) pouvait publier. Pour ne pas être en reste, l'autre quotidien saoudien de Londres Al-Hayat a publié une interview du poète, recueillie quelques jours avant sa mort. Il y parle de sa poésie qualifiée communément de "poésie de la tristesse" et qu'il résumait par ce credo: "Je suis un rideau sur le portail du chagrin." C'est sans doute l'influence de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud qu'il dit avoir lus dans des traductions arabes. Al-Maghout confirme dans cette interview post mortem qu'il ne connaît pas une seule langue étrangère. "D'ailleurs, je suis plutôt flemmard, je ne lis pas beaucoup". A propos de son impotence, il dit qu'il a "toujours maltraité son corps et que celui-ci se venge bien aujourd'hui". Lucide, il s'adapte à son fauteuil roulant et va même jusqu'à lui trouver des avantages. Ainsi, lorsqu'on l'interroge sur l'hymne national, il souligne qu'il ne l'a jamais écouté jusqu'au bout. "Ce qu'il y a de bien avec un fauteuil roulant, c'est qu'au moment de l'exécution de l'hymne national, les autres se mettent debout alors que moi je reste assis". Patriote sans l'être mortellement, Mohamed Al-Maghout avoue avoir été choqué par la défaite de 1967. "Je n'ai pas versé une seule larme après la défaite mais je pleure en écoutant une chanson de Abdelhalim Hafez ou Nadjat Essaghira". Chez Nizar Qabani, il aime le poète des élégies amoureuses, mais il n'apprécie pas les vers politiques. "Je suis un poète de résistance, mais je ne suis pas un poète des tribunes qui crie et vocifère. La poésie, c'est la résistance". Parlant de Gamal Abdenasser, il raconte qu'un jour une revue littéraire lui avait demandé d'écrire un article élogieux sur le président égyptien." J'ai refusé parce que je n'aimais pas Gamal Abdenasser. J'étais contre l'union égypto-syrienne qui a été une catastrophe pour nous. Je n'ai aimé Nasser qu'après sa mort. Lorsqu'il était vivant, j'ai écrit des articles contre lui dans Essada al-arabi (Liban)". Sur la censure, il affirme qu'il l'a toujours affrontée. "Aujourd'hui, le censeur est en moi", avoue-t-il. Vient alors la question que tout le monde pose aujourd'hui : "Etes-vous croyant ?". Al- Maghout répond (3) : "Bien sûr, je suis très croyant, mais je ne fais pas la prière. Je n'aime pas les rituels. Il me suffit d'écrire." Et il ajoute:" J'ai trois constantes: la liberté, le pain, l'amour." Interrogé enfin sur le temps qui passe, le poète lâche, désabusé: "Laissez-le passer et s'en aller tout seul." Le revenant de la semaine dernière, c'est l'historien égyptien Sayed Qimni. Après plus de neuf mois d'une gestation silencieuse, il s'est remis à l'écriture avec un texte critique à l'égard des "Frères musulmans". On se souvient que Sayed Qimni avait décidé de renoncer à écrire, que ce soit en Histoire ou en politique. Il avait reçu des menaces d'un groupe islamiste qui le sommait, sous peine de mort, de se repentir et de cesser d'écrire. La décision de Qimni d'obtempérer aux injonctions intégristes avait divisé les intellectuels arabes. Le voilà revenu avec la volonté déclarée d'apporter la contradiction aux tenants de l'Islam politique. Sayed Qimni, pour rappel, a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire de l'Islam et des conquêtes musulmanes. Dans cette contribution publiée par Middle East Transparency, Sayed Qimni évoque le nouveau langage des "Frères musulmans". Il leur dénie, en particulier, le droit de s'exprimer au nom de la société civile qu'ils ont toujours combattue et accusé d'apostasie. A moins, note-t-il, que les "Frères musulmans" aient décidé de donner à la société civile une définition autre que sa définition universelle. Rappelant les multiples trahisons et volte-face du mouvement intégriste, l'historien promet de répliquer du tac au tac à leurs mensonges et à leurs arguments de propagande. Ce qui nous promet de chaudes empoignades en perspective. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Légèrement réactualisée, cette pièce pourrait servir aujourd'hui d'épitaphe au sommet de Khartoum. Si un lecteur possède un enregistrement de cette pièce, je serais heureux de la revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Dans les années soixantedix, Al-Moustaqbal était la revue phare du monde arabe. Son directeur Nabil Khoury n'hésitait pas à monter au créneau, notamment contre Khaddafi. Ce dernier affirmait qu'un bon Arabe ne pouvait être que Musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Dans un tout autre contexte, l'universitaire Ali Bencheneb, recteur de l'académie de Reims, avait répondu à la même question : "ça ne vous regarde pas." Il est vrai que cela se passait en France. (4) http://www.metransparent. com/texts/sayyed_qimni_ brotherhood_in_democracy.h tm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/10/article.php?sid=36832&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/10/article.php?sid=36832&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-7602136563592527610?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/7602136563592527610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=7602136563592527610' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7602136563592527610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/7602136563592527610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/la-tienne-ma-patrie.html' title='A la tienne ma patrie'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8506785340961905115</id><published>2006-11-29T08:19:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:21:59.201-08:00</updated><title type='text'>Ces femmes qui osent encore</title><content type='html'>Il faudra bientôt faire un sort à l'idée répandue selon laquelle les Arabes agissent sans réfléchir. Les derniers évènements tendent à démentir la réputation d'impulsivité que les intéressés eux-mêmes s'acharnaient à entretenir. Prenez le sommet de Khartoum ! Plus de la moitié des chefs d'Etat et de souverains ont pris le temps de la réflexion avant de se précipiter au Soudan. Après quoi, ils ont choisi de s'abstenir.Résultat : un sommet écourté d'une journée au lieu des deux jours initialement programmés. Un sommet pour rien, dites-vous ? Ce n'est pas si évident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Arabie saoudite a déjà refusé d'organiser le prochain. Ils ne veulent pas courir le risque de voir débarquer l'encombrant Kadhafi et de voir ces assises tourner au dialogue à trois. Je vous laisse à vos supputations concernant l'identité du troisième. On peut dire, néanmoins, que les seuls qui prennent au sérieux la Ligue arabe, ce sont encore ceux qu'elle rétribue. Quant aux autres, ceux qui pensent trop ou qui cherchent à comprendre, comme le disaient nos libérateurs en 1962, ils s'attendent au pire, résignés ou non. La réaction la plus significative à la pantalonnade de Khartoum est celle du quotidien libanais Al-Nahar. Tirant le bilan de ces assises, le journal tire à boulets rouges sur les chefs d'Etat, donneurs de leçons. L'éditorialiste cible en particulier deux pays, le Soudan et l'Algérie. Il reproche aux présidents de ces deux pays leurs sermons nationalistes aux Libanais. A en croire le journal de Beyrouth, ces "conseils" se résumeraient à ceci : cesser de réclamer le départ du président Lahoud et la dissolution du Hezbollah. Or, il est de notoriété publique que Lahoud est l'homme des Syriens et que le Hezbollah est l'allié de Damas. Le Hezbollah et Bachar Al-Assad n'ont pas encore libéré la Palestine mais ils bloquent toute ouverture démocratique au nom de la lutte contre Israël. En fait, si les Libanais veulent se débarrasser de l'emprise de Damas et des milices du Hezbollah, ils devront attendre que ces derniers aient libéré tout le monde arabe, en attendant mieux. S'adressant à Bouteflika, Al-Nahar s'interroge : "Quand le président algérien tiendra-t-il les promesses qu'on lui prête de soutenir le Liban et le Hezbollah avec les millions de dollars de surplus des recettes pétrolières ? Quand enverra-t-il un armement lourd pour contribuer à la bataille pour la libération de la plaine de Shaba ?". Quant à Omar Al-Bachir, le président soudanais, Al-Nahar lui suggère de mettre fin aux tueries du Darfour avant de donner des conseils de nationalisme. En fait, ce que suggère le quotidien libanais en filigrane, c'est que les régimes arabes ne sont pas près d'accepter un Liban démocratique et, surtout, multiconfessionnel. Ce qu'ils veulent, c'est un Liban vitrine d'un monde arabe tel qu'il est réellement et non pas tel qu'il devrait être. Or, le Liban tel qu'il se veut, avec ses éditeurs, ses télévisions et ses journaux libres est tout sauf l'image d'un monde arabe de plus replié sur lui-même. Elles sont de plus en plus rares les voix qui parviennent encore à se faire entendre de ce ghetto culturel et spirituel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une d'elles est Taëf Al- Halladj, auteur d'un roman introuvable dans les librairies mais disponible à l'achat sur Internet, Al-Qirane al mouqadas ( L'union sacrée) (1). Ce roman, étiqueté comme libertin, narre la vie et les malheurs d'une jeune Saoudienne Leïla. Devenue veuve après seulement une année de mariage, elle erre de ville en ville et d'aventure en aventure. Selon le résumé disponible sur le Web, on la voit, notamment, aller à la rencontre d'une tenancière de maison de plaisirs. Et tout le monde sait que ces lieux de débauche n'existent pas dans les sociétés parfaites que sont les sociétés musulmanes. C'est cette hypocrisie que démonte, entre autres, ce livre paru depuis sept mois. Comme pour les caricatures, il a fallu donner du temps à la réflexion et au touillage. Ce n'est que la semaine dernière que le quotidien saoudien Al-Watan s'est intéressé à ce livre. Il le fallait bien, l'auteur, qui se cache, et pour cause, sous le pseudonyme de Taëf Al-Halladj, met à mal beaucoup de poncifs sur la société saoudienne. L'intérêt de l'article est qu'il révèle encore une fois la permanence de la chaîne du silence qui unit les velléités et les lâchetés intellectuelles arabes. Ce n'est qu'en réponse aux questions du quotidien saoudien que la maison d'édition égyptienne "Dar Layla" a courageusement démenti avoir publié ce roman. C'est pourtant son estampille qui figure sur le livre mis en vente sur le Web plusieurs semaines. Après ce démenti indigné, l'éditeur égyptien a affirmé qu'il allait attaquer en justice les auteurs de ce brûlot. Encore faut-il les trouver. Le seul à avoir apporté un semblant de réponse, c'est l'homme qui commercialise l'ouvrage, un Syrien établi à Bahrein. Tout ce qu'il a pu dire c'est que Taëf Al-Halladj est le pseudonyme d'une jeune femme de la bonne société saoudienne qui vit aux Etats-Unis.(2) En décembre dernier, une romancière, Raja Al-Sanii, saoudienne elle aussi, a provoqué la sensation avec son roman Banat Ryadh (Les filles de Riyad). Il a certes provoqué l'ire des bien-pensants et des théologiens mais c'est surtout à cause de son titre. Il renvoie, en effet, à la capitale de l'Arabie saoudite avec tous ses ors et ses cloîtres. Il n'y a pas de filles à Riyad, vous pensez bien. Cependant, un autre roman a fait plus de bruit. Ce roman, toujours saoudien et signé de son vrai auteur, Badria Al- Bachr, aurait été aperçu un temps sur les étals de certaines de nos librairies. Il s'agit de Zineb wal Askar" ( Zineb et les Militaires) qui relate la vie quotidienne d'une jeune fille de bonne famille. Il est sorti en janvier dernier. J'ai relevé sur le journal en ligne "Middle East Transparency " (http://www.metransparent.co m/) ce passage évocateur et truculent concernant une proche de la narratrice : "Mawdhi a des nerfs d'acier que je n'ai pas (…)Il fallait qu'elle introduise chez elle l'homme qu'elle aimait. Elle lui a demandé de mettre un "khimar" et une "abaya" noire et de faire comme s'il était une amie venue lui rendre visite. L'homme qu'elle aime est venu frapper à sa porte après avoir été accompagné par l'homme que j'aime. Sur la dernière marche de l'escalier menant à sa chambre, il a failli se prendre les pieds dans sa "abaya", tellement il était pressé d'arriver. Mawdhi a éclaté de rire et, d'en bas, sa mère lui a demandé ce qui se passait. Elle a répondu : "Rien du tout, maman, c'est ma copine qui a failli tomber." L'homme qu'elle aime s'est mis à l'aise et s'est allongé sur le lit. Il lui a demandé du thé. Comme la bonne ne répondait pas sur l'interphone, elle est descendue au rez-de-chaussée après avoir fermé de l'extérieur la porte à clé et laissé la clé sur la serrure. En se rendant à la cuisine, elle a vu sa mère qui regardait la télévision dans le salon. En remontant, elle a vu que la porte était ouverte. L'homme qu'elle aime lui dit que quelqu'un avait ouvert en son absence (…) Alors qu'elle s'interrogeait sur l'identité de la personne qui avait ouvert la porte, l'interphone a sonné. Mawdhy a décroché et elle a entendu sa mère lui dire d'une voix feutrée mais ferme : "Sors le de ta chambre sur-le-champ !". Ce n'est pas encore Leila Baalbaki mais il faut reconnaître que ces Saoudiennes osent en dépit du carcan qui pèse sur leurs épaules. Avec la Syrienne Wafa Sultan, ces dames ont encore de belles pages de contestation à remplir.A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) &lt;a href="http://www.neelwafurat.com"&gt;www.neelwafurat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) C'est à croire que tous les Arabes qui veulent s'exprimer librement et à contre-courant vivent aux Etats-Unis. C'est surtout pour ça qu'on n'aime pas l'Amérique et Bush n'est qu'un dérivatif momentané.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/03/article.php?sid=36519&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/03/article.php?sid=36519&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-8506785340961905115?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/8506785340961905115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=8506785340961905115' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8506785340961905115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/8506785340961905115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/ces-femmes-qui-osent-encore.html' title='Ces femmes qui osent encore'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-4109836871312997147</id><published>2006-11-29T08:17:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:19:22.790-08:00</updated><title type='text'>Des prières pour l'assassin</title><content type='html'>L'Amérique est devenue les Etats-Unis islamiques dirigés par Oussama Ben Laden. Le terrorisme a gagné mais il a remporté une victoire inattendue, celle des urnes. Avant de remporter une victoire électorale, les terroristes ont mené une grande offensive nucléaire contre les villes de New York et Washington. Ceci se passe en 2040 et Ben Laden a érigé le califat dans le nord et l'ouest du pays.&lt;br /&gt;Le sud traditionnel est toujours dirigé par une coalition judéo-chrétienne qui lutte pour ne pas se laisser absorber. Entre les deux régimes, il y a une guerre sournoise et non déclarée comme au beau temps du "Containment". C'est dans cette Amérique qui a basculé du fondamentalisme chrétien à l'intégrisme islamiste que se déroule l'action du roman de Robert Fregnew Des prières pour l'assassin. L'hebdomadaire égyptien Rose- Al-Youssef nous fait découvrir ce livre paru le mois dernier et qui est en passe de devenir un best-seller. L'artisan de ce bouleversement que Bush ne pouvait imaginer, c'est évidemment Ben Laden qui dirige ce nouvel Etats Unis à partir de Seattle. Il a imposé la Charia et le port du "khimar" pour les femmes. La bannière étoilée a vécu mais les étoiles sont restées, enfermées à l'intérieur d'un croissant de lune. A Seattle, on a construit un grand stade "Khoméiny" pour abriter les rencontres de football américain. La bière y est naturellement interdite. Elle a été remplacée par le "Djihad- Cola". Les matchs s'arrêtent lors des appels à la prière et tout le monde se précipite vers les mosquées. Ces édifices aux minarets surélevés et truffés de hauts-parleurs poussent comme des champions. Un corps spécialisé, baptisé "police islamique" et très persuasif, est chargé d"y pousser les récalcitrants cinq fois par jour. De la pure fiction romanesque, bien sûr. Autour de cette Amérique redessinée par "Al-Qaïda", le monde aussi a changé. La majorité écrasante des puissances de la vieille Europe a opté pour la République islamique. La Chine, décidément inconvertible, est restée une dictature de gauche hérétique. Dans ce décor de rêve pour "salafistes" aux idées noires, il fallait une intrigue, de l'action et de l'amour. L'auteur, issu d'un milieu familial très conservateur, a mis tous ces ingrédients, garants du succès. L'héroïne Sarah part en quête de vérité et pour démasquer les visées du "Vieux sage", une espèce de Hassan Sabbagh passé ayatollah. Il est inspiré par le personnage du "Mehdi attendu", cher aux adeptes du "chiisme". Ce guide n'est autre que celui qui a conduit les attaques nucléaires contre New York et Washington. C'est lui qui s'est juré de détruire l'Etat d'Israël et qui utilise Ben Laden comme paravent. Le "Vieux sage", en bon musulman éradicateur, décide de se débarrasser de Sarah. Il lui envoie le plus doué de ses tueurs à gages, un certain Darwin. Contrairement à son illustre homonyme, il est partisan de stopper net l'évolution des espèces comme celle de Sarah. Cette dernière trouve, heureusement, l'appui et l'amour de Rakim, son ami d'enfance qui s'est converti à l'Islam. Robert Fregnew explique qu'il a pensé à écrire ce roman au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre New York. Comme il a été journaliste, il a parsemé son livre de faits d'actualité pour lui conférer plus de réalisme. Il souligne, au passage, que l'éventualité d'une conversion massive des Américains à l'Islam, comme dans son roman, n'est pas insensée, contrairement à l'opinion répandue. Selon la formule désormais consacrée, l'écrivain se défend contre toute accusation de porter atteinte à la religion musulmane. En attendant, les attaques les plus virulentes contre son livre sont venues des milieux fondamentalistes chrétiens. Ils l'accusent d'être par trop tolérant avec le terrorisme. Au-delà du sujet et de la trame du roman, il faut tirer un coup de chapeau au sens du marketing de l'éditeur, note toutefois Rose-Al- Youssef. Pour faire vendre le roman, il a créé un site Internet qui traite des évènements de 2036 aux Etats-Unis (1). On y apprend ainsi que le 27 mars 2036 la "moto islamique" d'une puissance de 1505 chevaux a roulé pour la première fois dans les rues. Ce prodige est le résultat d'une année d'efforts déployés par la société "Général Motors". Les Etats-Unis islamiques se sont refusés, en effet, à acheter des voitures fabriquées en Chine. Le président Ben Laden a affirmé que la Chine était un Etat hérétique. Il a incité à acquérir la "moto islamique" qui sera vendue avec facilités de paiement, impliquant le versement de 35 cents par an. Sur le portail consacré à l'actualité dans le monde, on apprend en date du 9 mars 2036 que le bateau transportant des fuyards juifs à son bord navigue toujours en mer à la recherche d'un port d'accueil. Ce bateau Le David parcourt les mers et les océans depuis 2015, l'année de la "Grande trahison sioniste". En date du 5 janvier 2036, on annonce, d'autre part, que l'Australie a proposé d'offrir un foyer aux Juifs dans le territoire de Tasmanie. Dans la partie du site réservée aux questions de la foi, et à la date du 29 février 2036, un texte affirme que les Noirs sont les seuls vrais musulmans. Les propos sont de Julien Larnez, l'imam de la mosquée africaine pour les Noirs. Il souligne que la raison principale qui fait des Noirs les seuls vrais musulmans, c'est parce qu'ils n'ont jamais détenu durablement le pouvoir et qu'ils n'ont pas profité du travail des autres. Aujourd'hui, dit-il, les Noirs vont arriver au pouvoir parce qu'ils possèdent les armes nécessaires pour y accéder. Sur les pages du 5 janvier de la même année, consacrées au sport, on peut lire que le seul sport autorisé, avec musique, est "l'aérobic islamique". La pratique de ce sport est en plein essor depuis qu'une première salle a été créée pour cette discipline à Los Angeles. Il y a aussi beaucoup de publicités pour le "Djihad-Cola" et pour les tissus destinés aux tchadors et aux khimars. Enfin, le must de ce site, des formulaires de candidature aux élections pour la présidence des Etats- Unis islamiques. Je suppose que l'écrivain américain a dû ajouter sur la deuxième de couverture de son livre cet avertissement :"Toute ressemblance avec des personnages existants, etc. Ce qui serait une précaution tout à fait inutile au vu de la réalité actuelle. La réalité, c'est celle de l'Afghan Abderrahmane, condamné à mort pour s'être converti au christianisme. Une campagne a été lancée en Occident pour lui épargner l'exécution. Le néo-chrétien a été dénoncé par ses proches pour qui la délation, en pareil cas, et plus qu'un devoir religieux, un sacerdoce. Abderrahmane que les journaux montrent avec le corps du délit, un exemplaire des Evangiles (2), peut encore sauver sa tête s'il accepte de se reconvertir à l'Islam. Parole de théologien ! L'autre condamné afghan dont on ne parle guère ne s'est converti qu'à une seule religion, celle des droits de l'homme, ou plutôt des droits de la femme. Ali Mohaqeq Nessab, journaliste, a été emprisonné pour apostasie. Une fetwa demandant son exécution a été transmise aux autorités afghanes. Motif: il a affirmé que la femme devait être l'égale de l'homme. Ce qui est une offense à l'Islam du point de vue des inquisiteurs afghans. Attention ! Je dis bien que c'est Ali Mohaqeq Nessab qui a écrit que la femme devait être l'égale de l'homme. Pas de conclusions hâtives!A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) &lt;a href="http://www.republicworldnews.com"&gt;www.republicworldnews.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Attention aux détenteursd'ouvrages religieux autres que ceux autorisés.Des voisins malveillants peuventvous convertir à votre insu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/27/article.php?sid=36202&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/27/article.php?sid=36202&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-4109836871312997147?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/4109836871312997147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=4109836871312997147' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4109836871312997147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/4109836871312997147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/des-prires-pour-lassassin.html' title='Des prières pour l&apos;assassin'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-5588689612582549154</id><published>2006-11-29T08:15:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:17:32.484-08:00</updated><title type='text'>La tentation du jardin du diable</title><content type='html'>La chronique de la semaine dernière a suscité de nombreuses réactions. Celles-ci, une fois n'est pas coutume, tranchent avec les imprécations et les excommunications que je reçois sur ma boîte e-mail. Les musulmans, mes frères, auraient-ils changé au point de réfléchir avant d'accuser, de juger avant de condamner ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que la grosse majorité des questions tourne autour de la personnalité de Djamel Al-Bana.&lt;br /&gt;Plutôt que de conclure à l'effet magnétique de la seule parenté de Djamel avec Hassan Al-Bana, je préfère croire à l'éveil de la curiosité pour ses idées. Le penseur égyptien, aujourd'hui âgé de 85 ans, est un personnage atypique dans le monde arabo-musulman. Il ne pense pas comme le voudraient ses contemporains et il ne parle pas comme ils souhaiteraient l'entendre. Djamel Al-Bana abat toutes les cloisons et fait fi de tous les tabous lorsqu'il disserte sur la religion. Profondément croyant mais se défiant de l'Islam des apparences, il est l'un des rares penseurs musulmans à se libérer du carcan des théologiens. Comme beaucoup de ses semblables, le frère cadet de Hassan Al-Bana mène un combat qui semble inégal. Comparé à un Karadhawi, solidement adossé aux pétrodollars et à un réseau de chaînes satellitaires, il restera sans doute pour l'histoire un illustre incompris. Il y a, en effet, chez ce non-conformiste une volonté délibérée de défier, de provoquer la polémique. C'est une recette éprouvée en Europe où les novateurs ont fini par avoir le dernier mot. Dans un monde arabe marqué du sceau de la malédiction pour les novateurs, toute idée à contre-courant est une offense à la communauté des croyants. Dans ce contexte bien particulier, Djamel Al-Bana a donc commencé par "offenser" son frère en refusant de s'enrôler (1) dans le mouvement des "Frères musulmans". En 1946, il a créé le "Parti de l'action nationale et sociale". Arrêté par la police alors qu'il distribuait des tracts de sa formation, il a été libéré sur l'intervention de son frère Hassan. Ce dernier le fit appeler et le sermonna en ces termes : "Tu te donnes de la peine pour travailler un terrain stérile avec un parti chétif et pauvre qui ne réunit que quelques jeunes et des ouvriers. Alors que chez les "Frères", il y a des jardins pleins de fruits qui ne demandent qu'à être ramassés et protégés." Rejetant la tentation du jardin du diable, Djamel dit à son frère : "Les arbres des "Frères" donnent des fruits que je n'aime pas." Loin de se mettre en colère, Hassan lui conseilla alors de changer l'appellation de son parti. "Transforme-le en association, ainsi tu éviteras la confrontation avec le gouvernement alors que tu es dans ta première jeunesse", lui dit-il. Quoiqu'il soit aujourd'hui en conflit permanent avec le mouvement des "Frères musulmans, Djamel Al-Bana voue une admiration sans bornes à Hassan, son aîné de quatorze ans. Il considère que s'il avait vécu assez longtemps, il aurait donné une autre impulsion au mouvement. Le fondateur des "Frères musulmans" était un libéral, estime son frère cadet. "Il est né et a vécu dans la période libérale de l'Egypte. C'est un enfant de la Révolution de 1919". Pour lui, la chance de la famille Al-Bana (2) est de n'avoir jamais mis les pieds à Al-Azhar. Si Hassan Al-Bana avait été "azhari", il aurait été archaïque et n'aurait pas professé certaines idées avancées pour l'époque. "Ni mon père ni mon frère ni moi-même n'avons foulé les tapis d'Al-Azhar, Dieu merci !", aime-t-il à répéter. Son père, très pieux et féru de "hanbalisme", avait une immense bibliothèque où voisinaient aussi bien les livres religieux que la poésie et la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un recoin de la bibliothèque que Djamel affectionnait, le père collectionnait les feuilletons policiers ou romanesques qu'il découpait soigneusement dans Al-Ahram. Outre une publication du Wafd, on trouvait dans cette bibliothèque un journal intitulé Al- Amal (l'espoir) que publiait une jeune femme du nom de Mounira Thabet. C'est Mounira Thabet qui, dès 1920, a revendiqué le droit pour la femme à participer à la vie politique. C'était bien avant que les associations féminines ne militent, dans les années trente, pour l'accès des femmes à l'école et pour la mixité au travail. En ce qui concerne l'attitude de son frère sur la question des femmes, Djamel Al-Bana ne la défend pas mais tente de la justifier. "C'est un sujet très sensible, dit-il. Mon frère était favorable aux droits de la femme mais s'il avait posé ce problème là à son époque, il aurait été rejeté. Même le Prophète n'a pas interdit le vin en une seule fois mais il a procédé par étapes. Hassan Al-Bana se devait de ne pas être maximaliste vis-à-vis des masses même s'il ne pensait pas comme elles". Et pour bien montrer que son frère savait évoluer avec son temps, il rappelle que Hassan Al- Bana a fondé son mouvement en 1928 à Ismaïlia, en tant que confrérie soufie. "En vingt ans, le mouvement est passé du soufisme à la revendication de l'Islam comme système politique". A ceux qui assimilent abusivement la laïcité à la mécréance, il rappelle que la laïcité en Europe a été une réaction à la dictature de l'Eglise."Or, souligne- t-il, il n'y a pas d'Eglise en Islam et il n'y a pas d'hostilité entre la laïcité et l'Islam. La laïcité n'est pas contre la religion." De la même manière, il fait un sort au slogan des "Frères musulmans" sur l'Islam et l'Etat. "L'Islam est une religion et une communauté, affirme-t-il. Ce n'est pas une religion et un Etat. L'Etat de Médine établi par le Prophète a été une exception, à la fois positive et négative (…). Je dis aux tenants de l'Etat islamique : "Donnez-moi un Etat dirigé par un Prophète et je lui ferais allégeance". Donc, il n'y a pas de commune mesure avec l'Etat du Prophète et sa revendication ne fait pas partie de la foi." "C'est pour cela que la voie salutaire est celle de la séparation de la religion et de l'Etat, prône Djamel Al-Bana. C'est pour ça que j'ai suggéré d'enlever de la Constitution (égyptienne) l'article qui stipule que l'Islam est la religion de l'Etat. Pourquoi ? Parce que fondamentalement l'Etat ne peut rien offrir à l'Islam. En revanche, cet article peut être exploité par des fous pour commettre des actes réprouvés par l'Islam. Sans compter que cet article peut heurter la sensibilité de nos frères coptes. Ces derniers doivent avoir le sentiment que cet Etat est aussi le leur." Voici, enfin, comment Djamel Al-Bana voit le monde musulman aujourd'hui : "L'Islam que pratiquent aujourd'hui les musulmans n'est pas l'Islam de Dieu et du Prophète mais celui des théologiens. Aujourd'hui, les gens ne font pas travailler leur esprit mais s'en remettent aux explications des exégètes plutôt qu'au texte sacré lui-même. Ils ne cherchent pas à s'assurer de la véracité d'un "Hadith" mais l'acceptent tel quel. C'est l'Islam des théologiens qui reflète les préoccupations de leur époque et non pas celles de la nôtre (…) Toutes les "fetwas" des imams sont un obstacle à la modernisation de la pensée islamique", ajoute le cadet des Al-Bana. Ce sera ma conclusion. A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Ce qui est impensable dans des pays où des partis se réduisent souvent à une cellule familiale et ont pour idéologie suprême la solidarité de clan. Par exemple: combien croyez-vous qu'il y a de laïcs dans la famille de Ali Benhadj ? Aucun, selon moi, mais si, par bonheur, il y a un Benhadj laïque, qu'il continue à se dissimuler, la "taqia" est de mise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) L'un des frères de Djamel Al-Bana a été un compositeur célèbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/20/article.php?sid=35875&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/20/article.php?sid=35875&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-5588689612582549154?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/5588689612582549154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=5588689612582549154' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/5588689612582549154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/5588689612582549154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/la-tentation-du-jardin-du-diable.html' title='La tentation du jardin du diable'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-6947219253566502345</id><published>2006-11-29T08:12:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:15:10.953-08:00</updated><title type='text'>Si tu vois une oie évanouie</title><content type='html'>C'est à peine croyable ! Ce qui n'était qu'un exercice d'autodérision, des élucubrations de chroniqueur, est devenu une réalité. Depuis la sortie de cheb Mami, improvisé premier personnage de l'Etat livré à la providence, on n'a pas fait mieux. Souvenez-vous ! La semaine dernière, je vous parlais de la foucade d'un confrère égyptien, Khaled Mountassar.&lt;br /&gt;Ce dernier suggérait que le chanteur Chabane Abderrahim, Monsieur Moi je n'aime pas, fasse un tube contre la grippe aviaire. En lançant cette idée un peu folle, il brocardait simplement l'artiste qui fait refrains de tout. Khaled Mountassar doit se sentir dans l'attitude de l'arroseur arrosé. Qu'il ait lu la chronique de Mountassar ou pas, un député égyptien a repris la balle au bond. Il a proposé en séance parlementaire de faire appel au chanteur le plus populaire du moment. Aussitôt dit, aussitôt fait : les autorités égyptiennes ont demandé à Chabane Abderrahim de faire une chanson pour appuyer la lutte contre la grippe du poulet. Je précise tout de suite qu'il ne s'agit pas pour l'omniprésent chanteur de jouer les épouvantails. Il n'aura pas à faire peur aux volatiles migrants pour les éloigner des bords du Nil. Quoique, de ce côté-là, il soit physiquement doué pour terroriser les moineaux et les hirondelles (1). Non ! Il s'agira simplement pour Chabane Abderrahim de sensibiliser les masses au danger du virus. Il sera une espèce de “Hadj Tamiflu” avant la lettre. Il apprendra au peuple comment se prémunir contre la grippe aviaire avec le même entrain et la même conviction qu'il en a manifestés pour lui faire aimer les Danois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le magazine Elaph nous livre en exclusivité des extraits de cette nouvelle chanson dont le clip est déjà en chantier. En voici un passage: Si tu vois une oie évanouie, méfie-toi ! Prends le téléphone et avertis (les autorités) ! Suivent les autres recommandations concernant les canards, les pigeons, etc. Ce qu'il y a de bien en Egypte, c'est que la moindre atteinte au pays devient une cause nationale. Ce n'est pas au Caire que vous entendrez des “Vive Zarkaoui” à la gloire de l'assassin de l'ambassadeur d'Egypte en Irak. De leur côté, les Frères musulmans d'Egypte ne pouvaient rester dans l'expectative. Entre pédagogie et démagogie, les députés du mouvement ont mangé du poulet sur le parvis du Parlement. Bien sûr, les caméras des télévisions satellitaires arabes étaient là par hasard. Pour bien montrer les limites de l'union sacrée, les élus du parti au pouvoir n'ont pas participé à la fête. Toutefois, et au lendemain de cette démonstration, le gouvernement a indiqué incidemment qu'après le Conseil des ministres, les participants ont déjeuné avec du poulet. C'est l'écrivain Youssef Al-Qaid qui nous l'apprend dans le quotidien du Qatar Al-Raya. Il affirme également que le poulet a désormais un parti en Egypte. Lors d'une manifestation d'éleveurs de volailles au Caire, l'un des manifestants, interrogé sur la nature du mouvement, a répondu : “Nous sommes le parti du poulet.” Le problème est tellement sérieux qu'il a éclipsé le drame du ferry égyptien qui a coulé il y a quelques semaines en mer rouge, note encore l'écrivain. “Cependant, croit savoir Youssef Al-Qaid, la grippe aviaire se transmet aussi rapidement par le porc. Or, précise-t-il, ce sont les coptes les plus pauvres qui pratiquent cet élevage, souvent sur des décharges publiques à la périphérie des grandes villes. Ce problème, personne n'en parle. Il est très sensible car il soulève l'épineuse question de la relation entre la majorité musulmane et la minorité copte”, nous dit l'écrivain. Autrement dit, les autorités craindraient d'imposer aux coptes des mesures de santé publique qui concernent tous les Egyptiens. Si je comprends bien le raisonnement, on peut attaquer des coptes lorsqu'ils veulent agrandir leurs lieux de culte, en tuer quelques-uns à l'occasion mais gare à leurs cochons ! Ainsi, par une curieuse et très conjoncturelle approche de la tolérance, les autorités égyptiennes hésiteraient à heurter les traditions des coptes ou à léser leurs intérêts. C'est à croire que la raison s'efface systématiquement dès qu'il s'agit de religions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple : le cheikh de la chaîne Al-Jazira, Karadhawi. Le cheikh préféré de nos oies blanches est confronté à un défi intolérable, celui du téléprêcheur Omar Khaled. Ce dernier a bravé l'interdit du maître et a organisé la semaine dernière une conférence à Copenhague pour y faire connaître le vrai visage de l'Islam. Karadhawi ne tire pas à boulets rouges sur Khaled parce qu'il prétend représenter l'Islam réel. Ce n'est pas son problème et il sait pertinemment que le maître et l'élève sont loin d'être l'image d'un Islam rayonnant et humaniste. Omar Khaled a tout simplement désobéi à une fetwa de Karadhawi ordonnant le boycott de tout ce qui est danois. Il a organisé sa conférence, y a fait de beaux discours et a versé les larmes d'usage. La télévision était là aussi et ce n'est pas par hasard. Du coup, Omar Khaled est traité de tous les noms, sauf celui d'apostat réservé exclusivement aux musulmans qui ne sont pas d'accord. Le qualificatif qui revient le plus souvent est “opportuniste”. Or, si l'opportunisme a toujours le même sens, Karadhawi et Khaled en sont les dignes représentants. Ils sont dans le camp fondé jadis par Muawiya. C'est le camp où le réalisme politique et les intérêts de caste l'emportent sur toutes les considérations religieuses ou morales. A contre-courant de cet islam dominant et politiquement correct, se trouvent heureusement des résistants comme Djamal Al- Bana, le frère cadet de Hassan Al-Bana, fondateur du mouvement des Frères musulmans. Dans une interview à Al- Arabia.net, Djamal Al-Bana, musulman et théologien éclairé, revient sur la question du hidjab. Il affirme qu'il n'y a rien dans l'Islam qui étaye son obligation. “Le hidjab, dit-il, a été imposé à l'Islam. Ce n'est pas l'Islam qui l'a imposé.” (2). Et il ajoute : “Les cheveux de la femmes ne sont pas une partie honteuse. Elle peut accomplir sa prière individuelle tête nue.” Djamal Al- Bana cite alors un Hadith authentique selon lequel les hommes et les femmes faisaient leurs ablutions dans le même bassin à l'époque du Prophète. “Cette pratique a persisté du vivant du Prophète et a survécu jusqu'au califat de Omar qui l'a supprimée”, précise-t-il avant d'ajouter : “Ce sont les sociétés masculines qui ont imposé ce regard sur la femme. La mixité est une nécessité même si elle donne lieu à des fautes. Ce n'est pas parce qu'une personne a été heurtée par une voiture qu'il faut interdire la rue aux piétons.” Le plus jeune frère de Hassan Al-Bana qui se dit “coraniste”, c'est-à-dire partisan du retour au seul Coran, comme source théologique, va encore plus loin. Il affirme qu'une femme a le droit de conduire la prière si elle en a les capacités.” “Si elle est plus savante que l'homme, c'est à elle de diriger la prière collective”, ajoute-t-il. Mon commentaire : ma tinsistich, Si Djamal, hadi ma texistich.(3) , A. H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Dommage qu'il ne soit pas possible de vous montrer ici une photo du personnage. Ça vaut le détour. Pour ceux qui veulent le frisson de la peur, voici l’adresse : http//www.elaph.com/ElaphWeb/ Music/2006/3/132842.htm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Le président Bouteflika a raison: le hidjab ne fait pas partie de nos traditions, le “hayek mrama”, si. Vous voyez la première représentante de l'Algérie indépendante à l'Onu monter à la tribune en “hayek mrama” ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Il parait que "ma tinsistich" (n'insiste pas) et "ma texistich" (ça n'existe pas) sont de graves déviations de notre langage quotidien. Je pense, pour ma part, que ces deux néologismes sont tout à fait conformes aux canons du moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir d'Algérie Ahmed Alli &lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/13/article.php?sid=35552&amp;cid=8"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/13/article.php?sid=35552&amp;amp;cid=8&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4546358901709430863-6947219253566502345?l=unpenseurlibredelislam.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/feeds/6947219253566502345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4546358901709430863&amp;postID=6947219253566502345' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6947219253566502345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4546358901709430863/posts/default/6947219253566502345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unpenseurlibredelislam.blogspot.com/2006/11/si-tu-vois-une-oie-vanouie.html' title='Si tu vois une oie évanouie'/><author><name>Ibn al rawandi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01731906369670030106</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4546358901709430863.post-8543843720939482659</id><published>2006-11-29T08:07:00.000-08:00</published><updated>2006-11-29T08:10:35.251-08:00</updated><title type='text'>Casser le miroir ou changer l'image</title><content type='html'>Nancy Agram a trouvé le moyen de faire fondre les dernières réticences égyptiennes à son égard. Elle chante: Je suis un Egyptien, nouvel hymne à la gloire du pays des pharaons. Nationalisme, quand tu ronronnes sous les caresses ! Nancy aurait pensé à dire : “Je suis une Egyptienne” pour le 8 mars mais le nationalisme est masculin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce plan, Chabane Abderrahim est actuellement le chanteur le plus populaire d'Egypte.Physiquement, il ressemble à un pirate repenti qui a longtemps bourlingué et amassé du butin. On peut deviner, à voir les cicatrices de son visage, qu'il a reçu et, sans doute, donné des coups. Son allure générale est celle d'un trabendiste prospère comme l'attestent les lourds bijoux qu'il porte au cou et aux mains. Ce n'est pas là le portrait d'un chanteur mais Chabane Abderrahim chante pourtant. Avec lui, tout commence, ou finit, avec des chansons. A-t-il du talent? Il est évident qu'il ne sera jamais un “rossignol brun”. En fait, il parle plus qu'il ne chante et sa musique ne devra jamais rien à Baligh Hamdi. Chabane Abderrahim est un chanteur d'occasions. Entendez par là qu'il lance des tubes à succès populaire garanti pour marquer de grands évènements. N'étant ni un poète de cour, ni un poète tout court, il se borne à chanter comme il se doit. Et il chante juste puisque ses cassettes et ses vidéos clips rivalisent avec les prêches du sémillant Omar Khaled. Chabane Abderrahim bâtit ses succès sur une seule alternative : il aime ou il n'aime pas. Il a fait un tabac avec son titre Moi, je hais Israël ! On aurait adhéré s'il ne disait pas en même temps qu'il aimait Amr Moussa, le visage imperturbable de la Ligue arabe. Le chroniqueur égyptien Khaled Mountassar propose au chanteur cette nouvelle chanson Moi, je hais la grippe aviaire ! C'est ainsi, pense-t-il, qu'on pourrait faire de ce drôle d'oiseau l'arme fatale contre la maladie des volatiles. L'idée est tentante quoique l'issue soit incertaine. Certes, il n'a pas réussi, avec sa déclaration de haine, à détruire Israël ni à doper la Ligue arabe. Mais, sait-on jamais ? Peut-être qu'une telle chanson relayée par les minarets pourrait persuader les migrateurs de passer au large ? Tant qu'à faire, on aurait pu lui demander de proclamer sa haine des Soudanais. Ce qui aurait sans doute évité la “bousculade” de La Mecque, fatale à des dizaines de Soudanais. Chabane Abderrahim lance actuellement une compilation de ses œuvres intitulée Je n'ai pas peur du gouvernement. Ce qui dénote un changement de terminologie même si, dans tous les cas d'espèce, le problème est d'être aimé ou non du gouvernement. Chabane, en l'occurrence, ne dérange pas le gouvernement comme l'ont fait Fouad Negm 
